dimanche 30 septembre 2012

Veille politique en Tunisie

Veille politique d'Ennahda

Je sait bien que la veille politique est une notion abstraite dans les principaux partis politique en Tunisie, mais chez moi elle est toujours en eveil pour la simple raison que je m’intéresse aux sujets. Je suis bien au courant que les partis politique tunisien ne font pas de veille en politique et ni de rapport de synthèse de ce qui est publié dans les médias sur les uns et les autres. Mais toujours est t-il que en fesant une veille strategique sur le sujet ont tombe toujours sur des pepites qui font rigolé en voyant la foto de Abdelfattah Mourou.

Il serais grand temps que la veille soit pris en compte par tout les partis politique, nous sommes en 2012. Reveillé vous et professionnalisé le sujet en recrutant des jeunes issus des université ! Ou sont les autres partis politique, ont voit bien que ni Nida Tounes, Ni le PDP, ni le parti republicain n'ont une strategie de conquete face a Ennahda ! Grave lacune que de parlé dans le vide chez les pseudo politicien d'aujourd'hui. Une guerre ce gagne sur plusieurs front, médiatique, intellectuel, stratégie, économique, SI ..



Une image qui en dit long sur le vide politique chez les principaux concurrent d'Ennahda sur la scène politique !
Le sujet du debat c'est le FOND DU COEUR, apparemment chez Ennahda ils ont de l'humour lol

lundi 24 septembre 2012

L'intelligence économique et les entreprises tunisienne

Débat sur l'intelligence économique en Tunisie

Le centre des jeunes dirigeant d'entreprise de l'Utica ma invité a participé dans le prestigieux hotel Concorde au lac de Tunis a un debat sur l'intelligence economique en Tunisie.
Je ne sait pas qui sera présent au rendez-vous, mais j'ai quelque nom dans ma tête. Ca sera avec le sourire et l’enthousiasme que je viendrais participer au débat. Je ferais un résumé ecrit le week-end prochain de la rencontre pour vous tenir informé et un podcast.
Le lieu et l'heure du rdv :





Le Centre des Jeunes Dirigeants d’Entreprise organise, le jeudi 27 septembre 2012, un déjeuner débat à l’hôtel Concorde Les Berges du Lac de 13h à 15h ayant pour thème :
 
 l’intelligence Economique
 
L’objectif de cette manifestation étant de dresser un état des lieux de l’intelligence économique en Tunisie, et ce, dans le but de définir les étapes requises pour la mise en place de cette démarche au sein des entreprises tunisiennes faisant face aux multiples changements de son environnement.
 
A cet effet et compte tenu de l’importance de cette thématique, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir accepter de nous honorer de votre présence à cette rencontre afin de débattre ensemble des attentes des jeunes dirigeants par rapport à la relance de notre économie.
 
Dans l’attente, je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de ma plus haute considération.
 
 

jeudi 20 septembre 2012

La contrefaçon en Tunisie

La contrefaçon en Tunisie chez Promogro






 L'autre jour et comme tout les dimanche après midi, j'aime bien aller a mon magasin habituel Promogro. Et depuis des années donc ont y vend des produits contrefait en totale impunité, ont peut donc trouvé des copie de mauvaise qualité de:

Des films
Des series
Des cd de musique
Des coffrets dvd
Des dessins animés

J'ai immortalisé cela par une vidéo tellement c'est incroyable. Absolument tout et n'importe quoi dans le domainde de la contrefaçon, mais venant de la part d'une chaine de magasin ça ma parut incroyable ! Je pensait que la contrefacon etait illegale dans le monde entier, mais apparemment pas en Tunisie ! A mon avis les lois n'existe plus depuis longtemps ...


Des association de lutte virtuel dans la contrefaçon

Ce qui manque en Tunisie c'est une strategie de lutte contre la contrefacon et des ressources humaines. En fesant un petit tours sur le web je remarque qu'il existe 3 association principale dont:

ODC
- bidounta9lid : Ce conseil regroupe les représentants des ministères, des entreprises, des structures professionnelles et de l'organisation de défense du consommateur

Cabinet Faleh et Laribi: Cabinet d'avocat dans le droit de la propriété intellectuelle 

Association Tunisienne de Lutte Contre la Contrefaçon : Centre de jeune dirigeant de l'UTICA


Mais apparemment elle ne font rien du tout, il n'existe aucune publication de leurs bilan. Je pense donc que ce sont des coquilles vide avec rien dedans. Ont a même des avocats et des juristes qui sont dans les associations, quel est leurs bilan ? Quel sont leurs moyens ? Comment lutte-elles sur le terrain ? ont elle des contact avec la police ? Avec qui travailles t'elle ? Pour la plupart des associations bidon de lutte contre la contrefaçon elle n'ont jamais mené aucune enquêtes.

Je relève en cet période de trouble en Tunisie, que  le secteur informel se développe de plus en plus au vu et au su des autorités et que le marché parallèle ronge l’économie et plusieurs secteurs d’activité grace a la complicité de la douane et des opportuniste qui finance la contrefaçon sur le territoire.

La semaine prochaine je pars a Tunis visité un centre commercial, je serais bien étonné de voir ce que je peux trouvé..

dimanche 9 septembre 2012

L’entreprise doit se mettre à l’heure des réseaux sociaux !

Facebook, Twitter... Intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d'entreprise


Un milliard et demi d'internautes sont connectés sur les réseaux sociaux... Une réalité que les entreprises doivent impérativement prendre en compte, car il s'agit là d'un puissant vecteur de communication, de collaboration et de création de valeur. Si Facebook et Twitter sont devenus relativement centraux, de nouveaux acteurs comme Google+, Foursquare ou Pinterest se font aussi leur place.

Pour mieux appréhender ce phénomène, l'éditeur Pearson propose la deuxième édition de l'ouvrage "Facebook, Twitter et les autres... Intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d'entreprise".

Dans cette mise à jour, Christine Balagué et David Fayon expliquent – exemples concrets à l’appui – comment intégrer ces réseaux sociaux dans une stratégie d’entreprise, en fonction de l’objectif visé : communiquer autour d’une marque, générer du buzz, nouer des partenariats, recruter des collaborateurs, élargir un circuit de distribution, améliorer la gestion de la relation client, etc. Ils donnent également des conseils pour optimiser leur utilisation : comment tirer parti de Facebook, Twitter, LinkedIn ? Quels outils intégrer ? Si l’on souhaite doter son entreprise de son propre réseau : quelles fonctions choisir, quelle architecture prévoir ? Ils présentent aussi le rôle du community manager, métier émergent devenu un rouage essentiel de la présence d’une entreprise sur les réseaux sociaux.

Voici un extrait du sommaire :
Qu'est-ce qu'un réseau social ?
À quoi sert un réseau social ?
Quelle est l’utilité des réseaux sociaux pour les entreprises ?
Comment utiliser les réseaux sociaux et quels outils adopter ?
Les agrégateurs de réseaux sociaux
Comment mesurer l’efficacité d’un réseau social ?
Les modèles économiques des réseaux sociaux
Quels enjeux pour demain ?



Plus d'infos : http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100767040

dimanche 22 juillet 2012

La corruption en Tunisie

Les corruption a encore un bel avenir en Tunisie. Et c'est pas prêt de changé. 



Tu me donne et je te donne, kif kif en Tunisie
 

Le business des barbus en Tunisie 

La loi na jamais existé en Tunisie et les reforme n'existerons pas de sitôt.  La fatwa émise par les religieux en Tunisie permet a tout les corrompus, les hommes d'affaires de blanchir l'argent mal acquis grâce a la corruption sous le dictateur Ben ali, il peuvent dire merci au religieux d'Ennahda aujourd'hui.
Le deal avec les hommes d’affaires c'est payer 3 millions de dinars (1,5 millions d'euro)  et on passe l’éponge comme si de rien n'etait.

Néjib Hnane, président de la commission de confiscation (ceux qui soit disant enquête sur les detournement de fond, la corruption, le blanchiments etc ..), a déclaré au journal électronique tunisien African Manager qu’il espère tirer, au moins, trois millions de dinars de chaque homme d’affaires dont le nom figure parmi les interdits de voyage.
Cela pourrait rapporter quelque 1,5 milliard de dinars (750 millions d'euro) à la trésorerie tunisienne et résoudre tous les problèmes urgents de la Tunisie.

En contrepartie, l’une des deux autorités (exécutive ou législative) arrête les poursuites et les enquêtes contre ces personnes.
On notera que c’est la première fois qu’un haut responsable donne une pareille déclaration. Information qui n’est toutefois pas confirmée par le gouvernement et qui, si elle se confirme doit passer par un processus législatif puisqu’elle doit s’ingérer dans des dossiers entre les mains de la justice en théorie. ..

Il y a quelques jours, la commission de confiscation a publié un communiqué dans lequel elle invite toutes les personnes ayant bénéficié du système de corruption à déclarer sur l'honneur les biens mal-acquis dans un délai ne dépassant pas 30 jours à compter de samedi 5 mai 2012.
La commission s'engage à garantir la confidentialité des informations et à ne confisquer que les biens mal-acquis, après vérification de l’inventaire présenté.  Bien-sur personne ne déclarera quoi que ce soit, car tout est parti dans les banques en Europe depuis longtemps ...

un deal sans aucune enquête de la justice et sans jugement et c'est la porte ouverte a tous les abus, à l'arbitraire et aux extorsions d'hommes d'affaires qui pourraient être innocents; c'est la mafia qui se comporte ainsi . comment appelle t-on deux parties qui font un deal.......DES DEALERS.

Une fatwa autorisant l’investissement de fonds « douteux » dans des œuvres de charité 


Des pourparlers sont actuellement en cours en vue d’émettre une fatwa pour la légalisation des dons provenant de biens d’origine douteuse, déclare Noureddine Khademi, ministre des Affaires religieuses le vendredi 11 mai. Ca sera sans aucun doute une première mondiale.

Une déclaration survenue lors de la cérémonie organisée par l’association caritative « Al Afef », luttant contre le phénomène du mariage tardif, pendant laquelle elle a exprimé son intention de financer un mariage collectif sous la tutelle du ministère, prévu pour le mois de septembre prochain.
Selon « Al Ahram », premier journal égyptien, M. Khademi affirme que « des tractations sont actuellement en cours entre le ministère et différentes parties dans le but d’émettre une fatwa qui permettrait le don à des œuvres caritatives, d’argent « d’origine douteuse » ou dont les détenteurs se sont trouvés impliqués dans des scandales financiers ».

Rappelons que le gouvernement provisoire a déclaré, à de multiples reprises, son intention de mettre en place des fonds sociaux, à l’instar du Fonds de la Zakat et du Fonds pour le mariage, et ce, dans l’objectif de financer des œuvres caritatives et d’apporter des solutions à de nombreux problèmes sociaux.

Il est à noter que la commission de confiscation a accordé un sursis d’un mois, à compter du 5 du mois courant, aux hommes d’affaires proches de l’ancien régime, pour la déclaration volontaire des biens mal acquis, avant leur confiscation.

Cette commission, dont la mission a été fixée par un décret présidentiel, a promis l’immunité pénale et la confidentialité aux déclarants.

L'arbre qui cache la foret

L’ancien juge détenu Sami Hefiane porte plainte contre la Commission anti-corruption. Une plainte en bonne et due forme a été déposée, vendredi 11 mai 2012, contre la commission de lutte contre la corruption, par Sami Hefiane l’ancien juge, actuellement en détention.
L’ancien juge reproche à la Commission que présidait feu Abdelfattah Amor et que préside actuellement Samir Annabi, d’avoir caché plusieurs éléments à la justice et dans son rapport.
Avant son arrestation, Sami Hefiane a été interrogé par des membres de cette commission et cet interrogatoire a été filmé et enregistré. Mais l’enregistrement en question n’aurait pas été présenté à la justice, accuse Sami Hefiane.
Lors de son interrogatoire par la Commission, l’ancien juge a donné les noms de hauts responsables et de juges, encore en exercice, qui boursicotaient comme lui et qui auraient touché des pots de vin.
Dans sa plainte, il exige que ces enregistrements soient présentés à la justice par la commission de lutte contre la corruption et que ces personnes évoquées soient traduites devant la justice.

Sami Hefiane a envoyé, il y a quelques jours, une lettre au ministre de la Justice, Noureddine Bhiri avec copie à la présidente de l’Association des magistrats tunisiens (AMT), Kalthoum Kennou et à la présidente du Syndicat des magistrats tunisiens (SMT), Raoudha Laâbidi.
L’ex-juge considère « qu’il est en train de servir de bouc émissaire », car, ajoute t-il, bon nombre d’autres juges seraient coupables des mêmes délits que lui.
Sami Hefiane propose de procéder à un inventaire des biens et avoirs de tous les magistrats, acquis après le démarrage de leur carrière professionnelle.
Détenu depuis juillet 2011, en attente de son procès, l’ancien juge a été incapable de justifier le montant d’un million de dinars trouvé dans son compte bancaire. Un montant fruit de transactions commerciales et non de corruption, selon ses dires.

 

 

 

 


Affaire Syphax Airlines en avril  

Dernier fait en date et pas la moindre c'est celle d'une compagnie aérienne qui présente un faux business plan et arrive a convaincre le ministère tout entier de sont bon vouloir.  Si le dictateur Ben ali etait encore au pays, cet compagnie aurait ce qu'elle voulais en 1 heures chrono !
L’affaire de Syphax Airlines prend une nouvelle tournure et devient une opération médiatique unilatérale et orchestrée afin d’arriver à certaines fins de manière déloyale.
La compagnie gagne le coeur de l'opinion grâce a son pdg multi-millionnaire qui s'exprime dans les medias et a l'incapacité de Tunisair de faire de la communication a l'adresse des medias sur les agissements de Syphax Airlines. La compagnie fautive arrive a trouvé le moyens de mener une campagne de dénigrement contre le personnel de Tunisair à travers les médias et les réseaux sociaux.

Le business plan présenté par Syphax qui comprenait donc au depart l’exploitation de l’aéroport de Sfax dans le but de développer cette région.
Tunisair Handling a signé un protocole d’accord avec Syphax pour l’assistance aéroportuaire, pour l’exploitation des aéroports desservis par Syphax sur la base du programme présenté par cette compagnie en mars 2012, sachant que les vols de Syphax Airlines devaient tous démarrer à partir de l’aéroport de Sfax et également de Djerba à raison de deux vols par semaine.

Voyant par la suite que le business plan a été crée par des incapables et que les vols uniquement au départ de Sfax ne seraient pas rentables, le pdg de la compagnie Syphax a décidé de passé en force a travers des vols au départ de Tunis vers Paris , sans négocier avec la compagnie nationale Tunisair et sans l'accord d’exploitation de la Direction Générale de l’Aviation civile.

Tunisair a contesté la démarche intempestive et unilatérale de Syphax Airlines, et une réunion a eu lieu le samedi 21 avril 2012 sous la présidence du ministre du Transport qui a terminé sur ce consensus :
•accord d’exploitation de tous les aéroports tunisiens sauf Enfidha par la compagnie Privée
•négociation de complémentarité entre les deux compagnies
•négociation de la possibilité d’exploiter l’aéroport de Tunisair sans faire concurence sur les vols historiques de la compagnie nationale
•fixer la date du mercredi 25 avril 2012 pour déposer un programme définitif

Le mercredi 25 avril 2012, la Direction Générale de Tunisair a transmis par écrit au ministère du Transport son accord pour que la compagnie en question dans un esprit de fraternité et sans guerre economique, pour que Syphax puisse réaliser 3 vols par semaine au départ de Tunis vers Paris Charles de Gaulle, sans qu’il y ait une concurrence en matière tarifaire ni en matière de programme de vols. Syphax Airlines doit renoncer à recruter des agents de Tunisair et ce conformément au statut de Tunisair.

Le samedi 28 avril, le chef du cabinet du Ministre du transport et le Directeur Général de l’Aviation Civile ont reçu le PDG de Syphax et lui ont demandé un programme de vols sur la base de 3 vols par semaine au départ de Tunis vers Paris CDG. Le PDG a été reçu par le ministre à la fin de la réunion qui lui a confirmé la possibilité d’augmenter les vols ultérieurement.

Cependant la surprise générale Syphax Airlines organise un vol supplementaire Tunis-Parisle dimanche 29 avril 2012 sans aucun préavis, et sans présentation du programme.

Le secteur de l’aviation est un secteur organisé qui respecte des règles de l’aérien comme la mise à la disposition de moyens humains et matériels pour l’assistance aéroportuaires de chaque vol de façon programmée et non de dernière minute.

Et malgré tout cela, Tunisair Handling a débloqué la situation et a procédé à l’assistance de ce vol après quelques retards dans les procédures d’enregistrement, et ce en attendant la signature d’un protocole d’accord commercial régissant un programme de vols préétabli qui sera présenté par Syphax Airlines.

Une réunion finale devrais en définitive etre prévue ce jour le 30 avril 2012 pour la signature d’une convention de partenariat. Comment peut-on justifier le comportement hors la loi de Syphax? opérer des vols sans autorisation , celà expose le premier responsable à des sanctions pénales, c'est pour le moins incroyable qu'un chef d'entreprise agisse dans un état de droit comme un cow boy !



Les travaux public et les milliards qui vous attend

Un secteur d'activité qui se compte en millions de dinars, des ingenieurs chargé du controle du chantier ferme les yeux, des fonctionnaires public qui mouilles dans toutes les magouilles des PDG d'entreprise, bienvenue en Tunisie. On ne s’attendait donc pas à voir persister les pratiques de dissimulation au sein des institutions de l’Etat sur les affaires de corruption, une fois la révolution passait pas là

Gouvernorat de Jendouba : un projet d’aménagement de 36.1km de routes rurales qui pose problème

D'abord j'ai constaté à ma plus grande surprise que les memes acteurs et les memes société continue les pratiques de corruption et que l'etat finance les traveaux sans aucun controle, et que ces affaires persistent toujours aujourd’hui. Pire encore, le ministère de l’équipement continue à traiter avec une société à qui il a fait profiter dernièrement de 2 milliards d'euro. Ainsi Ridha SAADA, doctorat d’état en ingénierie civile et professeur universitaire à l’école supérieure des sciences et des technologies de Tunis, rapporte un ensemble de preuves et documentant des affaires de malversations et détournements de fonds. Une affaire qui impliquerait des cadres du ministère de l’équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire et de la Société des voiries, des réseaux divers et des signalisations (SVRDS).  Un service connu en Tunisie pour c'est pratique de corruption généralisé.

Le projet d’aménagement des voies rurales 1321, 1322 et 1234 du gouvernorat de Jandouba a été assigné en 2009 à la Société générale des équipements et des travaux SOMATRA GET. Le capital de la société était estimé à 20 milles dinars soit 10 000 euro au moment du contrat pour un chantier de 2 milliars d'euro. Elle ne possédait pas le matériel adéquat. Par ailleurs la SOMATRA n’a pas informé par écrit le ministère de l’équipement, comme l’exige la quatrième clause du contrat avec ce même ministère et la sixième clause du contrat avec SVRDS. La société SVRDS ne peut donc pas, par loi, exercer l’activité sans l’approbation par écrit de l’administration en question. Plus grave, la supervision et le suivi technique des travaux ont étés assignés au patron de la société SVRDS, Mr Jalel Dridi. 
Par conséquent il est devenu le superviseur et l’exécuteur des travaux en même temps ! et ceci avec la complicité du directeur régional de l’équipement et de l’habitat du gouvernorat de Jendouba, Kamel Oueslati. La clause N°11 du cahier des charges relatif à la profession d’ingénieur consultant est pourtant claire : elle ne permet pas à Mr Jalel Dridi de superviser les travaux de sa propre société.

L’équipe de supervision et de contrôle a été démise de ses fonctions en complicité avec le représentant de SOMATRA, Néji Elbenzarti et ceci après le constat du pillage de l’argent public. Cette découverte a eu lieu après le premier décompte. En effet l’équipe avait remarquée que la clause 202 n’avait pas été exécutée du fait de l’absence de déblais rocheux sur toute la voie. Cette clause avant pourtant été facturée 909 410, 480 Dinars, soit 2 millions d'euro !



Menaces et dissimulation du ministère de l’équipement

Le 4 janvier 2012 Ridha Saadaa a invité l’homme d’affaires Jalel Dridi au programme télévisé “Al Haqiqa” (La vérité) sur la chaine TV Hannibal, en croyant que l’ère de la corruption était de l’histoire ancienne. Durant le tournage à Jendouba, avant la diffusion du programme, Ridha Saadaa a mis le patron de la société impliquée, Jalel Dridi face aux détails du dossier. Ridha Saadaa a également dévoilé les menaces qu’il avait subi de la part du conseiller personnel de Leila Ben Ali, Mr Abderrazak Said.

Deux jours avant la diffusion du programme Ridha Saadaa a reçu un coup de téléphone anonyme lui intimant de ne plus citer le nom du conseiller de Leila Ben Ali : Mr Abderrazak Said. Le lendemain il recevait même une convocation urgente lui sommant de se rendre au siège de la brigade judiciaire de Fouchana, pour une enquête a propos d’une parcelle de terrain qu’il avait acheté et enregistré en 2006, et à propos de la quelle il avait demandé une régularisation en 2010. Ridha Saadaa s’est rendu à la brigade judiciaire, en faisant notifier au préposé que le statut urgent de la convocation n’était pas proportionnel à la nature du dossier dont il avait demandé la régularisation deux ans plus tôt en 2008.

Finalement la chaine de télévision Hannibal n’a pas diffusé l’affrontement avec Jalel Dridi, filmé à Jendouba, au cours de l’émission. Après le programme d’Hannibal Tv, Jalel Dridi a rencontré le ministre de l’équipement et de l’habitat actuel, qui a tenté de le dissuader de dévoiler médiatiquement des dossiers de corruption pouvant nuire à l’image du pays. Ridha Saadaa, quant à lui a informé que le ministre a tenté de fournir des prétextes quand à l’assignation d’un contrat de 4 milliards à la société SVRDS, société impliquée dans la corruption.






L'heritage et les entreprises de la famille du dictateur Ben ali profite aux corrompus

La société Tunisie Sucre dans la zone franche de Bizerte, dont Belhassen Trabelsi était actionnaire et président du conseil d'administration, va entreprendre une cession de 33% de ses actions sur la Bourse de Tunis. Le hic, c’est que l’information est passée sous silence en totale opacité.
En effet, l’annonce de la vente de 33% des actions de la société a été faite à la date du 19 mars sur le site de la bourse pour une vente aux enchères, à la criée comme au marché aux puce, prévue pour le vendredi 23 mars 2012, soit seulement 4 jours après un jour férié.... incroyable non ?

Plusieurs zones d’ombre entourent cette affaire. On apprend ainsi que la société est «non résidente». La vente concerne 75 mille titres pour une valeur avoisinant les 15 millions de dinars, soit 7,5 millions d'euro. Les vendeurs sont deux Tunisiens et un étranger (dans le cadre de défaut de libération du dernier quart) au sujet desquels aucune information n’est disponible, laissant planer des doutes quant à l’éventualité qu’ils peuvent, éventuellement, faire partie de la famille ou des amis de Belhassen Trabelsi vue que il n'y a pas de due-diligence et aucune enquêtes sur les futur acquéreur.

Autre point à relever, il s’agirait d’une vente en bloc : la question qui se pose alors concerne l’identité de la personne qui disposerait d’un million de dinars (500 000 euro) pour acheter les parts vendus par le non résident étranger dans un délai aussi court ? 
De même, est-ce que les autorités du marché ont pris toutes les mesures et les précautions nécessaires, considérant le fait que les actions de Belhassen Trabelsi ont été confisquées par l’Etat ? 
Le responsable de la confiscation et l’administrateur judiciaire de la société devraient, logiquement, faire la lumière sur la nature de cette transaction et les zones d’ombre qui l’accompagnent, mais en Tunisie la lumiere n'existe pas, c'est plutot l'ombre!  En outre, l’un des cédants étant étranger, il y aura donc nécessairement, une sortie de devises donc au final la Tunisie a perdu plus que ce qu'elle na gagner ...
Le plus étonnant encore, c'est qu'une annonce d'avis de vente d'actions en bourse a été publié au journal "La Presse" du dimanche 18/03.
Cette annonce a été insérer dans la rubrique " La bourse de l'automobile". ...

La question que je me suis posée, vaut-il mieux acheter une voiture, ou bien être actionnaire dans une entreprise pleine de magouille et de casse tête qui ne peuvent être contournées? Je serai partisan de la première option... 
Ne demandé surtout pas a la Commission des marché financier des explications sur les transaction a la criée, elle n'en a ni les compétences et ni l'expertise, elle est juste bon a signé les chèques en blanc.
Les opérations louches réalisées à la bourse sont nombreuses et la législation tunisienne est quasi inexistante. J'ai toujours dit que la bourse est manipulée par des spéculateur associé au dictateur Ben ali, et que les transactions en bloc hors marché sont faites pour protéger les manipulateurs de cours et les magouilleurs.




SNC-Lavalin poursuivie en Tunisie


Pour brasser des affaires dans la Tunisie du clan Trabelsi, les sociétés étrangères devaient jouer selon les règles du dictateur et de son clan. Implanté en Tunisie depuis des années grâce aux liens d'amitié qui unit sont représentant Riadh Ben Aïssa, le géant du génie québécois pouvait-il vraiment ignorer les pratiques d'un régime corrompu jusqu'à la moelle?

Après ses déboires en Libye donc, SNC-Lavalin se retrouve dans l'embarras en Tunisie. Un entrepreneur tunisien a intenté une poursuite contre la firme montréalaise, qu'il accuse d'avoir eu recours aux tactiques employées sous l'ancien régime du dictateur Ben ali pour écarter son entreprise d'un projet de construction d'une centrale thermique.

 

Avant l'insurrection de février 2011, Anis Mahmoud était responsable du chantier de l'aéroport de Benghazi, le projet le plus important de SNC-Lavalin en Libye.



Wajdi Chortani, directeur général de la firme de construction Enco, soutient que son entreprise a été écartée du projet à la dernière minute, bien qu'elle ait été sélectionnée parmi 47 autres au terme d'un appel d'offres lancé par SNC-Lavalin pour la réalisation de travaux dans le chantier de Sousse, un contrat payé 340 millions de dollars en Tunisie.

M. Chortani affirme qu'on a exigé de lui un pot-de-vin en contrepartie de ce contrat de sous-traitance. «On m'a dit: tu me donnes, tu travailles. Tu ne me donnes pas, tu ne travailles pas», affirme-t-il en entrevue téléphonique.

M. Chortani n'avait pas signé de contrat en bonne et due forme avec SNC-Lavalin. La firme soutient avoir rejeté sa candidature au cours d'un processus normal de sélection.

«Je peux vous confirmer que nous avons suivi le processus habituel d'appel d'offres pour ce projet», assure Leslie Quinton, porte-parole de SNC-Lavalin.

M. Chortani rétorque qu'on lui a demandé 150 000 dinars (120 000 $) au moment de la signature du contrat. Il a refusé net.

«Au début, j'étais très content de travailler pour une société canadienne, parce que j'ai une idée des Canadiens comme étant honnêtes, professionnels et propres, mais ce n'est pas le cas avec SNC-Lavalin», dit M. Chortani.

L'entrepreneur a intenté sa poursuite le 3 mars devant un tribunal de Sousse dans l'espoir de récupérer les pertes qu'a subies Enco dans la mésaventure.

À deux reprises, en février, M. Chortani et ses employés ont manifesté devant le chantier de SNC-Lavalin à Sousse. Peu après, Anis Mahmoud, responsable du chantier, a été muté au bureau principal de Tunis.


«Dans tout projet, il peut arriver que des changements organisationnels aient lieu dans l'équipe de gestion», dit Mme Quinton.

Mais Anis Mahmoud a aussi suscité du mécontentement dans un autre chantier, en Libye celui-là.

Avant l'insurrection de février 2011, M. Mahmoud était responsable du chantier de l'aéroport de Benghazi, le projet le plus important de SNC-Lavalin en Libye.

Selon Jamal Beitelmal, ancien directeur du projet aéroportuaire au ministère libyen des Transports, l'équipe tunisienne dirigée par M. Mahmoud faisait preuve d'un manque flagrant d'expérience et de compétence «à tous les niveaux de l'organisation».

SNC-Lavalin a révélé en mars avoir perdu la trace de 56 millions de dollars versés à des intermédiaires dans deux projets dont l'entreprise a refusé de révéler la teneur.

Pour l'un des projets, des paiements totalisant 22,5 millions avaient été faits en 2010 et 2011 par l'intermédiaire de la filiale tunisienne de SNC-Lavalin.

Riadh Ben Aïssa, grand patron de la firme en Afrique du Nord et grand ami de la famille du dictateur Ben ali, avait autorisé ces paiements suspects. Il a quitté la firme en février, suivi du PDG Pierre Duhaime en mars 2012. Entre-temp la GRC, gendarmerie royale canadienne a perquisitionner tout les bureaux au Canada pour faire la lumiere sur les magouilles de SNC-Lavalin. C'est ce meme Riadh Ben Aissa qui recoit et accueille Blehassen Trabelsi a l'aeroport an Canada au moment de sa fuite, en lui fournissant l'assistance d'un service de protection au moment de la revolution en Tunisie ....



Un Ministre qui demissionne a cause de la corruption au sein du gouvernement

Une conférence de presse de Mohamed Abbou en juin, ministre auprès du Chef du Gouvernement chargé de la réforme administrative, tenue au siège du parti du Congrès pour la République (CPR) a annoncé sa démission de ses fonctions de ministre ministre.
L'ex ministre a déclaré que les raisons de sa démission sont politiques dont notamment le refus du Gouvernement d'Ennahda d’autoriser la création d’une commission de contrôle et de la lutte contre la corruption.
Cette démission sera sans appel pour Abbou puisque le Chef du Gouvernement lui avait refusé une première démission au cours mois de mai.


Le ministre démissionnaire qui brasse du vent au sein du gouvernement d'Ennahda






Un gâteau a se partager 

La société Tunisie Sucre, dont Belhassen Trabelsi (en fuite a l'etranger, fait partie de la famille du dictateur Ben ali) était actionnaire et président du conseil d'administration de Tunisie sucre.  Le gouvernement d'Ennahda va entreprendre une cession de 33% de ses actions sur la Bourse de Tunis. Le hic, c’est que l’information est passée sous silence ou presque.
En effet, l’annonce de la vente de 50% des actions de la société a été faite à la date du 19 mars sur le site de la bourse pour une vente aux enchères, à la criée comme au marché au poisson, prévue pour le vendredi 23 mars 2012, soit seulement 4 jours après dont l’un est un jour férié.

Plusieurs zones d’ombre entourent cette affaire. On apprend ainsi que la société qui rachete les parts de Tunisie sucre est «non résidente». La vente concerne 75 mille titres pour une valeur avoisinant les 15 millions de dinars. Les vendeurs sont deux Tunisiens et un étranger (dans le cadre de défaut de libération du dernier quart) au sujet desquels aucune information n’est disponible, laissant planer des doutes quant à l’éventualité qu’ils peuvent, éventuellement, faire partie de la famille ou des amis de Belhassen Trabelsi.

Autre point à relever, il s’agirait d’une vente en bloc : la question qui se pose alors concerne l’identité de la personne qui disposerait d’un million de dinars pour acheter les parts vendus par le non résident étranger dans un délai aussi court ? De même, est-ce que les autorités du marché ont pris toutes les mesures et les précautions nécessaires, considérant le fait que les actions de Belhassen Trabelsi ont été confisquées par l’Etat ? Le responsable de la confiscation et l’administrateur judiciaire de la société devraient, logiquement, faire la lumière sur la nature de cette transaction et les zones d’ombre qui l’accompagnent, mais non sommes en Tunisie ou la loi de l'opacité est maitre.
En outre, l’un des cédants étant étranger, il y aura donc nécessairement, une sortie de devises....




mardi 19 juin 2012

Vacances des Algériens : la Turquie détrône la Tunisie en 2012

Veille dans le tourisme -
Les Algériens sont nombreux à avoir déjà réservé leur place à Istanbul ou Antalya.
En perte de vitesse en raison de l’instabilité politique qui y règne depuis la révolution du Jasmin, la destination tunisienne semble être reléguée au second plan et devancée par la Turquie devenue tête de liste de l’offre algérienne pour l’été 2012. Unanimes, les agences algériennes de voyages confirment cette tendance et mettent le paquet en termes de communication pour vendre cette destination en avançant des arguments irréfutables sans soustraire, pour autant, des offres en direction du pays du jasmin ou encore celui des Pharaons.

Mais le ton est donné lors du Salon international du tourisme et des voyages (Sitev-2012) qui s’est tenu du 16 au 19 mai dernier à la Safex révélant, sans équivoque, la préférence des Algériens, en l’occurrence la Turquie talonnée par la Grèce ou encore le Maroc. Ils sont, d’ailleurs, nombreux à avoir déjà pris les devants réservant depuis déjà un moment leurs places en direction d’Istanbul mais surtout pour Antalya. 

Force est de reconnaître que cette destination balnéaire offre toutes les possibilités que recherchent les Algériens pour passer leurs vacances seul, en couple ou en famille. Entre palaces et villages de vacances munis de toutes les commodités, l’offre répond ainsi à toutes les attentes tenant compte des besoins de chacun. C’est surtout le rapport qualité/prix qui pèse en termes de choix et fait basculer la balance en faveur de la Turquie.

“Les prix augmentent sensiblement à partir du mois de juin qui correspond à la haute saison touristique mais c’est surtout le tarif des titres de transport qui alourdit le coût final du produit”, nous explique un responsable d’une agence algérienne venu assister à la Foire du tourisme tenue à Ankara du 25 au 27 mai dernier précisant, cependant, que “cet état de fait n’a pas dissuadé les Algériens à préférer la Turquie contre toute attente”, déplorant à l’occasion l’incapacité des agences à répondre à toute la demande algérienne. “Cet état de fait ne nous incombe pas. Nous arrivons à conclure des conventions intéressantes avec nos partenaires turcs en plus des facilitations de visa dont nous bénéficions en tant que professionnels des voyages mais le transport en l’absence des charters constitue un obstacle de taille et les prix des billets deviennent exorbitants en plus de l’indisponibilité compte tenu de la forte demande qui dépasse à chaque fois toutes les prévisions”, insiste notre interlocuteur indiquant que le problème émane de la partie algérienne à travers l’aviation civile qui fait la sourde oreille aux doléances de Turkish Airlines. Celle-ci aurait, à maintes reprises, réclamé le renforcement des fréquences et l’ouverture de nouvelles dessertes notamment à Oran et Constantine mais en vain. 

Le touriste algérien se retrouve alors le seul à être pénalisé mais jamais dissuadé et prêt à débourser entre 95 000 DA et 150 000 DA au minimum par personne pour un séjour Istanbul-Antalya à titre d’exemple (produit combiné 10 jours 9 nuitées ou plus). “C’est toujours mieux que de rester au pays pour payer des prix faramineux sans que cela ne corresponde d’aucune manière aux prestations équivalentes. C’est un scandale pour nous autres Algériens et nous ne voyons pas le bout du tunnel”, nous confie un client excédé rencontré dans une agence de voyages algérienne venu réserver des places pour toute la famille qui devra se rendre en Turquie après le Ramadhan (dernière semaine du mois d’août). “Nous avons hésité entre le Maroc et la Turquie et le choix de ma femme et mes deux filles a fini par l’emporter à cause de tous les feuilletons turcs suivis inlassablement sur les différentes chaînes arabes”, plaisante-t-il. Il se trouve que ce phénomène prend de l’ampleur et n’a pas manqué de promouvoir la destination de manière spectaculaire.

Les Turcs l’ont bien compris et exploitent intelligemment le filon partant d’arguments solides pour vendre aisément leurs produits dans le monde entier. Metex, spécialisé dans les pays du Moyen-Orient, braque ses phares encore plus aujourd’hui en intégrant les pays du Maghreb de manière particulière. Cet intérêt se traduit par la multiplication des évènements organisés en direction de cette région en plus de la participation de Metex au dernier Salon international du tourisme et des voyages tenu du 16 au 19 mai dernier à Alger. La dernière semaine de mai, Metex convie, professionnels du tourisme et journalistes d’Algérie pour assister à la Foire du tourisme à Ankara suivie d’un éduc-tour.

Des villes propices au tourisme thermal, médical ou de montagne

Ils sont plus de 31 millions de touristes à s’être rendus en Turquie en 2011 dépassant ainsi toutes les prévisions qui ambitionnaient d’atteindre seulement les 30 millions. Cette tendance croissante se maintient pour 2012 et encourage les Turcs à investir davantage sur cette destination classée désormais au 7e rang mondial. C’est du moins ce qui s’est dégagé de la Foire turque du tourisme organisée par Metex en collaboration, entre autres, avec Turkish Airlines, la semaine dernière à Ankara, aux fins de faire découvrir, aux nombreux invités issus notamment des pays du Middle East dont fait partie le Maghreb, de nouvelles régions.
Il s’agit, en fait, de mettre en relief le produit thermal et médical pour compléter l’offre touristique axée sur le balnéaire et le culturel déjà très en vogue depuis plusieurs années. Un succès que les Turcs veulent, coûte que coûte, préserver sans pour autant stagner sur les circuits traditionnellement suivis à l’image d’Antalya, de la Cappadoce et à un degré moindre d’Izmir ou encore la sublime Istanbul qui regorge de vestiges historiques et se distingue par sa particularité géographique alliant deux continents séparés par le Bosphore. 

Mais les Turcs tiennent à démontrer aujourd’hui que la capitale Ankara n'est pas seulement une ville administrative verdoyante mais également un centre culturel et artistique important… et une destination touristique. La route parcourant la capitale en direction d’Istanbul (distante de 452 km) regorge d’endroits magnifiques qui constituent des produits intéressants propices au tourisme thermal, médical ou encore de montagne.

“La cité antique d'Hiérapolis fut élevée à l'endroit où jaillissent les sources bouillonnantes de Pamukkale, riches en minéraux, qui ont creusé d'énormes bassins circulaires en descendant les pentes de la montagne qu'elles ont recouvert d'une fine couche de calcaire d'une blancheur éblouissante. Les sources chaudes de Balçova et d'Izmir sont situées sur l'emplacement des bains d'Agamemnon, qui à l'époque romaine étaient reconnues et utilisées pour les vertus thérapeutiques de ces eaux”, raconte un spécialiste turc du domaine. Et de poursuivre : “La ville de Bursa, qui fut la première capitale de la dynastie ottomane, est blottie contre une montagne Uludag (le mont Olympos). À cet endroit, la présence de sources naturelles d'eau chaude de Çekirge a incité les Ottomans, sous le règne de Murat Ier (1359-89), qui a fait construire des grands bâtiments de bains voûtes sur des bains romains et byzantins déjà existants. La ville de Çesme, située sur les rivages de la mer Egée, est célèbre pour les sources naturelles d'eau minérale et pour les vertus thérapeutiques de l'eau de mer.” Au milieu des forêts verdoyantes qui longent la mer de Marmara au sud du littoral, les sources d'eau chaude de Yalova déversent des eaux riches en minéraux, qui passent pour avoir le pouvoir de guérir quantité de maux. Toutes ces stations thermales sont concentrées dans la région de Marmara, de l'Egée et le centre du pays et sont facilement accessibles d'Ankara. Un tour, pour la délégation algérienne du côté d’Akçakoca en passant par Gazelle Resort & SPA en valait la peine. 

Pour les amateurs de shopping, une foire, à cet effet, est prévue durant la dernière semaine de juin courant à Ankara.



La Turquie numero 1 en Algerie

jeudi 17 mai 2012

Les exportations de la Tunisie en Europe

L'analyse des relations économiques entre l'Union européenne et la Tunisie révèle des échanges qui ne profitent pas au développement tunisien.

 

D’après le document intitulé «EuroMediterranean statistics» on peut constater que l’Europe à 27 représente 79,3% des exportations de la Tunisie.
Mais peut-on réellement qualifier l’Europe de partenaire efficace pour le développement économique de la Tunisie?
Quelles sont les conséquences des échanges commerciaux de la Tunisie avec les pays développés, dont l’Europe? Quelle est la nature des échanges commerciaux de la Tunisie? Quels sont leur évolution et leurs conséquences sur la balance commerciale?

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’Europe


 

Si 79,3% des exportations tunisiennes sont expédiées en Europe, on peut observer, en consultant les données d’Eurostat, que seuls 0,8% des échanges commerciaux de l’Europe sont réalisés avec la Tunisie. Cette disproportion s’explique notamment par les volumes d’échanges de l’Europe qui sont bien plus importants que ceux de la Tunisie.

Lorsque l’on regarde de plus près ces échanges commerciaux, on s’aperçoit rapidement que la balance commerciale de l’Europe est toujours positive et celle de la Tunisie toujours négative. Dans ces conditions on peut considérer que la Tunisie est un réel partenaire de l’Europe qui permet son enrichissement, contrairement à l’Europe, qui elle, ne conduit pas à l’enrichissement de la Tunisie mais bel et bien à son appauvrissement du fait d’une balance commerciale toujours négative.



 

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec les pays développés

Si l’on s’intéresse maintenant à la base de données de la Banque Mondiale, on peut observer l’évolution des échanges commerciaux tunisiens avec les pays développés.



On peut constater une moyenne voisine de 80% et précédemment nous avons pu voir que les pays européens sont majoritaires dans les échanges commerciaux de la Tunisie. On observe depuis 2002 une diminution des volumes d’échanges aussi bien au niveau des importations que des exportations. Cependant, comme le montre la figure suivante, le déficit de la balance commerciale se creuse pour atteindre environ 8 milliards de TND( Dinars tunisiens) pour l’année 2010.


Ainsi, on peut conclure que la Tunisie est un partenaire de la croissance économique des pays développés et ce, quel que soit les volumes d’échanges. Inversement, les économies développées appauvrissent la Tunisie par deux biais: d’une part ils entretiennent le déficit commercial du pays et d’autre part ils endettent la Tunisie pour que celle-ci puisse financer son déficit.

Évolution de la nature des importations et exportations tunisiennes

Dans les figures suivantes, on peut analyser l’évolution de la nature des importations et exportations tunisiennes dans le monde, exprimée en pourcentage des échanges.



En ce qui concerne les exportations, on constate une nette augmentation au profit des produits manufacturiers et au détriment de toutes les autres catégories que ce soient les matières premières agricoles, l’alimentaire, le pétrole ou les minerais et métaux. La question que l’on peut se poser est: Est-ce que ces exportations de produits manufacturés profitent à la Tunisie? Considérant que ce sont des industries étrangères implantées en Tunisie qui génèrent ces exportations essentiellement à leur profit, on peut considérer que ces exportations ont très peu d’impact sur l’économie tunisienne car les droits de douane qui leur sont appliqués sont quasiment nuls.
En ce qui concerne l’importation, on constate la forte proportion des produits manufacturiers. Ce constat est grave car il illustre la dépendance de la Tunisie aux produits manufacturés d’importations qui se fait au détriment de son industrie locale et surtout nationale.
Par ailleurs on peut constater une aberration monstrueuse concernant le pétrole: Comment se fait-il que la Tunisie soit en même temps importatrice et exportatrice de pétrole? Cette question fera l’objet d’une analyse dans un article à part entière.



Dans ce graphique on observe que pour l’année 2010, les produits pétroliers et les vêtements constituent la majorité du déficit de la balance commerciale de la Tunisie. Ce constat amène une conclusion: le déficit peut être évité, d’une part en limitant les exportations de produits pétroliers tunisiens pour subvenir aux besoins du pays et d’autre part en investissant dans l’industrie manufacturière textile locale, ce qui sera source d’emploi et de revenus.
Dans son document, l’Union européenne se félicite de la zone de libre-échange établie entre elle et la Tunisie:
«La Tunisie a été le premier pays méditerranéen à signer un accord d’association avec l’UE en juillet 1995, bien que, même avant la date de son entrée en vigueur, la Tunisie ait commencé à démanteler les tarifs pour son commerce avec l’UE. La Tunisie a finalisé le démantèlement tarifaire pour les produits industriels au 1er janvier 2008, étant ainsi le 1er pays méditerranéen pour lequel une zone de libre-échange avec l’UE est en vigueur.»
L’Union européenne peut se féliciter et pour cause, elle est gagnante sur tous les points dans l’établissement de cette zone de libre-échange. Du coté tunisien, on peut constater, que grâce à Ben Ali, la Tunisie est perdante à tous les niveaux.

Comparaison avec le Maroc et l’Algérie

Pour terminer, et à titre d’exemple, j’ai voulu comparer la répartition des échanges commerciaux extérieurs de la Tunisie avec ceux du Maroc, pays très proche de la Tunisie en termes de politique économique extérieure, et ceux de l’Algérie qui diversifie plus sa politique économique extérieure et réduit donc le risque de dépendance à l’Europe.


 La Tunisie génère des profits aux pays développés grâce aux importations notamment de produits manufacturés et en pétrole qui ont pour conséquences de creuser le déficit commercial du pays.Les pays développés et particulièrement l’Europe ne sont pas des partenaires de la croissance économique de la Tunisie car ils entretiennent savamment le déficit commercial et engagent le pays dans un surendettement pour assurer la solvabilité des échanges.

Le déficit de la balance commerciale peut être réduit sinon éliminé en limitant les exportations de pétrole et en investissant dans l’industrie manufacturière textile ce qui aura pour autre avantage de créer des emplois locaux.
La Tunisie a intérêt à diversifier son commerce extérieur afin de réduire sa forte dépendance à l’Europe en établissant des échanges commerciaux plus sains avec des pays avec qui la Tunisie aura une balance commerciale à l’équilibre voire positive.
Le dictateur Ben Ali tunisien a engagé le pays dans une zone de libre-échange avec l’Union européenne dans laquelle la Tunisie est le partenaire unilatéral de la croissance de la zone «euro».

 D'où l'importance de diversifier ses partenaires économiques