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jeudi 2 juin 2016

Les banques tunisiennes manquent toujours de trésorie


Incapable de soutenir l'économie, durement touchée par la corruption, le secteur a plus que jamais besoin d'être réformé.




Banque tunisienne

Depuis la révolution de 2011, l'économie tunisienne peine à se relever, avec une croissance moyenne de seulement 1,5 % au cours des cinq dernières années. Ce contexte de morosité affecte le financement de l'économie par le secteur bancaire. En témoignent les derniers chiffres publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) ; les concours à l'économie ont progressé de 0,6 % seulement durant les deux premiers mois de l'année, contre une hausse de 0,9 % un an plutôt. « Les banques ne financent carrément pas l'économie tunisienne. Elles ne s'engagent pas suffisamment et ont une vision à court terme. Il y a une sorte de divorce entre elles et les entreprises », déplore Dhafer Saïdane, spécialiste du secteur bancaire et professeur des universités. Pour sa part, le FMI estimait en octobre 2015 que « la croissance du crédit au secteur privé restait modeste et que son niveau était largement inférieur au potentiel ».

FAIBLESSE. 

Au-delà de ce constat particulièrement pénalisant pour l’économie réelle, la problématique liée à la solidité des banques locales reste entière: « Le ratio des fonds propres pour l'ensemble du système s'établit au-dessous des exigences réglementaires. Les prêts improductifs [que les débiteurs peinent à rembourser] du secteur bancaire restent élevés, à 15,8 % », selon le FMI. Exemple la STB et les autres banques publiques était la pompe a fric des hommes d'affaires tunisien qui n'ont jamais remboursé leurs crédits sans apporté de garantie, soit 900 000 millions de dinars évaporé d’un coup de baguette magique

Crise

Et l'année 2016 ne devrait pas inverser cette mauvaise tendance : l'immobilier qui était l'un des secteurs les plus résistants depuis la révolution, montre des signes de faiblesse, ce qui risque d'augmenter les dépréciations de créances dans les bilans des banques, estime le cabinet indépendant AlphaMena.

Les ratios de fonds propres sont inférieurs aux exigences réglementaires.

Idem pour le secteur touristique, qui s'enfonce dans la crise avec une chute des recettes de 50% entre janvier et fin avril par rapport à la même période en 2015. Certes, l'an dernier; la BCT a demandé aux banques de décaler les remboursements et d'octroyer des crédits supplémentaires aux opérateurs touristiques, mais encore faut-il que le secteur tout entier se redresse pour faire face aux futures échéances de remboursement « Le taux de créances douteuses s'accroît sensiblement, mais le taux de couverture est faible, car les banques ne les provisionnent pas assez. Selon nos estimations, les besoins de recapitalisation du secteur sont compris entre 2,5 et 3 milliards de dinars», estime Hela Romdhani, analyste du secteur bancaire chez AlphaMena. Pour sa part, la BCT reconnaît que la capitalisation du secteur était inférieure aux exigences réglementaires de 10 % en 2013 et en2014, mais qu'en 2015 les ratios de fonds propres ont atteint 12,2 %.

Toutefois, cette relative amélioration s'est effectuée à marche forcée. Certaines banques privées se sont recapitalisées, mais ce sont surtout les augmentations de capital des trois banques dont l’État détient une participation qui ont gonflé artificiellement les ratios de solvabilité. De fait, la Banque de l'habitat (BH), la Société tunisienne de banque (STB) et la Banque nationale agricole (BNA) ont augmenté leurs fonds propres de près de 1 milliard de dinars au total. Il faut dire que ces trois établissements sont dans le rouge depuis plusieurs années et que leur sauvetage a fait grincer des dents : « Nous sommes si sceptiques vis-à-vis des décisions des autorités qu’on se demanderait presque si la mise en faillite de la STB n'aurait pas été mieux », affirme Hela Romdhani.

Pour Dhafer Saïdane, « ces trois banques devraient fusionner en une seule entité. La mise en commun des compétences et des réseaux permettrait de réaliser des synergies et des économies d'échelle pour créer une nouvelle banque ». Cependant, les autorités n'ont pas choisi cette voie et ont adopté des plans de restructuration qui s'étalent jusqu'en 2020.

Du côté des banques privées, la situation est moins précaire, comme l'affirme la BCT : « La santé de notre secteur se caractérise par une dichotomie entre les banques publiques et les banques privées, que les indicateurs de solidité financière attestent d'une manière claire. » De fait, la part des prêts non performants des banques privées a atteint 10,4 % en décembre, contre 24,9 % pour les trois établissements publique dans lesquels l'État est actionnaire. Parmi les banques privées qui se détachent figurent la Banque Internationale arabe de Ttinisie (Biat), Attfjari Bank ou encore UBCI, la filiale locale de BNP Paribas.

En réalité, le secteur bancaire tunisien a un besoin urgent de réforme. Cet avis est partagé par la
Banque mondiale, le FMI et même la BCT. Selon Dhafer Saïdane, « l’État doit mettre un coup de pied dans la fourmilière et réorganiser le système, car notre pays souffre d'une mauvaise concentration bancaire. Les réformes sont indispensables ».

La loi adoptée le 13 mai par l'Assemblée des représentants du peuple n’apportera pas un grand changement dans ce domaine, puisqu'elle fixe le capital requis à 25 millions de dinars. L'avancée majeure apportée par le texte est une recapitalisation de 2,5 à 3 milliards de dinars serait nécessaire concerne surtout les clients des établissements qui voient leur dépôt bancaire garanti en cas de faillite à concurrence de 60 000 dinars maximum. Auparavant, la BCT avait aussi vu ses prérogatives élargies et son indépendance confirmée, ce qui va dans la bonne direction. Mais c'est surtout la capacité des banques tunisiennes à améliorer leur gouvernance, notamment en matière de gestion des risques, qui leur permettra de participer davantage au redressement de l'économie tunisienne.


jeudi 24 mars 2016

Magouille de haut vol

Un bankster siege au conseil d'administration



Le bureau de la TFBank à Paris

On n'est plus à un détail près au pays des magouilles qu'est devenue la Tunisie aujourd'hui. En commission de la chambre de l'Assemblée des Représentants du Peuple, des députés en commission des finances s'interrogent sur le mélange de genre qui règne au sein de la Banque centrale tunisienne. Un membre de la direction de la BCT siège au sein d'une banque. Ce dont il s'agit c'est de son vice-gouverneur Mohamed Rekik qui a fait sont entrée au sein du conseil d’administration de la Tunisian Foreign Bank (TFBank). En somme c'est comme si ont demandait au gendarme qui doit régir le respect des lois et des bonnes pratiques au sein des institutions économiques de devenir un actionnaire privée au sein d'une banque, il y a clairement la un problème de conflit d'intérêts. Les bonnes questions que l'ont doit se posé pour éclaircir les zones d'ombre, comment cela est possible qu’un institut monétaire permette des pratiques pareil, c’est une première mondiale. Et pourquoi la BCT doit elle dirigé une banque qui se situe dans un pays étranger ?

Le plus grave c'est que ni sa momie de 83 ans qui est gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) Chedly Ayari, ni le ministère de finance Slim Chaker et ni le premier ministre Habib Essid ne semble prendre des mesures pour stopper le copinage et le clientélisme au sein de la BCT. Tout continue donc de plus belle jusqu'au prochain scandale. Et dire que ce trio veut faire de la BCT une institution d’émission, une banque de nouvelle génération. « Nous voulons faire de la banque centrale une banque de nouvelle génération qui travaille avec les meilleures pratiques internationales », a-t-il dit. Dans mon cas, c'est fou rire garanti.

Quand ont cherche des noms au sein du conseil d'administration au sein de la TFBank, ont découvre que c'est le clientélisme politique qui nomme les marionnettes dans les organismes bancaires, la première est une ex-élue du parti au pouvoir Nida Tounes, Madame Hayet KBAIER. Ensuite ont trouve un autre homme de main du clan Ben ali, le dénommé Slaheddine LADJIMI qui été nommé  Président du conseil d'administration au sein de l'entreprise TUNISIAN FOREIGN BANK. Celui ci était le boss Banque Internationale arabe de Tunisie. Cette même banque qui appartient au frère mafieux les Mabrouk, membre de la famille du dictateur Ben ali. Tout ce petit monde contrôle une belle part de l'économie du pays aujourd'hui. 

Plainte judiciaire 


Un parti politique (Joumouri) à osé porté plainte contre la TFBank depuis 3 ans et jusqu'aujourd'hui personne n'a été inculpée et ni entendu dans ce dossier en Tunisie. Il faut dire que la banque a ni plus ni moins trempé dans le blanchiment d'argent, irrégularités dans la gestion, malversations financières, prêt non garanti, des investissements en Arabie Saoudite aussi mysterieux que mon linge qui pend dans le jardin, copinage et affairisme avec des personnes qui faisaient des affaires entre Tunis, Paris et l'Arabie Saoudite dans des investissements mystérieux qui n'ont jamais eu lieu. D'ailleurs en 2015, la TFBank a écopé d'une amende de 500 mille euros des autorités des marchés pour non-respect des bonnes pratiques prudentiel et pour avoir faillit dans sont devoir de vigilance en France. En clair, les autorités françaises ont laissé une dernière chance au gouvernement tunisien pour faire le ménage au sein de la banque mafieuse sinon ça sera la fermeture ni plus ni mois.


vendredi 26 décembre 2014

Temoignage

La technologie mobile face aux règlementations du moyen âge du secteur financier en Tunisie


Cela fut une lutte acharnée pour l’expatrié tunisien Ramzi El Fekih à son retour, pour faire démarrer son activité bancaire par téléphone mobile, Viamobile. Tout d'abord, il lui a fallu trouver une banque locale avec qui faire équipe. Conformément à la législation tunisienne actuelle, les services bancaires mobiles ne peuvent être fournis que par l'intermédiaire d'une banque.

Contrairement à l’Europe, ou encore la République Arabe d’Egypte, la Jordanie ou le Maroc, le cadre juridique tunisien en la matière est complètement dépassé par rapport aux développements technologiques étranger, nous explique El Fekih.

Viamobile permet aux clients d'ouvrir des comptes auxquels ils peuvent accéder à partir de leurs téléphones mobiles. En plus des populations urbaines très occupées, il espère attirer les personnes vivant dans les zones rurales qui ouvrent un compte bancaire pour la première fois. Partout où ils ont été mis en place les services bancaires mobiles ont été bénéfiques pour les consommateurs et les détaillants en particulier dans les régions rurales et éloignées, parmi les moins bien desservies par les systèmes bancaires traditionnels.

Idéalement son réseau de distribution ne se déploierait pas à travers une banque classique avec pignon sur rue, dit El Fekih. «Un système de paiement mobile doit être présent partout - ce qui n'est pas le modèle bancaire classique. Nos prix ne sont pas chers, et la seule façon pour être rentables est de faire du volume. ».

Après avoir sécurisé le partenariat de la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), une des principales banques du secteur privé du pays, la société d’El Fekih, Creova se prépara à démarrer le service en 2009. Le lancement prévu a attiré l'attention de Sakhr El Materi, gendre du président dictateur Zine El Abidine Ben Ali. Il se raconte dans les milieux financiers tunisiens qu’El Materi avait prévu un service de banque mobile pour sa propre Banque Zitouna. Trois semaines avant le lancement prévu de Viamobile, la BIAT a été notifiée par la Banque Centrale et c'est dirigeant qu’elle ne devait pas poursuivre le démarrage de l’activité jusqu'à nouvel ordre. Aucune raison n'a été donnée par les responsables, El Fekih dit : « Nous avions tout fait dans les règles de l’art, donc il n'y avait donc aucune raison de l'arrêter. Nous savions qu’il se tramait quelque chose. »

La Banque Centrale a promis à plusieurs reprises une clarification, qui n'a jamais été donnée. Ce n'est qu'après la révolution de 2011 qui a brusquement mis fin à l'influence des milieux d'affaires proches de la famille Ben Ali, y compris la confiscation et la vente de la Banque Zitouna, que la Banque Centrale a finalement donné le feu vert à Viamobile.

Cependant « Le canal de distribution demeure un obstacle majeur encore. C'est notre plus grande plainte des utilisateurs », explique El Fekih. En 2012, des fonctionnaires du Ministère de la Technologie et de la Banque Centrale se sont réunis pour trouver une solution pour les paiements mobiles. L’une des idées a été de mettre la distribution et la vente entre les mains de personnes approuvées qui seraient des agents certifiés, a déclaré El Fekih. Mais encore une fois, il n’y a eu aucune communication sur la réflexion des officiels, et il n'est pas sûr de savoir où en sont les choses.

La Société Monétique de Tunisie, qui est détenue par les principales banques du pays et dispose d'un monopole exclusif sur le traitement des paiements par carte de crédit, ne devrait pas voir son chiffre d'affaires miné par Viamobile, déclare El Fekih. «Je vois Viamobile comme un service complémentaire, parce que les utilisateurs ont accès à une carte de crédit émise par la BIAT. »

Il estime que les ventes de Creova, avec moins de 1 million de dinars (environ $625,000) en 2013, aurait pu être le double de cela si la question de la répartition avait été résolue. En fait, les experts du secteur financier estiment que la banque mobile a un grand potentiel en Tunisie et que dans trois à cinq ans elle pourrait atteindre plus d’un million de personnes non-bancarisées et générer plus de 1 milliard de dollars en transactions.

Les règlements n'ont pas changé depuis la révolution. La volonté de changer est absente. Les choses sont encore coincées et dépassé par des responsable qui ne comprenne rien.

mercredi 17 juillet 2013

Poulina Group Holding

Les Data center pousse comme des champignons en Tunisie, mais ne trouve pas prenneur ...




Data center Poulina Group Holding


Lors de la rencontre de la semaine dernière entre le Medef francais et la tunisienne Utica, un accord a été signé entre Poulina Group Holding, Schneider Electric et SBF, pour la construction d'un data center de 1.200 m2 en Tunisie. Alors que l'offre existe sur le marché tunisien, PGH prefere construire un nouveau data center.

L’étude technique a été confié a une filiale du Groupe Schneider, la construction et la réalisation seront confiées à la société tunisienne Bouzguenda Frères.

Le projet comporte plusieurs phases. La 1 ere phase concerne que 300 mètres carrés. Ce nouveau Data Center sera situé dans la localité de l’Ogba, à 40 Km de Tunis et sera opérationnel en 2015.
Je rappel aux lecteur du blogue qu’en Tunisie les Data Center publics et privés pousse et se multiplient comme des petits champignon. Mais qu'apparemment les entreprises tunisienne ne trouve pas de client sur leurs propre sol ...
Alors soit nos fournisseurs de solutions coute trop chère en hébergement ou alors soit que les entreprises tunisienne de Cloud computing ne reponde pas aux cahiers des charges des clients (inexperience, risque, programme, sécurité, confiance ?) ... En tout cas dans leurs strategies de conquête des marchés national et etranger, les fournisseurs tunisien de solution sont aux abonnées absent. Ca sera tout benefice pour les concurrents étranger tels que Microsoft, HP qui doivent se tordre de rire ....


Le coût d’un Data Center s’élève entre 2 à 10 millions de dinars tunisiens



Dans cet ordre d’idées, ont ne comprend evidemment pas cette multiplication des projets Data Center en Tunisie, alors même que certains restent vides aujourd'hui. En tous cas c’est un vrai gâchis pour le budget TIC et une débauche d’énergie, au moment même ou la mutualisation pourrais répondre a un besoin efficace en energie».

Dans cet course course effrénée de construction de data centers, je me demande s’il y a réellement un pilote au gouvernement pour les technologie en Tunisie, ou bien si chacun fait à sa tête dans sont coin dans les secteur public.

La liste des différents data centers Tunisie 


- CNI Bizerte
- Finances + Armée (Fondouk Jedid)
- BCT et Sibtel (Kairouan)
- CNSS (Sousse)
- CNAM (Kairouan)
- BIAT (Jedaida)
- TT (3 Data Centers, Tunisie télécom)
- Ministère de l’Enseignement supérieur (HPC avec les Chinois)
- Mennix ( le plus grand fournisseur privé en Tunisie est vide et n'a pas de client)
- Topnet
- 3S Global Net
- Axelaris


mercredi 19 décembre 2012

La BCT a un train de retard

L’affaire BT-Royal Luxembourg et Soprafi


La banque centrale est géré par des ignorants dans les affaires


Le dossier de l'affaire du Fonds Italo-Luxembourgeois "Royal Luxembourg Soparfi", qui a remporter l'offre de cession le mois dernier les 13% du capital de la Banque de Tunisie (BT), a été remis le lundi 3 décembre 2012 à la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour vérification de données, a affirmé le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des dossiers économiques, Ridha Saïdi.
En clair la banque de Tunisie ne verifie rien du tout depuis le debut, elle se contente de documents sans interrogations de données.

Cette mesure intervient alors que des rumeurs circulant dans les milieux des affaires tunisiens et dans les médias accusant Royal Luxembourg de spéculation, de blanchiment d'argent et d'activités illicites.

Dans un entretien accordé à l'Agence TAP, M. Saïdi a précisé qu'après le parachèvement des formalités relatives à l'appel d'offres, il s'agit maintenant d'enquêter sur la situation du fonds et sur ses activités et seule la BCT est habilitée à le faire.
Il a précisé que la BCT se charge automatiquement du contrôle et de la vérification de tous les documents relatifs aux transactions d'affaires afin d'éviter les activités liées au blanchiment d'argent et au commerce illégal d'armes ou de drogue.

Le hic c'est Monsieur Saidi, ministre délégué auprès du chef du gouvernement semble ignoré que quand ont fait des affaires, il doit y avoir une due diligence en amont et non a la fin comme c'est le cas ici. C'est ce que semble ignoré les dirigeant de la Banque de Tunisie en 2012 ...