Affichage des articles dont le libellé est chiffre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chiffre. Afficher tous les articles

mercredi 7 mars 2018

La république de la débrouille


L’économie informelle représente 54 % du PIB. Pour l’État, c’est un énorme manque à gagner. Et pour une partie de la population c'est un moyen de survie.

LES CHIFFRES DE L’INFORMEL

•54%duPIB
•2 millions de Tunisiens en vivent
• 85 % des PME sont actives dans des secteurs directement concurrencés par la sphère informelle
• En 2016, le commerce informel transfrontalier représentait environ 6 000 millions de dinars tunisiens (MDT), répartis comme suit :
– carburant : 1 000 MDT
– tabac:1000MDT
– marchandises diverses :
2 000 MDT à travers les frontières terrestres et
2 000 MDT à travers d’autres voies d’approvisionnement 
– manque à gagner total pour l’État : 2 600 MDT

Petite et menue, Saïda, 55 ans, a des allures de fourmi affairée et ne jure que par le travail et son sens du commerce. « Il me permet de survivre », explique cette « autoentrepreneuse » informelle. Aujourd’hui, elle vend des pâtisseries faites maison et a même embauché, au noir, une petite main pour les coups de feu en période de fêtes ou pour les mariages. Une activité qui lui rapporte en moyenne 700 dinars (240 euros) par mois, tous frais déduits. Originaire de Ben Guerdane (Sud), elle a longtemps profité des réseaux qui, depuis Tripoli (Libye), devenu une véritable centrale d’achats, fournissaient en produits divers les marchés et une multitude de petits commerçants en Tunisie. « Je prenais les commandes auprès de mes clientes à Tunis, faisais un aller-retour chez mes parents et revenais avec la marchandise. Avec mon mari, nous nous sommes installés à Ben Guerdane. Il faisait de la contrebande d’essence et je continuais à livrer mes commandes par le biais des taxis collectifs en me faisant des marges confortables. Mais c’était avant la guerre en Libye, qui a bouleversé toute la donne. Je suis revenue à Tunis pour éviter que mon époux ne trempe dans des trafics plus dangereux et me suis reconvertie. » Revers de la médaille : Saïda n’a jamais cotisé à une caisse sociale ni payé d’impôts. Elle devra travailler toute sa vie faute de pouvoir toucher une retraite. Les Saïda sont nombreuses en Tunisie. Selon une étude de 2016 du Centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (Cawtar), 45 % des Tunisiennes actives travaillent dans l’économie grise. L’informel est une soupape qui permet aux citoyens les plus fragiles de subvenir à leurs besoins ou de joindre les deux bouts en ces temps de marasme économique. Pour la plupart, cette activité est un antidote contre la précarité, mais certains font même fortune, surtout depuis le changement de régime, en 2011.

« On trouve le lait de l’ogresse »

Un peu d’informel n’a jamais nui aux économies, estiment les experts et les instances internationales, qui fixent à 20 % du PIB le seuil tolérable. Mais en Tunisie, l’économie parallèle accapare 54 % du PIB. Au point qu’il est plus facile de se procurer des produits sur le marché noir. Selon la formule consacrée en Tunisie, « on trouve le lait de l’ogresse », assure Hédi, un retraité qui furète régulièrement dans les étals à la recherche de la bonne affaire. Mais ce n’est là que la partie émergée de l’informel. L’économie grise, elle, s’impose et explose : emplois et logements non déclarés, microentreprises « sauvages », vente sans facturation, travail à domicile des femmes... Ce sont ainsi 2,6 milliards de dinars d’impôts et de taxes qui échappent à l’État, dont les recettes fondent comme neige au soleil et qui n’est plus à même d’assurer toutes ses missions.

L’informel a toujours existé et s’est longtemps réduit à un commerce à la valise. « Mon métier d’hôtesse de l’air me permettait de rapporter des vêtements, des trousseaux de mariée et des produits non importés considérés comme luxueux tels que le café ou les parfums », raconte une ancienne de
Tunisair. Sous Ben Ali, la configuration change. Le secteur parallèle, tenu par les familles du sérail, dont les Trabelsi, prend de l’ampleur. À la chute du régime, elles ont été remplacées au pied levé par leurs seconds couteaux, qui, profitant du laisser-aller général et de l’affaiblissement de l’autorité publique, ont proliféré en toute impunité, quand ce n’était pas avec certaines complicités pour introduire les marchandises sur le territoire. Contrairement à une idée reçue, l’essentiel de la contrebande, soit 75 % du flux, passe par les ports, mais, depuis le lancement d’une campagne anticorruption en mai 2017, qui avait opéré un tour de vis sur le port de Radès, les trafics se sont concentrés sur Sfax, Sousse et Bizerte. Le reste est réalisé via Ben Guerdane, dans le Sud, et la région de Kasserine, dans l’Ouest. « De part et d’autre de la frontière, Tunisiens et Algériens profitent de la contrebande. Après l’essence et les cigarettes, ce sont les produits alimentaires qui sont le plus demandés. Comment croyez-vous que l’on trouve des ananas à Kasserine ? » explique un routier qui assure les livraisons jusqu’à Tunis. Les réseaux prolifèrent à partir des frontières terrestres et maritimes, mais c’est dans les grandes villes, au vu et au su de tous, que le commerce illicite se pratique le plus.

En 2011, les marchands ambulants venus des régions intérieures, surtout de la région de Sidi Bouzid et de Jelma (Centre), avaient envahi les artères des grandes villes. Forts du précédent de l’un des leurs, Mohamed Bouazizi, dont le suicide, après la confiscation de sa marchandise, avait déclenché le soulèvement populaire qui conduira à la révolution, ils étaient intouchables. Produits turcs, chinois, chutes de camion : les marchandises qu’ils déversent de façon sauvage ont mis à mal les commerces légaux sans que les autorités osent agir et appliquent la loi, qui prévoit une amende allant de 250 à 1500 euros assortie de la confiscation de la marchandise. En six ans, ils ont gagné du terrain, se sont constitués en association et ont tenu tête aux pouvoirs publics. Jusqu’à ce qu’Omar Mansour, ex-gouverneur de l’Ariana et de Tunis, assainisse la situation en 2017 en les installant dans des espaces réservés. « Le passage n’est pas le même qu’en centre-ville. J’ai perdu la moitié de mon chiffre d’affaires, mais avec des prix très bas je satisfais la demande des plus démunis et des bourgeois », commente Lyes, qui vend des lunettes de contrefaçon à Sidi El Béchir. Dans le contexte anarchique de la postrévolution, organiser des circuits qui échappent à tout contrôle est presque une obligation. 

Intervenir est délicat. 

Pour beaucoup, la vente de cigarettes à la sauvette – ou d’autres produits – est leur unique subside », précise Maher, un agent des services de contrôle. Et d’ajouter que ceux qui s’assurent de gros revenus sont les barons des réseaux, qui possèdent même des entrepôts : « Ils gagnent des millions, font affaire avec des intermédiaires, investissent leurs bénéfices, principalement dans la pierre. Les pauvres bougres situés en bas de la pyramide vivotent. Ce sont le plus souvent des jeunes, qui trouvent là un moyen de tenter leur chance à la ville. » Il évite d’aborder le cas des commerçants ayant pignon sur rue qui se fournissent auprès des circuits clandestins, ainsi que la question des complicités, qui a pourtant fait l’objet d’interventions de députés à l’Assemblée des représentants du peuple. Sans désigner quiconque nommément, des élus comme Samia Abbou dénoncent les trafics couverts par certains hommes politiques, notamment issus des régions, et l’implication d’agents des douanes. Le sujet reste tabou ; les résultats des enquêtes après l’arrestation de gros bonnets du trafic de cigarettes ou d’essence ne sont jamais publiés.

Pression fiscale

Depuis les bananes, les fruits secs, les jouets, les fournitures scolaires, les vêtements jusqu’aux pièces détachées de voiture, tout est disponible et trouve preneur. Avec la pression fiscale imposée par la loi de finances 2018, même les entreprises finissent par se fournir sur le marché parallèle. Samir Majoul, patron des patrons, suggère de « mettre en place un environnement où toute pratique informelle est découragée, et toute pratique formelle encouragée et pas pénalisée, comme c’est le cas aujourd’hui », tandis que Mehdi Jomâa, ancien chef du gouvernement et président du parti Al-Badil Ettounsi, invite à « réduire les impôts pour que le secteur informel intègre le secteur formel ».

Des propositions qui méritent d’être examinées dans la mesure où les moyens mis en œuvre pour lutter contre l’économie parallèle sont jusqu’à présent sans effets. Ni la lutte anticorruption ni la réforme bancaire limitant les transactions en espèces ne freinent le phénomène. Au contraire, l’inflation et la dépréciation du dinar poussent même la classe moyenne à avoir recours au système D de l’informel, quand elle n’y investit pas. Kamel, cadre dans une entreprise, a ainsi ouvert une gargote où ses clients règlent en liquide. Une trésorerie « fantôme » qui lui permet de payer les études de ses deux enfants...

samedi 18 janvier 2014

Pétrole Tunisie

Les chiffres du secteur 



Petrole Tunisie


Nomination politique


Comme nous sommes en présence de copinage et de magouilles en Tunisie, les nominations du directeur général de l'energie et des entreprises mixte d'entreprise publique sont bloqué jusqua nouvel ordre. Les reseaux mafieux s'affèrent a présenté et négocié leurs hommes de paille aux postes concerné auprès du ministère de l'industrie et de l'énergie pour en contrôlé les rouages du secteur.

En l'état actuel des choses, il n'y a pas de directeur puisque depuis le départ de l'islamiste Rachid Ben Dali pour la STEG au début du mois de novembre 2013, la direction générale de l’Energie est restée sans PDG.

Et tous aussi bizarrement que cela puisse etre, plusieurs autres sociétés du secteur de l’énergie vivent la même situation, à savoir par exemple la Société italo-tunisienne d’Exploitation Pétrolières (SITEP), la société Numide, (entreprise mixte de droit privé créée en 2003 en partenariat entre l'Entreprise Tunisienne d'activités pétrolières (ETAP) et la SONATRACH), qui n’ont pas de président directeur général a leurs tête pour les géré depuis de longs mois.
Cette situation surprenante laisse à douté sur les raisons qui bloquent la nomination des PDG à la tête de la direction générale de l’Energie et des importantes sociétés pétrolières.

Introduction


Avant de vous présenté les chiffres du gouvernement et des représentant des entreprises publique du secteur, les versions varie d'un interlocuteur a un autre !  Il faut savoir que l'état tunisien ne maitrise pas les chiffres du secteur du pétrole. Ceux qui contrôle les puits sont les compagnies étrangère et ceux qui font la loi dans le secteur sont les réseaux mafieux au sein de plusieurs administration publique de connivence avec le monde politique. L'état se contente juste une approximation sur ce que ont lui laisse bien voir le cas échéant.

Les chiffres présenté sur les réserve de pétrole en Tunisie qui sont estimé a 460 millions de barils sous terre. Dans une intervieuw accordé a l'agence de presse tunisienne, le responsable de la prospection et de la production des hydrocarbures à la direction général de l'énergie, Monsieur Ridha Bouzouada, nous présente donc sont les faits suivant :

La production annuel de la Tunisie est de 65 milles barils par jours, ce qui sur une année reviens a 27 millions de barils de pétrole. (Pas mal pour un pays qui se dit quand même en déficit d'énergie.)

Pétrole en 2013


Au mois d'octobre 2013, la production nationale de pétrole brut en Tunisie aurait atteint 18,71 millions de barils, soit une baisse de 7,2% par rapport à la même même année en 2012, et cela malgré une augmentation de la production des champs Asdrubal au large de Sfax, Baraka dans le Golfe de Hammamet et Amani à Tataouine.

Bon a savoir : malgré la poursuite des activités de prospection et d'exploration, les nouvelles découvertes sont d'un volume réduit et ne couvrent pas la régression naturelle de la production dans les grands champs pétrolifères.

La Tunisie a aussi connu une baisse de la production de pétrole au cours des 5 dernières années de 31,7 millions de barils en 2008, à 18,71 millions de barils en 2013. Cela est du aux régressions naturelle de la production des 3 grands champs de "Borma" à Tataouine et "Ashtar" dans le Golfe de Gabès et aussi aux travaux de maintenance, de contrôle, de mouvements sociaux, qui serait donc des facteurs de baisse de la production du pétrole cet année la apparemment.

81 milliards m3 de gaz exploitable


Les quantités de gaz restantes et qui sont encore exploitables sont estimées à environ 81 milliards m3. Ces quantités pourrait être exploitées sur une période de 20 ans, avec une moyenne de 3,6 milliards de m3 par an.
La production nationale de gaz a atteint jusqu'au mois d'octobre 2013, 2,41 milliards m3 contre 2,35 milliards m3 durant la même période en 2012, soit une augmentation de 6%. Cette évolution résulte de l'augmentation de la production des champs "Asdrubal" au large de Sfax et "Adam" à Tatouine.

D'après les données disponibles actuellement, il y aurait 45 permis qui sont actuellement en vigueur et 52 concessions d'exploitation ont été accordées à 60 sociétés, dont 4 seulement tunisiennes et le reste sont soit des sociétés étrangères ou mixtes.

300 millions de dollars d'investissement


Il y aurait en Tunisie des investissements déclaré de l'ordre de 300 millions de dollars qui devrais être consacrés à la prospection en 2014. En 2014, seront programmés 15 puits d'exploration et 14 de développement, en outre une exploration sismique bi-dimensionnelle portant sur 2 mille km2 et tridimensionnelle sur 1.500 km2.

De janvier à octobre 2013, les opérations prospection sismique (tridimensionnelle) avaient porté sur 3.136 km2 et celles bi-dimensionnelles sur 2.785 km2, en 2012. De même, 23 puits ont été forés dont 13 de prospection et 11 de développement.

Les failles du code des hydrocarbures


Le code des hydrocarbures a été modifié en 2002, 2004 et 2008 pour soit disant s'adapter à la conjoncture économique et énergétique de l'époque. Toutefois en 2013, son application a révèle que certains de ses articles peuvent être interprétés de différentes manière et à sa façon lors de la découverte d'hydrocarbures dans des gisements non conventionnels. Suite a cela, le ministère de l'industrie Mehdi Jomaa compte consulté plusieurs experts sur la possibilité d'amender certains articles pour rendre ce code plus précis et y introduire un chapitre qui concerne les énergies non conventionnelles et leurs modes d'exploitation.

Les chiffres l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP)


Evaluation des réserves pétrolières tunisiennes à 838 millions de barils
M. Mohamed AKROUT, PDG de l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP)
a estimé le total des réserves pétrolières de la Tunisie est attestées à environ 838 millions de
barils dont 51% de pétrole et 49% de gaz. En 2013, 15 puits ont été forés contre 11 en 2012 et
11 en 2011.

Des prospections sismiques à grande échelle ont été menées afin de planifier un
programme d’exploration et de développement à moyen terme.

La Tunisie dispose de 32 blocs libres à bon potentiel ; M. AKROUT prévoit en 2014 le développement de la concession Nawara (Sud) ainsi que la finalisation des contrats d’approvisionnement et de construction.

Hausse de la production de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG)


Selon un communiqué de la CPG, la quantité de phosphates produite et commercialisée en
2013 jusqu’au 19 septembre s’élève à 2780 millions de tonnes contre 2327 millions de tonnes
sur la même période en 2012 (+ 20%).
Les deux principaux sites de production sont Metlaoui et Medhilla, tandis que Redeyef est
resté très faible et Oum Larayès nul. Les réserves actuelles en phosphates sont de 3750
millions de tonnes contre 3271 millions de tonnes au début 2013.

Les pertes de la CPG pour 2011 et 2012 sont de l’ordre de 200 M TND, et les difficultés
de la compagnie sont liées à sa restructuration et aux tensions sociales.

samedi 7 janvier 2012

Les exportations ont baissé en Tunisie en 2011

Mais dans la presse bizarrement les exportations ont augmenté ! Cherché l'erreur, cela est du la propagande et les chiffres bidon de l'administration tunisienne qui fonctionne toujours comme a l'epoque du dictateur Ben ali. Donné des faux chiffres a la plebe pour que celle ci pensent que le pays est bien géré.

Les ports tunisien connaisse une baisse de productivité de la part des ouvriers et des employés qui font des greves sauvages. Un grand nombre de bateau attende en mer pour être dechargé. J'habite moi meme en face de la mer et je vois tout de loin, deja je suis un spectateur de ce merveillons monde aquatique en surface.

- Plusieurs ports font des greves sauvage ou alors bloque le trafics maritime
- Les plus grosses entreprises tunisienne connaissent des grèves 24h/24h et 7j/7j
- Les chemins de fer sont bloqué par les grévistes, si ce n'est les grands axe routiers pour le transport
- La seule principale activité des ports qui marche bien c'est le transports de marchandise vers la Libye

Le principal port de Tunis a Rades


notre page sur facebook: https://www.facebook.com/pages/Intelligence-%C3%A9conomique-et-strat%C3%A9gique-en-Tunisie/108875725899143