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dimanche 14 décembre 2014

Aperçu de la performance du secteur des télécom en Tunisie

Télécom en Tunisie

Alors que la Tunisie ambitionne de devenir un acteur compétitif dans le marché mondial, les
consommateurs et le secteur privé tunisiens font face aux coûts les plus élevés au monde pour les
communications. La référence pour les appels « Skype Out » (qui reflètent généralement les prix les
plus compétitifs pour les télécommunications internationales) montre qu'un appel international entrant en Tunisie coûte US$ 0,40/minute - presque vingt fois le prix du marché international et environ deux fois le prix payé dans les pays de la région MENA voisins (Le Maroc est de 0,25 $, l'Algérie, l’Egypte et la Libye sont entre US$ 0,15 cents et 0,20 US$, la Turquie est à US$ 0,04 ; la France est de 0,02 US$.
Par exemple, un appel de Paris à Tunis est 11 fois plus cher qu'un appel de Paris à Istanbul (la Turquie étant un modèle de réussite de la réforme). Les prix des appels internationaux sortants, sont un peu moins chers, mais restent plus de dix fois supérieurs aux prix internationaux de référence. En conséquence, les tunisiens évitent de communiquer par appels internationaux : les minutes d’appels internationaux par habitant en Tunisie n’atteignent que la moitié de la moyenne de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), ils sont 7 fois plus bas que la moyenne de la région MENA et 3 fois moins que la moyenne de l’Europe de l'Est en minutes d'appels internationaux



Statistiques comparatives sur les communications internationales


En outre, les communications internationales de et vers la Tunisie stagnent, alors qu’elles augmentent
dans d'autres pays, qui les utilisent comme un comme un outil naturel pour une meilleure intégration
de leurs économies dans le marché mondial. Encore une fois, la raison principale est le coût élevé
des appels internationaux en raison du monopole en Tunisie, alors que la région MENA et de l'UMA
ont commencé la libéralisation du secteur en 2006. De même, malgré les prix élevés facturés aux
consommateurs pour les services ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line, ADSL), la couverture reste limitée et de faible qualité, ce qui a freiné le développement de l'ADSL.
Même avec un revenu par habitant beaucoup plus faible que la Tunisie, l'Egypte et le Maroc et sont
mieux positionnés pour devenir des plateformes régionales dans le secteur, avec respectivement trois
et sept opérateurs. Ces chiffres sont encore beaucoup plus faibles par rapport aux pays plus intégrés
comme l’Europe de l'Est (10 fournisseurs par pays en moyenne)

Les prix élevés des communications découragent l’investissement direct étranger (IDE), le commerce et l'intégration régionale et sont particulièrement dommageables pour la compétitivité de technologies de l’information et des communications (TIC) et l’offshoring des services, ils portent aussi des coûts sociaux pour les tunisiens résidents en Tunisie et à l’étranger.

dimanche 2 juin 2013

Les types d'entreprise en Tunisie en majorité

Les entreprises en Tunisie sont unipersonnelles en majorité
86 % des entreprises sont unipersonnel en Tunisie

En Tunisie, 92 % des entreprises seront unipersonnelles d'ici 2025, si la tendance actuelle  à petite échelle se poursuit. Il faut donc impérativement agir pour éviter au pays dans les 10 ans une stagnation structurelle», telle est le resultat d'une récente étude qui a été réalisée par l'INS et la Banque Mondiale.

L'étude sur la dynamique des entreprises révèle que 86% des sociétés dans le pays sont unipersonnelles  en 2010. Alors que l'ensemble des entreprises employant 100 personnes ou plus ne dépasse pas les 0,5%, mais représente quand meme 37% du marchés de emplois, soit plus que les entreprises unipersonnelles.

Les grandes entreprises sont proportionnellement orientées vers le marché extérieur, elles sont donc beaucoup plus susceptibles d'exporter et d'importer, d'être sous controle étrangère et d'être dans le régime offshore, ce qui represente une source importante de revenus et d'emplois.
Nécessité de réformer d'urgence des PME : Le document souligne une nécessité de réformes urgentes, afin de catalyser la création d'emplois et la croissance des entreprises.

En utilisant le Répertoire National des Entreprises, une base de données contenant des informations sur toutes les entreprises du secteur privé (hors agriculture en Tunisie), l'étude examine la performance des entreprises en termes de création d'emplois et de productivité.

De la un constat est fait sur le secteur privé tunisien, qui souffre d'une stagnation structurelle, ce qui résulte d'une faiblesse de la compétitivité dans le chef des entreprise et de la productivité, avec des possibilités de croissance limitées dans le temps.

Le manque d'opportunité ne se manifeste pas seulement dans la création d'emplois, mais aussi dans la qualité, la production étant concentrée dans des activités relativement peu productives et à petite échelle.
Par ailleurs toujours dans le document, l'importance de l'auto-emploi augmente au fil du temps, depuis que la création nette d'emplois a été limitée et concentrée dans les entreprises unipersonnelles, ce qui représente la moitié des 672 877 nouveaux emplois nets créés entre 1996 et 2010.