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jeudi 26 octobre 2017

Un pays où il fait pas bon à investir

Des administrations d'un autre siecle


Un investisseur étranger malgré toutes ses demandes n'ayant pas reçu sa carte de séjour depuis plus de 3 ans (bien que le dossier fût extrêmement complet) s'est vu refuser son embarquement par la police des frontières malgré sa carte de séjour provisoire pour lui et sa famille... 
Cette famille n'a pas pu se rendre aux funérailles de la grand-mère, car il fallait juste avant de partir régler une somme de plus de 6000 dinars pour frais de pénalité sur le territoire ! Rien que ça me direz vous

Otage d'un système pourri

D'un côté le Ministère de l'Intérieur vous indique entre entre 1 et 3 mois pour l'obtention de la carte de séjour, mais en fait cela prend parfois plus d'un an .... et de l'autre la police aux frontières ne vous laisse pas partir si vous ne l'avez pas en temps et lieu voulu, à moins de vous soutirer de l'argent sous forme d'amendes de retard ! 
Quelle logique dans tout ça ?

Il lui a donc fallu s'acquitter de 6000 dinars et plus pour partir (définitivement) suite à l'incompétence des sous-fifres du Ministère de l'Intérieur ... 
Il faut en gros payer pour les conneries des autres si l'on veut sortir du pays ! 

MORALITÉ : Malgré ce qu’on lui avait dit au 2020 et tout c'est beau discours.... L'état a perdu un investissement de 7 millions d'euros et 280 emplois directs, je ne parle pas des emplois indirects. 

Traité comme une merde à l'aéroport, il ne faut pas s'étonner que les hommes d'affaires ne reviennent plus mettre un pied chez nous même en vacances.

C'est aussi ça l'administration tunisienne en 2017

À bon entendeur Salut !!

Si vous avez connaissance de témoignage et de difficulté au pays merci de m'envoyer vos remarques pour le prochain article.

mercredi 6 juillet 2016

Filière de l'huile d'olive tunisienne

Manquement dans le contrôle qualité


Le reportage télé diffusé en mars est révélateur sur le delitement de l'etat sur l'économie du pays
Souvenez-vous, c'était en mars 2016 sur une chaine italienne Ballaro en Italie. Suite à l'augmentation des quotas d'importation dans l'UE, la chaine italienne diffusait un reportage sur des producteurs d'huile d'olive et leurs environnements de travail. Dans le premier exemple, tout est contrôlé, les installations étaient aux normes, l'ouvrier expliquait en quoi consistait le travail de l'usine devant la caméra italienne. Jusque-là tout va bien, les choses vont se gâter par la suite

Dans le deuxième cas qui est plus problématique, l'usine appartient a un petit producteur de Zaghouan qui ne respectait pas les normes d'hygiène, rigolait quand ont lui demandait si les contrôles étaient existants. Sa production se passait dans un garage automobile et celui-ci expliquait en coeur qu'il exportait son huile sur les marchés extérieurs! Bref toutes les images étaient tellement crades que le téléspectateur avait compris qu’en 2016 n'importe quel singe pouvait produire tout et n'importe quoi en Tunisie sans respecter les normes. Parfois les images sont plus fortes que les mots, c'est ce qui sait passer dans ce cas là. Au final on a vu un producteur produire de l'huile d'olive dans la saleté et les déchets. 

La responsabilité du ministère du commerce et de l'agriculture

Les 2 ministères seront aux abonnés absents comme de coutume, celui-ci se tait et ne prendra aucune mesure pour contrôler le secteur des producteurs d'huile d'olive. Qu'en conclure ? Le ministère ne fera jamais de déclaration pour défendre les bons oléiculteurs des fauteurs de troubles qui ternissent l'image de la profession. Le ministère ne consultera point, car il ne sait pas comment communiqué sur ce genre d'évènement et ne prendra aucune mesure avec le syndicat des producteurs d'huile d'olive, et ni avec la chambre de commerce UTICA ! Tous ses syndicat et responsable du gouvernement sont aux abonnés absents

Conclusion

Si un jour l'envie de vous prend pour mettre en échec l'économie tunisienne et de créer une petite guerre de l'image avec votre caméra, vous pouvez venir filmé les producteurs de quelque secteur que ce soit et montré la face cachée de la profession et diffusé les images en Europe. Vous ne trouverés personne aux gouvernement pour vous contredire de quelque manière que ce soit. Notre gouvernement semble vivre aux 18 eme siècles dans un monde sans image, il est complètement dépassé par l'économie de marché et semblent ignorer que la guerre des images peut servir les intérêts des pays étrangers. Pourtant il en va de l'économie du pays et de sont exportation qui lui rapporte des devises étrangères en c'est temps de crise économique. Et que dire encore que pendant ce temps, certains continuent leurs activités dans l'illégalité la plus totale.



mardi 28 juin 2016

L’islam bride la science

Les pays arabes représentent moins d’1% des dépenses mondiales en R&D. En cause, les politiques autoritaires et les interdits religieux.




GITEX


Créé en 2012 par Hamzeh al-Fuqha, un Palestinien vivant aux Emirats arabes unis, SmartAd est un logiciel qui fait appel à la reconnaissance faciale pour comprendre comment les clients réagissent aux publicités. Le programme, utilisé entre autres par Burger King, peut également déterminer l’âge et le sexe du consommateur. C’est un des rares exemples d’innovations en provenance du monde arabe. Selon l’Unesco, les pays arabes (5,9 % du PIB mondial) représentent moins d’1% du total des dépenses en recherche et développement (R&D).

Le Bahreïn y consacre 0,04 % de son PIB, l’Egypte 0,7%, contre 0,8% en Inde et 1,6 % au Royaume-Uni. Et encore, la plus grosse partie des sommes est gaspillée. En Egypte, les professeurs sont promus en fonction de qui ils connaissent et non selon ce qu’ils découvrent.

Le gros problème cependant est la timidité du secteur privé en matière de R&D. Les entreprises chinoises dépensent près de quatre fois plus dans ce domaine que leur gouvernement, et les américaines plus de deux fois et demie. Quant aux firmes israéliennes, elles représentent au moins 75 % des dépenses nationales en R&D.

Dans le monde arabe, en revanche, cette contribution du secteur privé est inférieure à 5 %. Le problème, selon l’influente scientifique jordanienne Rana Dajani, est dû à « l’absence d’un environnement encourageant la pensée libre et l’exploration ». Les écoles encouragent l’apprentissage du par cœur, et les dirigeants répriment tout débat politique. De nombreux domaines de recherche sont entravés non seulement par des politiques répressives, mais aussi par ce qui est perçu comme une contradiction entre islam et science. La médecine, par exemple, peut donner lieu à controverse, notamment dans la recherche sur les embryons. Pourtant, de tels obstacles ne sont pas insurmontables. 

Après avoir passé des années à consulter des scientifiques et des théologiens, la Jordanie a adopté en 2014 une loi autorisant la recherche sur les cellules souches. Une clause précise que les embryons ne pourront être créés qu’à partir du sperme et des ovules de couples mariés.

Incubateurs marocains

D’autres pays progressent également dans d’autres secteurs. Les pépinières d’entreprises et incubateurs marocains ont contribué à faire du pays le premier exportateur de logiciels et produits high-tech du monde arabe. Et des innovateurs privés n’hésitent pas à créer des start-up, même si cela concerne des niches comme la vente en ligne ou la mise au point de versions arabes d’applications développées ailleurs. Careem, par exemple, est la version saoudienne de l’américain Uber. Rana Dajani remarque que les scientifiques et innovateurs arabes réussissent bien mieux à l’étranger que chez eux (Steve Jobs, par exemple, était à moitié syrien). Pour encourager la créativité, le Moyen-Orient doit mieux accepter la pensée critique. Une telle liberté est d’ailleurs susceptible d’avoir bien d’autres avantages.


lundi 14 mars 2016

Intelligence économique


Afrique


Intelligence économique


Les Etats africains peuvent-ils avoir le contrôle exclusif des secteurs dits stratégiques de leur économie en s’inspirant des principes de l’intelligence économique ? 

L'intelligence économique (IE) est à la fois une politique publique élaborée et mise en œuvre par l’État et une démarche d’entreprise, avec un objectif commun : le soutien à la compétitivité. La mise en œuvre de l'intelligence économique, tant par les acteurs publics que par les entreprises et établissements de recherche s'inscrit dans un contexte précis : celui de la mondialisation et de l'interconnexion des économies. Face à ces nouveaux défis, toute entité économique doit désormais intégrer l’Intelligence économique afin de comprendre, analyser et anticiper ces mutations et de protéger sa compétitivité et ses savoir-faire.
Cette concurrence s’exerce dans le cycle de l’innovation et au stade de la recherche. Au même instant que le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’arrivée d’une véritable société de l’information influent sur l’évolution. Aujourd’hui, comment l’Afrique peut-elle gérer son économie en intégrant une démarche d’intelligence économique. 

Sous hypothèse que cette dite démarche serait avantageuse et bénéfique à l’Afrique, comment doit elle s’organiser ?
Par ailleurs, quelle identité d’intelligence économique l’Afrique peut-elle avoir ? Les Etats africains peuvent- ils avoir le contrôle exclusif des secteurs dits stratégiques de leur économie en s’inspirant des principes de l’intelligence économique ?
L’élaboration d’une démarche d’intelligence économique en Afrique serait l’un des défis stratégiques pour le continent, l’application correcte d’une bonne démarche de l’IE pourrait anticiper les erreurs, improvisations, anarchie décisionnelle qui ne peut qu’être facteur de recul de l’économie africaine. 

Une bonne démarche d’intelligence économique peut faire améliorer les entreprises africaines et les faire migrer à une gestion plus dynamique.
Avec une ouverture prudente, la Chine a pu garder le contrôle de son économie, en s’appuyant sur les investissements étrangers, avec comme objectif la mise à niveau technologique et managériale de son économie, mais en mettant en place une stratégie défensive de ses secteurs stratégiques, afin d’éviter toute fuite d’information.
C’est cette orientation qui favorise aujourd’hui la croissance extraordinaire de son économie. Aujourd’hui, les entreprises africaines doivent savoir tirer d’avantages des transferts technologiques; leur rôle ne doit plus d’être commercial mais productif, innovant et créatif. L’Afrique peut contrôler parfaitement ses matières premières, de l’exploitation à la commercialisation. La mise en place d’une approche offensive de l’Intelligence économique propre au continent serait un parfait stratagème visant l’amélioration et le rayonnement du continent à l’échelle mondiale. Désormais, il est admis qu’il faut être en veille comme les Chinois, analyser comme les Français, agir comme les Américains. L’Afrique doit, à l’ère de l’information, répondre à une question : quel doit être mon business ? La formulation, la sécurisation et la diffusion de l’information économique dans les secteurs dits stratégiques, doivent se faire par les Africains eux-mêmes, c’est à ce prix, sans doute, que l’Afrique pourra parachever son indépendance économique.

dimanche 14 décembre 2014

Aperçu de la performance du secteur des télécom en Tunisie

Télécom en Tunisie

Alors que la Tunisie ambitionne de devenir un acteur compétitif dans le marché mondial, les
consommateurs et le secteur privé tunisiens font face aux coûts les plus élevés au monde pour les
communications. La référence pour les appels « Skype Out » (qui reflètent généralement les prix les
plus compétitifs pour les télécommunications internationales) montre qu'un appel international entrant en Tunisie coûte US$ 0,40/minute - presque vingt fois le prix du marché international et environ deux fois le prix payé dans les pays de la région MENA voisins (Le Maroc est de 0,25 $, l'Algérie, l’Egypte et la Libye sont entre US$ 0,15 cents et 0,20 US$, la Turquie est à US$ 0,04 ; la France est de 0,02 US$.
Par exemple, un appel de Paris à Tunis est 11 fois plus cher qu'un appel de Paris à Istanbul (la Turquie étant un modèle de réussite de la réforme). Les prix des appels internationaux sortants, sont un peu moins chers, mais restent plus de dix fois supérieurs aux prix internationaux de référence. En conséquence, les tunisiens évitent de communiquer par appels internationaux : les minutes d’appels internationaux par habitant en Tunisie n’atteignent que la moitié de la moyenne de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), ils sont 7 fois plus bas que la moyenne de la région MENA et 3 fois moins que la moyenne de l’Europe de l'Est en minutes d'appels internationaux



Statistiques comparatives sur les communications internationales


En outre, les communications internationales de et vers la Tunisie stagnent, alors qu’elles augmentent
dans d'autres pays, qui les utilisent comme un comme un outil naturel pour une meilleure intégration
de leurs économies dans le marché mondial. Encore une fois, la raison principale est le coût élevé
des appels internationaux en raison du monopole en Tunisie, alors que la région MENA et de l'UMA
ont commencé la libéralisation du secteur en 2006. De même, malgré les prix élevés facturés aux
consommateurs pour les services ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line, ADSL), la couverture reste limitée et de faible qualité, ce qui a freiné le développement de l'ADSL.
Même avec un revenu par habitant beaucoup plus faible que la Tunisie, l'Egypte et le Maroc et sont
mieux positionnés pour devenir des plateformes régionales dans le secteur, avec respectivement trois
et sept opérateurs. Ces chiffres sont encore beaucoup plus faibles par rapport aux pays plus intégrés
comme l’Europe de l'Est (10 fournisseurs par pays en moyenne)

Les prix élevés des communications découragent l’investissement direct étranger (IDE), le commerce et l'intégration régionale et sont particulièrement dommageables pour la compétitivité de technologies de l’information et des communications (TIC) et l’offshoring des services, ils portent aussi des coûts sociaux pour les tunisiens résidents en Tunisie et à l’étranger.

mardi 10 septembre 2013

La Tunisie est un pays riche

Il y a 650 millionnaires et 70 milliardaires 







La Tunisie est un pays de voleurs et de mafioso en col blanc depuis des années, c'est un état qui crève la dalle avec une armée de chômeurs affamé qui attende un boulot. Mais d'un autre coté le pays vit au dessus de c'est moyens, avec un budget de l'état qui explose tout les compteurs. Cerise sur le gateau, le president de la republique beneficie d'un salaire de 17 OOO euro a vie, plus tous les autres avantage qui vont avec.

C’est le cabinet britannique, le « New World Wealth », qui publie un rapport classant le nombre de millionnaires dans les pays africains où l’Afrique du Sud est bien sûr aux premières loges avec 800 millionnaires, suivie des 2300 millionnaires de l’Egypte. Mais les pays de l’Afrique du Nord, non plus ne sont pas à court de millionnaires.

Selon ce rapport, pour qui un millionnaire est tout individu détenant un actif net de 1 million USD hors résidence principale, ainsi quatre pays du Maghreb figurent dans le top 10 des pays africains qui comptent le plus de millionnaires pour l’année 2012. Selon le «New World Wealth», la Tunisie occupe même la première place au Maghreb avec pas moins de 650 millionnaires, talonnée par la Libye avec 640 millionnaires, le Maroc avec 490 et l’Algérie avec 410.

Mieux encore, un autre cabinet, britannique également, publie un rapport intitulé «Wealth X 2012-2013». Le cabinet affirme faire son «analyse à partir d’une base de données d’individus ayant un patrimoine dont la valeur nette dépasse les 30 millions USD (y compris les participations dans des entreprises publiques et privées, les propriétés résidentielles, les investissements, les collections d’objets d’art, les liquidités et autres actifs)». Le rapport traite donc des multimillionnaires ou des milliardaires.

Sur le continent africain, la Tunisie est plutôt bien classée aussi. Elle figure à la 7ème position, bien avant le Maroc (10ème) et l’Algérie (11ème) et même devant la Libye (8ème). Un classement qu’on pourrait comprendre par le caractère très discret de ces milliardaires en Tunisie, la domination de la famille royale et de l’armée au Maroc et en Algérie et par l’effondrement de la famille Gueddafi en Libye.

Le rapport indique qu’il existe en Tunisie 70 milliardaires. Il évalue leur fortune à 9 milliards USD, soit l’équivalent de 14 milliards 871 millions 600 mille 151 DT ! Le chiffre est astronomique, surtout lorsqu’on le compare au budget de tout l’Etat qui ne dépasse à peine les 26 milliards DT ou lorsqu’on le met en rapport avec toute la demande tunisienne en dettes, telle que présentée par l’ex- Premier ministre Béji Caïed Essebssi lorsqu’il avait rencontré le Club de Paris.

Ce qui attire l’attention dans ce second classement, c’est d’abord qu’il recense les milliardaires tunisiens et non les millionnaires, comme le premier. Mais, surtout qu’il affirme que leur nombre, entre cette année et l’année dernière a augmenté de 16,2 % alors que le total de leur fortune a augmenté lui aussi de 5,9 %, en tenant certainement compte de l’effet de change. On pourrait dire que la Révolution est passée par là. Tous les professionnels et observateurs tunisiens affirment, en effet, que la Révolution tunisienne n’a fait qu’appauvrir les pauvres et enrichir encore plus les riches.

Ce nombre, important, il faut le dire et rassurant en même temps de millionnaires et de milliardaires, expliquerait en quelque sorte pourquoi la Tunisie n’est pas en faillite, malgré le très peu de moyens de l’Etat. Force est à ce titre de constater que l’argent circule bien (plus de 7,5 milliards DT par jour. Le Tunisien ne manque de rien. Tout flambe et il achète quand même encore. Un petit tour dans les hypermarchés, et ils ne sont pas courus que par la higt-society, en convaincrait tout observateur averti. Le Tunisien essaie de ne pas payer le fisc, fraude les taxes et autres impôts, pour garder la majeure partie de son argent, chez lui. L’explosion des ventes sur les trottoirs et les bas-côtés des grandes voies, le confirmerait si besoin.

C’est au contraire l’Etat qui a peu de moyens et qui fait tout ce qu’il ne faut pas pour faire fuir les capitaux et ne fait rien, depuis presque deux ans, pour leur redonner confiance pour qu’ils recommencent à investir et remplir les caisses de l’Etat.