dimanche 28 février 2016

Plagiat

Champion du monde de l'incompétence 



Taoufik Rajhi
Taoufik Rajhi est ministre conseiller économique auprès du Chef du gouvernement, chargé des réformes, dont il faisait depuis fort longtemps son principal sujet de réflexion. Le président du Conseil des analyses économiques qu’il est, vient de présenter le premier rapport établi par les soins du think tank sur la nécessité, la nature et l’ampleur des réformes à engager, en appui au Plan national de développement.

Des affaires de plagiat existent toujours en Tunisie, durant l’année 2015 plusieurs affaires ont défrayé la chronique. Ce qu’il faut savoir, c’est que le plagiat et le « copier-coller » font partie de la culture dans nos universités et dans l’administration publique. Les universitaires qui copient et plagient les recherches des autres continuent d’exercer dans nos universités sans sanction. 

Dans l’administration en 2015, une nouvelle affaire a éclaté. Un marché public avec un appel d’offres pour de machines électroniques pour des paris sportifs est publié dans le Jort. On découvre plus tard que nos amis les fonctionnaires de l’administration ont plagié le marché public sur celui des marocains qui venaient juste de publier leur propre offre.  À l’époque, l’affaire fut étouffée et personne n’a été sanctionné non plus. Ensuite on découvre que suite à cette affaire, l’appel d’offres ne sera jamais attribué, car il n’avait pas reçu l’aval des autorités responsables… 

Programme national des réformes majeures 

C’est encore une nouvelle affaire qui éclate chez nous aujourd’hui, de nouveau des affaires de plagiat. Ce sont 3 professeurs universitaires Sofiane Ghali, Moez Labidi, Samy Mouley qui ont plagié l’étude réalisée par la BAD relative au Royaume du Maroc. Ce sont les mêmes universitaires qui ont participé à la rédaction du rapport Conseil des Analyses économiques (CAE) pour contribuer à un projet de matrice de réformes, dans le cadre du programme national des réformes majeures (PNRM), et ce en collaboration avec l’administration et d’autres acteurs institutionnels.

Ce qui est en cause ici, c’est la matrice du programme national des réformes. Le plagiat est juridiquement punissable, dans les pays qui ont signé la Convention de l'UNESCO sur la Propriété intellectuelle. Dans le cas présent, les mêmes auteurs se reprennent en copiant la même matrice réalisée par la BAD pour le Maroc.  Utilise cependant a savoir c'est que c'est trois nullissimes ont touché leurs chèques, donc démission ou pas, l'affaire est dans la boite. Mais puisque chez nous les choses se passe à l'amiable qui rime avec arable, il ne peut que le défendre !

Alors qui est responsable me dirait vous ? De deux choses l'une : C'est soit notre universitaire Hatem Salah qui fait du copier-coller ou alors c'est Taoufik Rajhi, ministre conseiller économique auprès du Chef du gouvernement, chargé des réformes qui ne contrôle rien et ne vérifie rien dans sont équipe. Comme quoi, le plagiat a un bel avenir au pays du jasmin

Le rapport tunisien : http://fr.slideshare.net/HoussemBouhalli/rapport-plagiat-cae-2-1
Le rapport marocain: http://fr.slideshare.net/HoussemBouhalli/source1-1

mercredi 24 février 2016

Jeune pousse

Sarah Toumi 

Cette Tunisienne figure dans le classement Forbes des meilleurs entrepreneurs de moins de 30 ans. Son champ d'action? L'environnement.

Sarah Toumi


Depuis ses 11 ans, elle ne jure que par l'action collective. Fondatrice, en 2008, de Dream, un « réseau d’échange et d’action pour le développement » destiné aux jeunes, Sarah Toumi, aujourd'hui 28 ans, quitte Paris en 2012 pour retrouver la campagne tunisienne et ses souvenirs d'enfance. N'ayant jamais pu oublier les inégalités et la pauvreté qui régnaient à Bir Salah, le village de son grand-père, dans la région de Sfax (Centre), elle crée Acacias for AU, une entreprise « à vocation sociale ». 

Objectif: réduire le déficit hydrique de cette localité affectée par le changement climatique. Une initiative qui vaut à Sarah Toumi d’être la seule Arabe et Africaine à figurer dans le classement mondial 2016 des trente meilleurs entrepreneurs de moins de 30 ans, établi par le magazine américain Forbes.
Cette passionnée de littérature de voyage (elle a obtenu une maîtrise sur ce thème à la Sorbonne) a regroupé en coopérative les femmes de Bir Salah. Leur travail ? Planter du moringa, une variété d'acacia qui donne de l'huile et de la gomme arabique très prisées sur le marché international. Cet arbre d'origine indienne a aussi la capacité de régénérer les sols et de drainer l'eau. Résultat, rien qu'à Bir Salah, 13000 moringas ont été plantés, ainsi que 7 000 arbres fruitiers traditionnels. Ce projet s'accompagne d'actions solidaires, comme la création d'un club pour femmes ou d'un incubateur pour jeunes entrepreneurs, financés notamment par 45000 euros de dons de la Fondation Roi-Baudouin et de la Fondation Orange, ainsi que par une campagne annuelle sur le web.

DÉTERMINÉE. Sarah Toumi, qui compte essaimer en Tunisie, projette de planter 1 million d'arbres d'ici à 2018. Également récipiendaire des prix Ashoka Youth- Changemakers (2008) et Women for Change (2013), cette féministe musulmane qui admire Alaa Murabit, la fondatrice de l'ONG The Voice of Libyan Women, est plus que jamais déterminée à « inspirer des personnes normales qui veulent faire des choses extraordinaires dans leurs pays ». •


dimanche 7 février 2016

Site web entreprise Tunisie

Entreprise


Site web entreprise Tunisie


Blogger est devenu important dans la vie de l'entreprise, que ce soit en image ou bien sur un sujet tendance. Il m'arrive très souvent de surfé sur des sites web d'entreprise et sur les sites des ministères et une chose saute aux yeux c'est la non-mise a jours des sites web. Les sites en majorité en Tunisie sont désuets, des pages blanches, des pages en erreur 404, des photos d'il y a 15 ans et certains non même pas un blog. Certaines entreprises ont des pages Facebook comme site internet, ce qui est une erreur et une aberration.
La Tunisie compte des milliers de chômeurs qui sont diplômés en tant que Webmasters. Et le plus curieux c'est que l'ont les engages pas ni dans l'administration publique et ni dans le privé. Chez nous en Europe, tout le monde blog, moi même je blogue dans le blog de l'entreprise pour donner mon avis. Le sujet de ce soir c'est de persuader les très rare gestionnaire ou webmaster de site web qui ont un CMS de tenir un blog sur la vie de l'entreprise et l'actualité en général dans son domaine d'activité. Cela est important pour un futur prospect sur le sérieux de votre activité, et surtout en matière de communication, un billet et une photo valent mieux qu'un long discours ...

Pourquoi un blog d’entreprise est incontournable aujourd'hui. La nécessité d’un blog


Votre site Web est la carte de visite numérique de votre entreprise. Une carte qui se devra aussi vivante et innovante que possible. L’une des manières les plus efficaces d’y parvenir est de renouveler régulièrement votre contenu. Étant donné que vous ne pouvez peut-être pas ajouter des pages de produits ou de services non stop sur votre site Web – sauf si vous gérez un webshop – le blog d’entreprise est idéal.

Dix arguments


Il existe de nombreuses raisons de créer un blog. Nous vous présentons sans doute ici les principales :

1) Améliorer le référencement de votre site Web par les moteurs de recherche

C’est la raison principale pour lancer un blog : vous rafraîchissez le contenu de votre site Web sur base régulière, ce que les moteurs de recherche constatent (site Web qui « vit »), et votre site est ainsi mieux référencé. Entretenir un blog vous permet par ailleurs d’insister sur des termes très spécifiques qui peuvent faire l’objet de recherches (long tail keywords) sans qu’il soit question de discours promotionnel. Le blog pourra également générer du trafic supplémentaire sur votre site Web.

D’autre part, lorsque vous abordez un sujet d’actualité de manière pertinente, il y a de fortes chances que vos propos soient relayés dans les médias, ce qui favorise les chances de votre site Web d’être trouvé par les moteurs de recherche. A fortiori lorsqu’on sait que de nombreux journalistes en quête de sujets écument Internet afin de trouver des informations intéressantes à se mettre sous la dent.

2) Positionner votre entreprise en tant qu’expert


En bloguant régulièrement et avec pertinence et en offrant une bonne vision des choses sur des sujets relevant de votre domaine de spécialisation, vous vous positionnerez en tant qu’instance compétente. Peut-être vos clients vous considéraient-ils jusque-là comme un vendeur ou fournisseur fiable mais ignoraient-ils que vous êtes parfaitement informé des aspects techniques, du marketing de produits ou encore, des données historiques. Entretenir un blog pourra améliorer votre crédibilité en tant qu’entrepreneur ou la crédibilité de votre entreprise. À terme, vous pourriez même être invité à contribuer à des séminaires, des reportages, des articles de presse, etc. Mais si vous souhaitez faire autorité dans un domaine, il faudra oser vous lancer : ayez le culot de mettre en évidence des tendances que personne n’a encore identifiées, osez aborder les sujets tabous, prenez vos distances avec ce que la plupart de vos collègues considèrent comme des pratiques évidentes dans votre domaine de spécialisation...

3) Liens vers d’autres entreprises


Quoi de plus efficace qu’un blog pour rendre service à d’autres entreprises ? Supposons que vous abordiez un sujet particulièrement technique pour lequel vous faites référence au site Web d’un partenaire hautement spécialisé : voilà un geste qui sera sans aucun doute apprécié et qui permettra de renforcer les liens. Assurez-vous quand même au préalable que vous êtes autorisés à insérer ces liens. De même, n’omettez pas de mentionner vos sources en insérant le lien vers l’entreprise auprès de laquelle vous avez puisé vos informations (ce qui est d’ailleurs souvent une exigence déontologique).

N’oubliez par ailleurs jamais d’insérer dans vos blogs les liens vers les pages spécifiques de votre propre site Web, ce qui sera bénéfique à votre référencement.

4) Positionner et valoriser votre entreprise


Les blogs existent par milliers. Si vous souhaitez sortir du lot, réfléchissez au préalable au style que vous allez adopter, au design, aux sujets que vous allez aborder et à l’effet souhaité (partage d’informations, incitation à la discussion, annonce de primeurs, etc.). Si vous parvenez à créer un mélange unique de contenu et d’illustrations auquel vous imprimez votre patte et que vous veillez ensuite à garder l’ensemble cohérent, votre blog constituera un moyen d’idéal de positionner et de valoriser votre entreprise ou votre marque. Des blogs bien conçus donneront à vos entreprises un visage attrayant.

Mais pour vous positionner, vous devrez également utiliser tous les moyens disponibles pour attirer l’attention sur votre blog. Par conséquent, lorsque vous publiez un nouvel article, n’hésitez pas à exploiter pleinement les canaux comme Facebook, Twitter et LinkedIn. Par ailleurs, republier le lien en question après quelques semaines ou quelques mois ne peut pas faire de tort, en n’oubliant pas de mentionner qu’il ne s’agit pas d’un nouveau contenu, mais bien d’un contenu fort à-propos vu les récents développements...

5) Impliquer les clients

Savez-vous ce qu’il se passe parmi vos clients ? Se posent-ils des questions au sujet de certains produits ou procédures ? Un blog est la façon idéale de répondre à leurs questions. Vous atteignez ainsi un objectif double : le client reçoit des informations (que l’on espère) satisfaisantes sous la forme d’un blog et il se sent apprécié et écouté par votre entreprise. Avec une très précieuse fidélisation de la clientèle à la clé.

6) Créer une archive


Si chacun des blogs constitue un échantillon de savoir-faire dans votre domaine de compétences, vous constituerez à terme sur votre site une belle collection de documentation. Cette documentation pourra tôt ou tard servir comme matière pour une conférence ou des ateliers. De plus, en matière de référencement, rappeler, liens à l’appui, d’anciens articles dans de nouveaux blogs ne fait jamais de tort.

7) Susciter l’interaction


Si vous donnez à vos lecteurs la possibilité de réagir sur vos blogs, moyennant une bonne modération, d’intéressantes discussions peuvent être amorcées. Supposons que vous clôturiez votre blog avec une question, ou un défi pour l’avenir, vous pourrez immanquablement exploiter les réactions, qu’elles soient positives ou négatives (par exemple suppression d’un produit ou service de votre gamme).

Cela présente un avantage supplémentaire pour votre site Web : de nos jours, les blogs sont fortement liés à l’actualité, tandis que les pages Web présentent par définition un caractère plus statique.

8) Étoffer vos propres connaissances


Il ne sert à rien de vouloir absolument étaler vos connaissances ou votre expérience dans votre blog. Vous pouvez par exemple également traiter des développements récents dans votre domaine de spécialisation, même si vous ne possédez pas d’expérience à ce niveau. Cela vous obligera peut-être à effectuer des études et recherches, et vous permettra d’étoffer vos connaissances.

9) Obtenir une meilleure vision de ce que souhaitent les clients


Via des outils comme Google Analytics ou encore les statistiques permettant de savoir combien de fois un lien a été partagé sur des médias sociaux comme Facebook, il est facile de connaître les blogs les plus lus. Vous pouvez par exemple apprendre quels thèmes intéressent le plus vos clients ou les autres lecteurs et réagir en fonction. Si les blogs de certaines marques obtiennent d’excellents résultats, sautez sur l’occasion pour mettre leurs produits en évidence dans votre magasin ou sur votre site Web. Les blogs permettent donc à vos lecteurs de s’instruire, mais vous permettent aussi d’apprendre des choses sur vos lecteurs.

10) Réutiliser d’anciens contenus


Supposons qu’en tant que gérant, vous donniez une conférence pour un groupe restreint de clients, partenaires, séminaristes ou stagiaires. Vous avez immanquablement beaucoup travaillé pour préparer cette conférence. N’est-il pas dommage que tout ce travail et les résultats restent limités à ce groupe limité ? Votre blog viendra à point nommé : vous n’aurez qu’à retravailler la conférence, la présentation PowerPoint, le discours ou le contenu du workshop et à le publier sur un blog ou une série de blogs pour toucher ainsi un public plus vaste.

Bloguer n’est pas sans risques


Les blogs peuvent par conséquent constituer une formidable valeur ajoutée pour votre entreprise. Mais attention ! Ils ne sont pas sans risques. Entretenir un blog n’est pas dangereux au sens littéral du terme, mais il convient d’être très attentif à deux choses. Si vous ne le faites pas, l’aventure du blog risque bien de se retourner contre vous. Soyez dès lors particulièrement attentif aux deux aspects suivants :

1) La régularité

C’est une question de respect pour vos clients ou les autres visiteurs de votre site Web. Une fois que vous déterminez un rythme (chaque semaine, toutes les deux semaines, tous les mois,...), vous devez vous y tenir car à un moment donné, vous aurez attiré un public comptant sur votre prochaine intervention, à l’échéance que vous aurez définie. Si vous ne vous y tenez pas, vous risquez bien de voir votre public décrocher...

Désignez dès lors un blogueur attitré au sein de votre entreprise ou établissez un tour de rôle, ou encore adressez-vous à un partenaire externe comme un rédacteur ou un copywriter spécialisé. Si vous êtes régulier, vous acquerrez un public fidèle.

Il peut par ailleurs être utile de dresser une série de sujets, par exemple en organisant régulièrement des séances de réflexion. Ce qui nous amène à notre deuxième point d’attention.

2) La pertinence

Personne n’aime lire des blogs génériques ou des copier-coller à peine retravaillés donnant l’impression que le simple but est de remplir des pages. Sélectionnez donc votre contenu avec soin. Pour ce faire, suscitez l’interaction avec vos clients sur les médias sociaux, soyez à l’écoute de leurs questions ou de leurs remarques sur vos produits et/ou services et utilisez le fruit de ces actions pour définir le contenu de vos blogs.

Naturellement, vous pouvez également travailler avec des « blogueurs invités », comme des partenaires ou des fournisseurs qui ont du contenu pertinent à communiquer, en évitant toutefois que le message ne prenne une tournure purement commerciale et dénuée d’intérêt.

Conclusion


Si vous souhaitez que vos clients (potentiels) continuent à s’intéresser à votre site Web, un blog pertinent ne peut pas faire de tort. Cela vous permettra de renouveler régulièrement le contenu et d’améliorer ainsi son référencement dans les différents moteurs de recherche. Le blog constituera d’autre part un outil idéal pour faire plaisir à vos clients, partenaires et fournisseurs, en communiquant le lien de leurs sites web ou contenus respectifs. Entretenir un blog demande des efforts : trouver du contenu pertinent et respecter le rythme. Cependant, ces efforts seront assurément payants.



samedi 23 janvier 2016

Ce que nous coutent les incompétents au sommet de l'état

Dossier



Tunisie



Attaque de l'ambassade américaine


Des centaines de manifestants barbus, des islamistes, djihadistes, sympathisants de Ansar Acharia, des moyens-ageux avec des drapeaux noirs c'était donné rendez-vous pour attaqué le 14 septembre 2012 l'ambassade américaine et l'école américaine à Tunis. En face deux , une armée de policier mal formé et en sous effectifs, accompagné des forces spéciales et des services spéciaux du palais de Carthage qui ne serve n’a rien et surtout des chefs de la police qui se sont révélée incompétents au final . Au final l'ambassade sera attaquée et l'école américaine sera en partie détruite, car la police n’a pris la mesure du danger du rassemblement de barbus qui voulait détruire l'ambassade ... Et surtout avec le recul, personne au ministère de l'Intérieur na fait sont auto critique et pris la mesure des responsabilités et des manquements sur le terrain.

Justice corrompue


En 2013, le pire arrive en matière de corruption judiciaire, c'est que les 20 meneurs qui ont pu être traduit devant le tribunal ont tous bénéficié de 20 mois sursis, un véritable camouflet pour les diplomates et la justice tunisienne en générale.

Cout final pour le budget de l'état 


L'attaque coutera au final aux contribuables et à l'état 13 millions de dollars. En plus de l'argent, il faut donner un lot de terrain d’une superficie de 22.848 mètres carrés qui sera donnée à l'ambassade, alors qu'elle a toujours été locataire du terrain de l'état ! D’autre part, l’opération de transfert de propriété de l’École américaine est exonérée de tous les droits d’enregistrement et de taxe immobilière. De même les matériaux de construction utilisés dans les constructions érigées sur le terrain sont exonérés de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pendant 3 ans à compter de la date de la signature de l'accort imposé à l'état. Ce ce qui s'appelle mal négocier une sortie de crise, les grands gagnants sont les singes qui ont détruit pour rien en partie l'ambassade et l'école, et les perdants sont l"état et c'est contribuable.


La Tunisie devant les Tribunaux


La Tunisie est en procédure devant la CIRDI pour des dédommagements financiers. Dans certain dossier par exemple la banque franco-tunisienne BFT, celle-ci a été accaparée par des banquiers et une classe dirigeante politique sous la dictature de Ben ali. Mais la n'est pas le problème, le problème c'est que cette bande d'incompétents impunis sont toujours dans la place dans d'autres banques ou d'autres fonctions alors qu'ils sont responsables de la future condamnation du pays dans lequel la Tunisie est opposée aux propriétaires légitimes de l'ABCI et cela sans qu’aucune'une sanction administrative ou enquête puisse avoir lieu pour délimité la responsabilité des mafieux....


L'affaire ABCI via sa banque BFT pourrait coûter à la Tunisie 2 milliards de dollars au moins


Une banque créer par des investisseurs tunisien, et americains a été voler au profit de la mafia des hommes d'affaires et des banquiers liés au clan du mafieux dictateur Ben ali. Dans ce dossier il ne faut pas se voiler la face, des responsabilités et des responsables existent, et pourtant la justice semble scélorisé et incompétente pour traiter ce cas-là. Des entreprises liées au gang du dictateur Ben ali, des banquiers, des financiers, des auditeurs, des comptables ont trempé dans la magouille de la banque publique STB pour financé la mafia tunisienne et les entreprises qui elles lui sont liées. L'état, les représentants du premier ministre, du ministre des Finances, de la Banque centrale, de la STB et de la BFT, tous savent ou sont parti les millions et dans la poche de qui surtout.

On peut dès lors s'interroger de savoir où est parti cet argent ? Dans quel poche complice sous quelle forme ? Au profit de qui ? Des noms on en aura jamais ! Certains hommes d'affaires qui ont bénéficié de financement ont construit de véritables empires industriels sur le compte de l'état, et cela impunément sur la corruption au sein de la STB et de la BFT ni plus ni moins pendant des décennies. Tout cet argent déversé dans les poches des mafieux n'a jamais été remboursé. Aujourd'hui le pays est obligé de réalisé des emprunts financiers sur les marchés étrangers pour renflouer la et les banques par ce que des hommes d'affaires se sont enrichis grâce aux complicités internes de l'état tunisien.

Ce sera l'état et les contribuables qui payeront une deuxième fois l'adition via leurs impôts et cela pendant des années. En somme après la révolution, nous allons continuer a financé des profiteurs du système de Ben ali sur le dos des contribuables. Et tout ce beau monde profite du soleil et de leurs entreprises le plus simplement du monde, ils n'ont jamais été inquiétés et n"n’ont jamais eu de compte a rendre devant la justice.

La décision du Cirdi sur la responsabilité dans cette affaire doit intervenir fin janvier 2016. Ensuite le tribunal arbitral rendra sa décision sur le montant de la compensation financière probablement avant l’été 2016


La Tunisie condamnée pour la 1ère fois devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi).


Cette condamnation entre dans le cadre d’un litige fiscal l’opposant à un investisseur étranger. Là aussi l'investisseur qui voulait faire de l'exploration s’est retrouvé devant une administration corrompue qui a changé les règles du jeu.  Lundin a acheté le champ pétrolier à la Coparex International BV en 2002. En Tunisie, Lundin Petroleum exploite également les concessions Zelfa, Oudna et Birsa large du nord de la Tunisie. Lundun explorait le champ pétrolier Isis de 6000 mètres carrés sur la cote, des accords ont été passés avec Lundin pour ne pas être imposés sur les investissements,. Mais bizarrement une fois les travaux et le début des investissements réalisés, l'administration tunisienne commence à frapper aux portefeuilles de Lundin alors qu'il était convenu que les frais de recherche et le matériel devant être supporté par l'ETAP et la compagnie a 50/50. Et là encore une fois, une autre compagnie prend la place de Lundin Petroleum et cette fois-ci l'administration ne frappe pas aux portefeuilles ... Curieux, il y a comme de la corruption dans l'air, mais au profit de qui ? Cout total pour la collectivité et l'état sans enquête et ni inculpation des fonctionnaires et des cabinets ministériels +- 10 millions de dollars.
Le tribunal arbitral, relevant de la Banque mondiale a fait connaitre fin décembre 2015, ça sentence dans l’affaire Lundin Petroleum contre la Tunisie en condamnant cette dernière à verser 10 millions de dollars à la compagnie pétrolière suédoise.





samedi 7 novembre 2015

Sukuk

Legislation tunisienne



La Tunisie compte parmi les pays qui vive au-dessus de c'est moyens financier dans le monde, empruntant de l'argent dans le monde entier pour entretenir sont train de vie actuel. Vu que nos dirigeants ne savent ce qu'est une bonne gouvernance financière, le gouvernement à décidé d'hypothéquer le stade de football national de football de Rades, ont entend aussi parlé d'hypothèque des autoroutes entières ( ce qui fera augmenté la note et le cout de la vie pour un citoyen) et des compagnies publiques. Ce qui au final fera plonger les comptes dans le rouge et ainsi augmenter les impôts des sociétés et des particuliers.  Pour ce justifier de sont incompétence, sont représentant de la Banque centrale tunisienne affirmera devant la télévision que tous les pays du monde vendent leurs actifs, leurs infrastructures pour se financer ... Bien sûr c'est un mensonge de plus, vous l'aurez certainement compris.


Types de Sukuk


  • Souverain (émis par un Etat) 
  • Corporate (émis par une société)

Sukuk: Définition générale


Les sukuk (pluriel du mot arabe « Sakk ») sont des titres à valeur égale représentant des parts indivises :
• dans la pleine propriété ou dans l’usufruit d’un actif tangible ^
• ou dans le bénéfice de prestations et services
• ou dans des actifs d’un projet déterminé ou dans une activité d’investissement spécifique.

Pendant la durée de l’investissement, les avantages et les risques des actifs sous-jacents reviennent aux porteurs de sukuk, ce qui leur donne droit à une part des revenus générés. C’est essentiellement les caractéristiques de cette rémunération des porteurs de sukuk qui donne à ces produits une certaine similarité avec les obligations conventionnelles.

Les porteurs de sukuk se partagent les profits réalisés par la performance de l’actif sous-jacent mais sont aussi exposés à son risque au prorata de ce qu’ils détiennent. Cette spécificité les différencie des obligations conventionnelles.
Les sukuk ne représentent généralement pas des créances pour leurs porteurs (sauf, dans des cas particuliers tels que, par exemple, les sukuk Salam). En droit musulman, les créances ne peuvent en effet pas faire l’objet de titrisation dans le seul but d’être négociées sur un marché secondaire.
Les sukuk sont émis sur la base d’un contrat conforme aux préceptes de la sharia, ce qui implique que les règles liées à leur émission et à leur négociation doivent être également conformes au droit musulman. Par conséquent, une levée de fonds via des sukuk ne peut être utilisée que dans des actifs ou des projets sharia-compatibles.

Comparaison entre sukuk et obligation conventionnelle



Sukuk

Sukuk

Sukuk

Négociabilité et statut des titres sukuks

• Les titres sukuk peuvent selon la structure retenue être négociables ou non sur le marché secondaire.
• Pour être échangeables, les sukuk ne doivent pas représenter des titres de créance pure mais doivent davantage représenter un droit indivis sur des actifs tangibles ou sur l'usufruit des actifs auxquels ils sont adossés, droit calculé au prorata de la valeur nominale des sukuk.
• Si le sukuk est coté et négociable sur un marché secondaire, il serait préférable d'avoir un compartiment dédié uniquement à ces produits.
• Dans la pratique anglo-saxone, après la phase de « Déclaration of Trust », les sukuk représentent très souvent un droit sur l'usufruit des actifs détenus par la SPV au profit des investisseurs les « sukukholders ».
• Deux types de sukuk se distinguent : sukuk asset-backed et sukuk asset-based. La principale différence entre un sukuk asset-backed et un sukuk asset-based réside dans le transfert réel et la détention des actifs par la SPV représentant les investisseurs.


Sukuk



Sukuk

Sukuk


Législation Tunisienne (Loi n° 2013-30 du 30 juillet 2013)
Définition

Les sukuk sont des titres négociables qui représentent des parts communes à valeur égale dans la propriété de biens, d'usufruit, de services, de droits, existants ou qui seront créés ou un mélange de biens, d'usufruit, de services, de monnaies et créances du produit de la souscription. Ils sont émis dans le cadre d'un contrat conformément aux normes charaïques et sur la base du principe de partage de profits et de pertes.
• Les sukuk sont considérés comme des valeurs mobilières au sens de l'article premier de la loi n° 2000-35 du 21 mars 2000, relative à la dématérialisation des titres.
• Les sukuk peuvent être émis en dinar tunisien ou en devises sous réserve du respect de la législation et la réglementation des changes en vigueur.
• Les sukuk peuvent être assurés par des garanties personnelles ou réelles conformément aux normes charaïques et la législation en vigueur.
• L'émission des sukuk se fait au profit de :
- L'État,
- Les établissements et les entreprises publics et les collectivités locales,
- Les entreprises du secteur privé selon des conditions arrêtées par décret.
Conditions d’émission
Les sukuk, émis ou garantis par l'Etat, sont autorisés par la loi de finances. Chaque émission sera ratifiée avant l'utilisation du produit qui en résulte.
L'émission des sukuk, au profit des établissements et des entreprises publics et des collectivités locales est autorisée par le ministère chargé des finances.
Document d’émission
L'appela la souscription auxsukuk se fait par le biais d'un « document d'émission de sukuk » établi et signé parle représentant légalde l'émetteuret portant l'approbation du comité de contrôle charaïque concernant l'émission.
Les établissements et les entreprises publics ainsi que les entreprises du secteur privé doivent obtenir l'attestation du ou des commissaires aux comptes sur le document d'émission de sukuk et doivent le publier à travers une notice légale au Journal Officiel de la République Tunisienne. Cette publication ne confère pas à l'appel à la souscription aux sukuk le caractère d'appel public à l'épargne.
L'émetteur, qui entend recourir à l'appel public à l'épargne, pour l'émission des sukuk, est tenu de se conformer aux dispositions de la loi n° 94-117 du 14 novembre 1994, portant réorganisation du marché financier et notamment son article 2 ainsi qu'aux règlements émis par le conseil du marché financier en la matière.
Est considéré comme nul, tout document d'émission des sukuk ne contenant pas les données suivantes.
Le document d'émission de sukuk doit comporter au moins les données suivantes :

• Le montant total des sukuk, Leur nombre, Leur valeur nominale, les frais d’émission et le mode de paiement,
• La date d'ouverture et de clôture de la souscription,
• Le taux de rendement estimé,
• La liste des intervenants dans l’opération de souscription et le rôle de chacun d’eux,
• La nature de la garantie et les procédures de sa mise en jeu dans le cas d’adoption de la garantie des sukuk au sens de l’article A de la présente loi,
• Une description détaillée de l’affectation du produit de l’émission,
• Un exposé sur la faisabilité économique et sociale ou l’objectif de l’opération d’émission,
• Les conditions de négociabilité et de récupération des sukuk selon les dispositions du ou des contrats qui les réglementent,
• Désignation de la partie à laquelle sera transférée la propriété des actifs sous-jacent aux sukuk, ainsi que la partie à laquelle sera confiée la gestion et l’investissement de ces actifs,
• Indication de la rémunération exigée en contrepartie de la gestion et de l’investissement des actifs sous-jacent aux sukuk,
• Les conditions et modalités d’extinction des sukuk.

Enregistrement et négociabilité des sukuk



Les modalités d'enregistrement et de La tenue des sukuk sont régies par Les dispositions de La Loi n° 2000-35 du 21 mars 2000, relative à la dématérialisation des titres et les textes d’application y afférents tant qu'il n'y ait pas dérogé par la présente loi.
Les sukuk sont négociés et récupérés après la clôture de la souscription conformément aux normes charaïques régissant les avoirs, les créances, la monnaie et le change et selon les conditions stipulées dans le document d'émission de sukuk et en application des décisions du comité de contrôle charaïque.
Les sukuk sont négociables à la bourse des va leurs mobilières de Tunis conformément aux dispositions de la loi n° 94-117 du 14 novembre 1994 et des règlements émis par le conseil du marché financier en la matière.
Les sukuk émis en devises peuvent être négociables sur les bourses étrangères.
Le comité de contrôle charaïque
Un comité de contrôle charaïque est nommé par la partie émettrice et se charge de décréter à propos de toutes les questions charaïques relatives à l'opération d’émission des sukuk, de la fatwa et de l'audit charaïque.
Le ministère chargé des finances procède à la désignation d'un comité de contrôle charaïque qui se charge de l'étude des questions charaïques, de la fatwa et de l'audit charaïque des opérations de sukuk émis ou garantis par l'Etat ou émis par les collectivités locales.
Les décisions du comité de contrôle charaïque ont un effet obligatoire.
Ce comité présente, à la demande, un rapport annuel et des rapports périodiques au conseil d'administration ou au conseil de surveillance de la société de gestion, sur la conformité de cette dernière aux normes charaïques dans l'exercice de ses activités.
Ce comité se compose au moins de trois membres choisis en fonction de leurs compétences et expériences dans le domaine de la jurisprudence des pratiques financières islamiques. Ils sont désignés pour une durée de trois années, renouvelable une seule fois.
Les membres du comité de contrôle charaïque sont tenus au secret professionnel quant aux informations et aux documents qu’ils détiennent dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions. En cas d’infraction, les dispositions de l'article 254 du code pénal leur sont applicables.



dimanche 1 novembre 2015

Recrutement

Les profils et les secteurs les plus recherchés en Afrique


Sollicités pour des recrutements de manageurs intermédiaires et de cadres supérieurs, certains cabinets intègrent une dimension conseil à leurs prestations. L'enjeu : miser sur une intégration pérenne des candidats en mettant en adéquation leurs talents, les besoins de l'entreprise et la culture locale.


Recrutement en Afrique
Ida-Mélody Babela (Combi-Nations), Maurice Léon (AFRI. Pro Talent Acquisition & Career Trust Ltd), Dienaba Sarr (Fred Africa), Philippe Vidal (Vidal Associates Consulting and Search).



L’expatrié mercenaire n’a plus beaucoup d’avenir en Afrique. » Maurice Léon, patron d’AFRI.Pro Talent Acquisition & Career Trust Ltd, donne le ton : l’Afrique a besoin de professionnels désireux de faire carrière dans des pays « où il y a de la place pour les entrepreneurs qui rêvent de grandir». Et non de talents opportunistes en quête d’une ligne supplémentaire sur un CV et d’un bon salaire, le tout saupoudré d’exotisme. « La diaspora africaine s’impose comme une interface puissante entre les besoins des entreprises locales et les grandes entreprises. C’est un des critères déterminants pour nos clients». Evoluant dans l’univers du recrutement depuis 1972, Maurice Léon est désormais basé à l’île Maurice qu’il considère comme une «plateforme idéale pour répondre aux missions de ses clients sur l’ensemble du continent africain ». La mondialisation du recrutement dont bénéficie l’Afrique impacte autant les méthodes de recrutement que les perspectives des candidats. «Avant, on travaillait pour le village d’à côté, puis la ville, le pays, et, maintenant, le continent d’à côté», souligne-t-il.

De fait, le rapatriement des savoir-faire et de l’expérience de la diaspora africaine va souvent de paire avec un véritable choix de vie, notamment chez les trentenaires. Philippe Vidal, directeur de Vidal Associates Consulting and Search corrobore : « J’ai le sentiment que lorsque les Africains de la diaspora reviennent dans leur pays, c’est pour une longue séquence. D’autant qu’ils s’installent en famille, ce qui implique pour nous toute une logistique. Leur formation à l’étranger dans des cursus à forte valeur ajoutée, leurs expériences à l’international et leur maîtrise de la culture locale en font des candidats idéaux ! »

Pour Dienaba Sarr, directrice de Fed Africa : « La tendance des recrutements évolue aujourd’hui clairement vers des demandes de professionnels locaux et de personnes venant de la diaspora. Au-delà des compétences techniques attendues par nos clients, ces profils sont très rapidement opérationnels. Ils font preuve d’une capacité d’adaptation importante, d’une compréhension et d’une proximité certaine avec la culture locale.» Toutefois, l’instabilité politique, voire l’insécurité, la corruption, le système d’éducation, de santé et la rémunération généralement inférieure à celle à poste équivalent hors Afrique constituent des freins récurrents non seulement pour la diaspora africaine, mais, plus globalement, pour tous candidats à l’expatriation. « Il faut que la personne soit véritablement prête à s’affranchir d’un système occidental protégé », remarque Philippe Vidal. « Mais l’Afrique est un continent en devenir. Et le “sacrifice” financier à consentir parfois, notamment quand on intègre des entreprises n’appartenant pas à des groupes internationaux, peut déboucher quelques années plus tard sur des évolutions de carrières inenvisageables ailleurs, notamment au sein de la vieille Europe. C’est un peu un pari à prendre dans des territoires à fort potentiel. »

Certains cabinets vont jusqu’à soutenir activement l’initiative de pays désireux de protéger et de promouvoir le marché local grâce à la politique de « contenu local» (local content), qui impose aux entreprises de répondre à leurs besoins de main-d’œuvre en priorité avec le marché local (avant de faire appel à du savoir-faire venant de l’extérieur).
« Cette tendance esquissée il y a une dizaine d’années s’est accentuée depuis quatre à cinq ans dans les pays pétroliers tels que l’Angola, le Gabon, le Nigeria et l’Afrique du Sud. Elle touche surtout les fonctions support RH, logistique, finance. Ces réglementations sont plutôt bien suivies par les entreprises, car les expatriés coûtent cher, ne restent que quelques années et ont plus de difficultés pour s’adapter à la culture locale. Par ailleurs, les pays africains forment aujourd’hui des cadres d’un bon niveau », explique Philippe Vidal.

DES CANDIDATS FACILITATEURS DE DÉVELOPPEMENT



Les cabinets de recrutement sollicités pour cette enquête sont positionnés top et middle management. Ils opèrent en Afrique francophone avec une majeure partie de leurs activités en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Gambie, Mali, Mauritanie, Côte d’ivoire, Bénin, Togo, Burkina Faso) et au Maghreb (notamment au Maroc).
Des missions sont menées en Afrique centrale (République du Congo, RDC, Cameroun, Gabon), et, à un moindre niveau, en Afrique australe (Mozambique). Pour la partie anglophone, les pays les plus demandeurs sont le Nigeria (très dynamique), le Ghana. Et ponctuellement l’Afrique du Sud où les piliers historiques du recrutement international sont implantés depuis plusieurs décennies.
Les profils de postes les plus recherchés sont ceux de cadres supérieurs, direction de département ou dirigeants d’entreprises. « Il s’agit de candidats aux profils techniques, comme ceux des ingénieurs, ou destinés à des fonctions support de directeur financier, directeur d’exploitation, directeur commercial, directeur marketing, etc. Les postes sur lesquels nous travaillons comportent une forte valeur stratégique pour l’organisation et requièrent des profils dotés d’un bon niveau de formation et d’expériences managériales avérées», explique Dienaba Sarr.

Chez Combi Nations, outre ces fonctions internes à l’entreprise, les sollicitations concernent aussi des postes clés dans les secteurs porteurs du BTP (directeurs techniques, ingénieurs ouvrages d’art et routiers), de l’agroalimentaire (responsable cultures céréalières, d’exploitation piscicole...), pharmaceutique (techniciens biomédicaux) et les services financiers (gestion des risques...). «Nous intervenons sur des besoins niches et pointus, notamment pour assurer des successions ou des reprises d’activité, le lancement de nouveaux projets de développement à l’instar du projet urbain de 1200 logements sociaux au Burkina Faso, des plans d’expansion de filiales à l’internationale, des créations d’agences dans le BTP, l’agroalimentaire, la pharmacie... », précise Ida-Mélody Babela, directrice recutement chez Combi-Nations.
« Les postes pour lesquels nous sommes missionnés comportent à la fois une dimension de leadership et d’encadrement et une expérience de l’exportation, de l’implémentation de concepts, d’ouverture de marchés.
Ces candidats doivent être au moins bilingue français-anglais.
Ils sont en quelque sorte le trait d’union, des facilitateurs entre des sociétés travaillant selon des modes occidentaux et les cultures locales.
A ces égards, les qualités de savoir-être sont déterminantes », souligne Maurice Léon. Ce denier note un ralentissement des demandes dans le secteur minier. En revanche, il confirme l’augmentation des besoins en postes fonctionnels de l’entreprise de même que des fonctions à compétences plus rares et très techniques (par exemple dans les domaines industriels et agroalimentaires). 

Signe du développement tangible de l’Afrique, Philippe Vidal constate lui aussi une évolution de la typologie de postes dans certains pays : « Dans l’industrie, on recherche des directeurs d’exploitation pour améliorer la productivité des sites, des ingénieurs dotés de compétences pointues en R&D et en qualité, notamment dans le secteur de l’automobile pour la zone Maghreb qui soustraite la production pour l’Europe et, à cet égard, doit être en mesure de mettre en place différentes normes contraignantes. Nous avons également des missions récurrentes pour des professionnels de l’audit capables de concevoir des outils de gestion et de contrôle. »

LES « TENDANCES » 2015 EN MATIÈRE DE RECRUTEMENT



« En 2015, nous avons noté l’avènement de nouveaux besoins autour de l’aviculture et la pisciculture au Sénégal, les métiers de la communication au Burkina Faso, au Congo, dans le secteur bancaire au Cameroun, et en Egypte. Des pays comme le Kenya, et l’Ouganda investissent massivement dans les technologies de l’information », indique Ida-Mélody Babela.
«C’est le niveau des formations dispensées au sein des écoles supérieures de chaque pays qui définit les besoins en recrutement de nos clients. Lorsque les standards de qualité de formation internationaux ne sont pas assurés, ou qu’ils n’existent pas, nous devons aller chercher la perle rare ailleurs. Certains pays disposent de plus de ressources que d’autres, comme le Maroc, le Sénégal, le Ghana, le Nigeria, le Kenya... comparés à d’autres pays comme le Tchad, la Mauritanie, ou la Guinée », précise Dienaba Sarr.

LA DIMENSION CONSEIL PREND DE L’AMPLEUR



A l’échelle d’un continent aux besoins hétérogènes, les modes de recrutement panachent méthodes traditionnelles à la puissance des nouvelles technologies sans jamais négliger la force des réseaux locaux. «Nous développons notre réseau professionnel via des intervenants dans des conférences, par les réseaux sociaux, les associations communautaires. Le réseautage et la cooptation fonctionnent très bien aussi. Nous sommes également très fiers d’avoir établi un partenariat avec Voxafrica, la chaîne panafricaine bilingue, qui propose une plateforme innovante pour la promotion de l’emploi africain. Nous y proposons le Voxafrica Job Board, l’Offre vedette TV, et une émission spéciale recrutement, Niafè Rek. Ces moyens nous permettent d’acquérir une notoriété auprès des talents que nous souhaitons atteindre», explique Ida-Mélody Babela.
Chez Fed Africa, la diffusion d’annonces dans la presse locale et internationale, au travers des différents jobboards partenaires et sur leur site Internet, attire les nouvelles candidatures. « Nous sommes également partenaires de différents grands événements économiques africains aussi bien en Europe qu’en Afrique qui nous permettent d’asseoir notre positionnement dédié au continent. Enfin, nous utilisons les réseaux sociaux professionnels qui constituent une base intarissable de contacts. Nous participons également à un grand nombre d’événements en France comme à l’étranger, via différents associations et clubs de diasporas tour.
Ceci dit, « il y a les cabinets qui envoient le plus rapidement possible un maximum de candidats pour “faire un coup” au détriment de la qualité de la recherche, c’est-à-dire de la capacité du candidat à s’adapter à moyen terme à l’entreprise et à sa hiérarchie directe ».

AFRI.Pro Talent Acquisition & Career Trust Ltd mise sur un investissement important en amont du recrutement afin de comprendre le besoin, la mentalité du chef d’entreprise et ainsi élargir le scope de recherche. «Nous ne conservons aucune base de données de candidats qui, hier, étaient considérés comme la richesse des cabinets de recrutement. Chaque mission est une opportunité spécifique de « sourcing » de la bonne personne au bon endroit ».

Même écho chez Vidal Associates Consulting and Search, « c’est la mission qui prime ». Si le périmètre des postes à pourvoir est souvent préalablement défini par les clients, le recrutement comporte aujourd’hui une dimension conseil prégnante. « Nous sommes souvent amenés à redéfinir les visions et attentes de nos clients, afin d’assurer le succès de leur plan de recrutement», confirme Ida Babela. « Il nous arrive régulièrement d’accompagner des entreprises dans leurs démarches de lancement d’activité ou de filiale. Dans ce contexte, nous pouvons apporter un éclairage sur l’état du marché. Nous effectuons, beaucoup d’études de rémunération par exemple », indique aussi Dienaba Sarr.

LES PERSPECTIVES POUR 2016



Année charnière avec un passage aux urnes en Afrique centrale et de l’Ouest, l’année 2016 devra confirmer une stabilité politique indispensable au développement du continent. « Nous comptons sur une volonté de tous les pays de préserver le développement économique et social du continent au cœur de leurs priorités et de maintenir leurs projets d’investissement dans des secteurs porteurs tels que l’agriculture et les biens de grande consommation dont les entreprises ont farouchement besoin. Notre mission première est de créer des alliances professionnelles entre les talents du monde et les entreprises les plus ambitieuses d’Afrique », insiste Ida-Mélody Babela.
Le secteur des BTP et le génie civil demeurent indéniablement un levier économique essentiel. Infrastructures routières, portuaires, hydro-électriques, il y a de nombreux postes à pourvoir l’an prochain. Tous les secteurs qui touchent au consommateur final et à la classe moyenne sont aussi en pleine expansion. « Il est nécessaire de mettre en place, grâce aux entreprises implantées localement et aux gouvernements, des systèmes de formation accélérées et localisés dans les pays concernés pour suivre le rythme de la croissance économique. Une fois les bons profils recrutés, il faut pouvoir accompagner l’évolution des collaborateurs par une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, en étant en mesure de donner une visibilité des opportunités de carrière et de développement interne possibles. La professionnalisation de la fonction RH en Afrique est donc un enjeu majeur », conclut Dienaba Sarr.





dimanche 18 octobre 2015

Algerie et Tunisie

Relation économique



Tunisie et Algerie



Les liens économiques entre la Tunisie et l’Algérie sont réels et mesurés par un certain nombre d’agrégats, mais ils sont limités dans leur expansion par la persistance d’obstacles, notamment d’ordre technique. Les deux pays semblent toutefois témoigner d’une volonté mutuelle de renforcer les échanges et relations bilatérales à travers un déblocage des verrous réglementaires et la mise en œuvre de projets d’investissement conjoints mutuellement bénéfiques.

Contexte : des liens économiques anciens et appelés à monter en puissance


Seuls pays du Maghreb à entretenir des relations ininterrompues depuis leur indépendance, la Tunisie et l’Algérie sont des partenaires économiques stables, ayant instauré une relation bilatérale qui semble solide et équilibrée bien que relativement modeste. Ainsi les échanges commerciaux entre les deux pays n’ont jamais cessé, et ont progressivement pris de l’ampleur. Entre 1981 et 2013, leur montant a été multiplié par 7, passant ainsi d’un total modeste de 350 MDT à 2720 MDT, avec une balance commerciale largement excédentaire pour l’Algérie (en 2013, 1,6 Mds$ d’exportations algériennes contre 493 M$ d’exportations tunisiennes).

Malgré un contrôle des flux de capitaux transfrontaliers peu favorable aux IDE entre les deux pays, les investisseurs tunisiens, et dans une moindre mesure algériens, sont parvenus à s’implanter durablement sur le marché voisin. Ainsi, en 2013, on décomptait 70 entreprises tunisiennes présentes en Algérie, majoritairement dans les secteurs de l’énergie, de l’agro-alimentaire, du bâtiment et des services, dont Poulina Group Holding qui y dispose de quatre filiales mais aussi Mabrouk, Loukil, Mohsen Hachicha, Altea Packaging, Servicom ou encore Soroubat. Ceux-ci représenteraient en 2012 un montant total d’environ 120 MDT. L’Algérie compterait en retour 30 projets d’investissement en Tunisie pour un investissement total de 32 MDT dans l’énergie et 10 MDT dans les industries manufacturières, sur la période 2006-2012. L’investissement dans ce sens est compliqué par les contraintes liées à la sortie des capitaux d’Algérie.

Certains secteurs, tels que l’énergie, les travaux publics et le tourisme, ont permis de consolider le partenariat algéro-tunisien. Les deux pays ont ainsi signé une série d’accords visant le renforcement de la coopération énergétique à travers notamment l’augmentation de la capacité d’interconnexion électrique (5 lignes existantes), l’augmentation de la quantité de GPL (Gaz de Pétale Liquéfié) exportée vers la Tunisie et l’approvisionnement des régions frontalières de l’Ouest tunisien en gaz algérien. Six routes et une autoroute sont en cours de construction pour relier les deux pays. Enfin, le secteur du tourisme contribue à l’intégration bilatérale : destination prisée par les touristes algériens, la Tunisie leur consacre une attention particulière en raison de la source de revenus considérable qu’ils représentent – 2 Mds$ par an, recette en forte hausse depuis la révolution, avec pas moins de 20% des entrées aux frontières et 1,2 millions de touristes en 2014 (contre 700 000 Français et 400 000 Allemands).

Si jusqu’en 2011 cette relation bilatérale a été marquée par la stabilité et des avancées relativement limitées, le partenariat algéro-tunisien est désormais appelé à s’amplifier. Dans un contexte de contraction de la demande des pays européens et de déstabilisation économique et politique de la Libye, l’Algérie est mécaniquement appelée à monter en puissance auprès de son voisin tunisien. Ce renforcement de la relation économique bilatérale est perceptible lors de l’étude chiffrée des échanges commerciaux des deux pays : avec une croissance respective de 32,9 % de ses exportations et de 38,3% de ses importations à destination de la Tunisie entre 2013 et 2014, l’Algérie devient le premier partenaire africain de la Tunisie et son 4ème partenaire commercial dans le monde. Cependant, malgré ces progrès, le montant en valeur absolue des échanges reste relativement modeste, et l’Algérie n’absorbe que 3,7% des exportations et 6,3% des importations tunisiennes, disposant ainsi d’une marge de progression importante.

Enjeux : Une volonté politique mais des obstacles techniques à lever pour amplifier les échanges


Au cours des dernières années, les concertations et accords semblent se multiplier, témoignant d’une volonté politique nouvelle de rapprochement bilatéral. Au premier plan, l’accord commercial préférentiel entre l’Algérie et la Tunisie signé le 4 décembre 2008, est entré en vigueur le 1 er mars 2014. Il définit une catégorie de produits des deux pays totalement exonérés de droits de douane, et une seconde exonérée à hauteur de 40%, ainsi que des exonérations ciblées pour une liste de 10 à 15 produits agricoles et agro-alimentaires selon des quotas définis. Ce premier pas vers une zone de libre-échange, complète des accords de coopération sectorielle tels que la convention de coopération touristique signée en octobre 2012, portant sur 4 axes : formation professionnelle, promotion de séjours combinés (à destination des touristes asiatiques par exemple), investissement, cadre réglementaire et législatif commun ; mais aussi le programme de coopération tuniso-algérienne dans l’artisanat conclu en juin 2013, ou encore la convention de coopération entre la poste tunisienne et algérienne, et le protocole de coopération bilatérale dans le domaine du travail et des relations professionnelles.
En parallèle, se déploie un processus de concertation autour du développement des zones frontalières, relancé en février 2015 par la mise en place d’un plan de travail commun entre le gouvernorat du Kef (Tunisie) et la Wilaya de Souk Ahras (Algérie), ainsi que des forums annuels d’hommes d’affaires tunisiens et algériens (le dernier s’est tenu le 14 février dernier au Kef). Un autre fait marquant récent de la relation bilatérale fut l’assistance financière accordée à la Tunisie en mai 2014 à travers plusieurs accords, pour un montant total de 250 M$. Ainsi, au-delà de l’accord de dépôt de 100 M$ entre la BCT et la Banque d’Algérie, Alger annonce également l’accord d’un prêt de 100 M$ ainsi que d’un « prêt non remboursable » d’une valeur de 50 M$. En 2015, l’Algérie pourrait renouveler son assistance financière avec un engagement de 100 M$ supplémentaires.

Toutefois de nombreux obstacles tarifaires (comme la taxe additionnelle de 25% sur la consommation de certains produits importés comme les boissons algériennes qui représentent un marché de 34 M$ en Tunisie, ou la taxe de sortie du territoire tunisien pour les ressortissants maghrébins – récemment abolie) et non tarifaires freinent encore les échanges entre les deux pays. Les échanges économiques entre les deux pays sont également limités par des verrous administratifs comme la loi dite « 49/51 » en imposant au moins 51 % d'intérêts algériens dans tous les projets économiques impliquant des étrangers, à quoi s’ajoute l’obligation faite pour les investisseurs tunisiens en Algérie de passer par une banque locale pour les crédits.