jeudi 14 mai 2015

Hela Cheikhrouhou

La course contre la montre de Hela Cheikhrouhou



Hela Cheikhrouhou
◄ «Ne consacrer qu'une toute petite partie des ressources de notre structure à l'Afrique serait un échec », répète-t-elle.

Ex-membre de la Banque africaine de développement, cette Tunisienne a pris la tête du Fonds vert de l'ONU.  Une structure qui pèse 10 milliards de dollars, doit faire ses preuves avant la fin de l'année.
Mieux vaut ne pas se fier à son air discret et à sa voix délicate. Sur les épaules de cette Tunisienne de 43 ans repose l'un des projets les plus ambitieux du moment. Hela Cheikhrouhou est la directrice générale du Fonds vert pour le climat, une structure des Nations unies qui vise à financer, avec l'argent des pays riches, la lutte des plus pauvres contre le changement climatique.

Né en 2009 au sommet de Copenhague, le projet a connu un grand coup d'accélérateur l'hiver dernier lorsque les États développés se sont engagés à lui verser quelque 10 milliards de dollars (8 milliards d'euros) pour 2015 - l'objectif étant d'atteindre 100 milliards de dollars par an d'ici 2020. Depuis, Hela Cheikhrouhou est sur tous les fronts. Il lui faut à la fois concrétiser ces promesses de dons et lancer les premiers investissements. Car l'horloge tourne : une première palette de projets de « démonstration » doit être prête pour le sommet de Paris, fin novembre. « Nous travaillons à un rythme extrêmement soutenu, confirme-t-elle entre deux avions, dans un grand café parisien. Dans les dix à douze prochaines semaines, nous devons avoir une idée très précise des projets de 2015. »

IMPATIENCE


Ceux qui la côtoient louent sa compétence et son énergie. Mais, ajoute l'un d'eux, son impatience bouscule un peu les membres de l'institution, habitués aux longues négociations onusiennes : « Elle veut toujours qu'on prenne des décisions, au risque d'être parfois frustrée si ça ne va pas assez vite. Son parcours l'a amenée à être très orientée sur les résultats. »

Cette diplômée de HEC Montréal s'est formée dans l'effervescence des salles de marchés. En 1996, elle entre comme trader chez Citibank puis occupe différents postes à responsabilité au sein de cette banque internationale (« trésorière pays » pour le Maroc et vice-présidente chargée de la gestion des risques au Maghreb). Mais ces expériences ne sont pas assez humaines à son goût. À 31 ans, elle débute une deuxième carrière dans les institutions financières de développement pour « faire une différence dans la vie des plus vulnérables ». Après un passage à la Banque mondiale, à Washington, elle revient à Tunis pour intégrer la Banque africaine de développement (BAD). En 2010, elle prend la tête d'une nouvelle direction qui réunit l'énergie, l'environnement et le changement climatique et supervise des projets complexes comme le mégabarrage hydraulique du Grand Inga, en RD Congo.
« Dans ce genre de situation, elle sait fédérer les différents acteurs, raconte un ancien partenaire de négociations. Elle a un bon jugement, de l'éthique, et, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas quelqu'un d'effacé. » Elle prend alors conscience de l'enjeu de l'accès à l'énergie pour le continent, de son immense potentiel en ressources renouvelables mais aussi le défi que représente la croissance aussi rapide que chaotique des mégalopoles africaines. Si bien que, lorsqu'un cabinet de recrutement l'appelle au printemps 2013 pour lui proposer de se porter candidate à la direction du Fonds vert, sa décision est prise « en quelques secondes ». Elle sera la seule prétendante africaine, face à un Colombien et à un Néerlandais. « La sélection du directeur exécutif était très importante puisque c'est la personne qui allait insuffler de la réalité dans ce concept qu'était le Fonds vert. Donc il ne fallait pas faire de mauvais choix... j'espère qu'ils considèrent qu'ils ne se sont pas trompés ! » sourit-elle.

MOBILISER


Cette mère d'un garçon de 2 ans vit désormais à Incheon, en Corée du Sud, où le siège de la structure onusienne est implanté. Mais elle passe la plupart de son temps en déplacement. À Manille, en février, pour accompagner le président français François Hollande lors d'une visite sur le thème de la vulnérabilité des îles au changement climatique. Et à Bamako, pour mobiliser les ministres des Finances de la zone franc et les pousser à proposer au plus vite des projets.

Car si l'Afrique est au cœur des priorités du fonds, Hela Cheikhrouhou craint de voir les capitaux s'en détourner. Ces quinze dernières années, d'autres initiatives destinées à soutenir les pays en développement face au changement climatique ont principalement bénéficié aux grandes nations émergentes comme la Chine ou le Brésil.

Or le continent figure, avec les « petits » États insulaires du Pacifique et certains pays asiatiques, parmi les régions les plus vulnérables au changement climatique, qui va amplifier les phénomènes tels que les sécheresses ou les inondations. « Un Fonds vert qui consacrerait un tout petit pourcentage [de ses ressources] à l'Afrique serait un échec », juge celle qui n'a pas encore décidé si elle serait candidate à sa réélection en 2016. « À l'inverse, rien n'empêche de lui allouer 50 % des investissements, dit-elle. Mais pour cela, on ne peut pas se substituer à la proactivité des gouvernements, de la société civile et du secteur privé africains. Ils ne peuvent pas laisser passer ça, c'est l'opportunité d'une génération. »

FEUX VERTS


LE FONDS VERT ne comptera que 55 experts (dont le recrutement est en cours pour la moitié d'entre eux) qui vont s'appuyer sur un réseau de partenaires. Sept premières entités ont été accréditées fin mars, parmi lesquelles la banque allemande de développement KfW et le Centre de suivi écologique du Sénégal. Ils sont les interlocuteurs privilégiés des porteurs de projets, privés ou publics, qui souhaitent bénéficier d'un financement (en fonds propres, en dette, sous forme de garantie). Leur rôle est ensuite de sélectionner et d'instruire des dossiers pour le compte du Fonds vert, qui les valide. « Nous pouvons prendre plus de risques que les autres investisseurs et accorder des financements à des termes qui défient toute concurrence », précise Hela Cheikhrouhou, rappelant que les projets « verts » sont systématiquement plus chers. Sa priorité est double: d'une part, atténuer le changement climatique à travers les énergies ou les transports urbains propres et, d'autre part, adapter les régions à ce phénomène avec la construction de digues ou le développement d'une agriculture moins gourmande en eau.

dimanche 19 avril 2015

Marché

Le marché du textile



Athac
Les patrons du textiles a l'hotel


En 2013, la Tunisie est classée au 6e rang des pays exportateurs de textile-habillement, concurrencée par les pays asiatiques, elle a perdu 2 places en 2014  pour se retrouver à la 8e place en Europe. En Tunisie nous avons une industrie textile essentiellement tournée vers la sous-traitance, mais les patrons tunisiens n'ont ni les idées et ni l'innovation pour préparé l'avenir. Et pour cause, essentiellement 90% du secteur des entreprises tourne uniquement vers la vente de minute pour la fabrication des vêtements en tant que sous traitants pour les pays client étrangers. Leurs clients leur envoient le tissu et les accessoires, et nos patrons tunisiens ne doivent plus que couper et confectionner le tissu et les assembler comme de bon petit ouvrier. Ils sont réduits à un rôle misérable sur le marché du textile en vendant des minutes de mains d'oeuvre dérisoire. Concernant les couts de main d"oeuvre tunisienne, il est de 15% maximum sur le prix de l'article. Cet année les patrons tunisiens ont saisi les autorités contre les sit-in et l'absentéisme qui freinent la productivité des entreprises.

Valorisation de l'image du textile


Pour sa 3e édition, le 16-17 avril les plus gros patrons se donnent rendez-vous et organisent leurs festivals de la mode tunisiens dans un hôtel à Tunis. Cet événement annuel a pour principale mission de promouvoir la filière textile tunisienne et de renforcer les partenariats eurotunisiens. Mais le hic c'est que l'association de patron tunisien est subsidiée par l'état et ne communique pas sur les retombés de l'événement pour l'industrie du secteur ce qui est anormal. L'événement est financé par les pouvoirs publics grâce aux lobbyings de leurs associations, certains ne le cachent même pas. Pour le fondateur et président de l'Association Textile Habillement Club (Athac), Samir Ben Abdallah, il ne voit que des avantages et tien a mentionné que la manifestation ne peut qu’aider à promouvoir le secteur (son secteur a lui et c'est associé), le tout dans une atmosphère agréable et conviviale. Mais au final, si ont y réfléchit bien c'est l'association de nos amis les patrons, valorise les stylistes tunisiens en leurs donnant une petite place et leurs marques de leurs clients et cela dans le but de devenir un nouveau sous-traitant d'une nouvelle marque étranger et aussi devenir des associés aux cotés des stylistes et des créateurs tunisiens. Les patrons tunisiens ont donné une visibilité a Lejabi (marque balnéaire dont 80% de l'assemblage et la confection est sous traité à Sfax) et a la marque italienne Maoro grifoni dont ils sont les sous traitants. Plutôt que de se reformé et d'innové, nos patrons préfère s'enfermer dans pays grâce a leurs événements majeurs de l'année ... Au final si l'ont décrypte bien les choses, l'idée de l'association serait donc de valorisé l'image des créateurs tunisien et de leurs deux clients étrangers en faisant croire que le marché du textile est porteur et innovant en Tunisie.

Vision du secteur textile


Pour notre patron en quête de marché, la stratégie de son secteur d'activité est de trouver la main d'oeuvre qualifiée qui puisse changer les choses, de trouver des stylistes, des modélistes, des techniciens. Pour le patron, ses personnes ne sont pas disponibles sur le marché tunisien et on ne les trouverait pas facilement. On peut se demander sur quelle plane vie le patron. Si comme le prêtant le patron, qu'attends les patrons pour cherché des stylistes a l'étranger vu qu'il n'existerait pas en Tunisie ?
Parrallement aux fausses affirmations du patron, nous avons en Tunisie une dizaine d'écoles de stylisme, de techniciens. Le problème c'est que nos patrons tunisiens ne voient dans les créateurs de vêtement et dans les stylistes qu'une marchandise, et non un investissement. Car croyez-le ou pas, nos plus brillants créateurs et d'idée n'ont aucune envie de travaillé pour un bonobo de patron pour un salaire de misère. Quitte a se lancé seul dans la mode en tant que créateur, il vaut mieux fabriqué et commercialisé sa propre marque que d'être sous la coupe d'un exploitant industriel. D'ou un décalage en la demande et l'offre du marché au niveau de la vente de textile. Les commerçants, les supermarchés, toute la filière de vente importent des marchandises de l'étranger (essentiellement chinoise) à travers les petites surfaces commerciales. Et le pire c'est que les stylistes vont se fournir a l'étranger pour leurs tissus vu qu'il n’y en a pas en Tunisie. Les industriel reste dans l'état de sous traitant vendant des minutes de mains d'oeuvre aux clients étrangers, et nos plus brillants esprits faisant leurs renommé et leurs gloires sur le marché tunisien à travers leurs réseaux de boutiques et grâce aux événements organisés a leurs encontre.

Les faiblesses des entreprises du textile


Avec un cout de la main-d’œuvre tunisienne qui augmente (aujourd'hui le salaire d'un ouvrier 160 euros/mois), le secteur vit difficilement au niveau compétitivité par rapport aux concurrents. Quand ont s'intéresse a c'est patron et a leurs environnements des affaires, une chose saute à l’œil, ils n'ont pas de centre de recherche et ni de créativité. La créativité se trouve essentiellement dans la dizaine d'écoles de stylisme que compte notre pays. Mais ses esprits créatifs une fois sortis de l'école font leurs chemins seuls. Mais entre les écoles et les entreprises de sous-traitance, il n'existe aucun dialogue et aucun échange possible, car ceux-ci ne deviennent que des tuyaux qui enrichissent les industriels. Autre chose anormale, les patrons vous diront toujours qu'il manque des stylistes qui ont de la créativité, mais quand ont réfléchi en profondeur ceux-ci ne font rien du tout pour attiré les talents. Au final, les entreprises ne sont juste des entrepôts par laquelle transite la marchandise pour être re-expédié pour le client final. Quand aux autres defaillances de l'industrie du textile tunisien, elle na pas de centre de compétence en ressource humaine pour des études de marché, le secteur ne pratique pas la veille et ni des analyses de positionnement des entreprises concurrentes. De plus les patrons tunisiens n'ont pas des compétences marketing dans les entreprise et il existe un manque de competence managériales au sein des cadres et dirigeants.  En plus des carences structurelles la Tunisie, devrait passer du statut de simple atelier de sous-traitance pour les grandes marques étrangères de prêt-à-porter à celui de site d'invention et de création.

Les écoles du secteur 


Les écoles et les centres de formation professionnelle en Tunisie fonctionnent comme a l'ancien temps et avec des machines du siècle dernier qui ne sont pas adaptées a notre époque. Conscient des problèmes dans l'enseignement, le ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle avec l'aide du secteur privé ont mis une place un programme pour moderniser les équipements des centres de formation en textile-habillement et compte améliorer la formation dans ces centres, d'ont une finalité qui serait est de mieux répondre aux besoins du secteur de l'industrie ...

Recommendation pour le secteur du textile


1- Promouvoir et soutenir les stratégies de «circuit court» et de co-développement ainsi que de partenariat gagnant/gagnant euro-tunisien.
2- Accentuer une politique de valorisation de l’offre tunisienne produits/services.
3- Développer la production de pièces à manches (manteaux, vestes, …) et de vêtements de haute qualité.
4- Faire évoluer les règles européennes préférentielles de cumul de l’origine.
5- Assurer une meilleure transparence et une meilleure information des consommateurs au moyen de marquages nationaux de l’origine et non d’un marquage communautaire.
6- Développé un projet de création d’un Institut méditerranéen de la Mode à Tunis
7- Diversifier les exportations vers les marchés du Nord de l’Europe, plus porteurs que ceux du Sud-européen.
8- Accélérer l’intégration, dans les entreprises, des nouvelles technologies de création, de gestion, de communication.
9- Optimiser les performances logistiques du secteur.
10- Renforcer la coopération euro-méditerranéenne (Dialogue Euromed) et intra méditerranéenne (mise en œuvre de l’accord d’Agadir) et intra-maghrébin.
11- Repenser le fonctionnement des salons et leur organisation.
12- Développer la veille économique et stratégique.
13- Promouvoir l’image d’une Tunisie respectueuse des normes sociales et environnementales.
14- Développer la commercialisation directe des produits tunisiens au moyen des circuits Internet et des sites marchands (E-commerce).
15- Développer la production de tissus «intelligents» et de vêtements «connectés».
16- Favoriser l’épanouissement, la professionnalisation et la promotion des jeunes créateurs tunisiens au moyen de diverses mesures telles que la création d’un annuaire spécifique, l’organisation d’un pontage avec l’artisanat, l’utilisation facilitée d’outils évolués de création de collections et de modélisme, l’immersion des jeunes talents en stages professionnels dans l’UE.
17- Impliquer plus largement les ambassades tunisiennes dans la promotion et la veille économique en faveur du secteur.
18- Explorer plus activement les marchés africains (Maghreb et Afrique Noire).

Les chiffres


La Tunisie compte 1.806 entreprises textiles/habillement, dont1.517 produisent totalement pour l’exportation. Elles se répartissent comme suit: filature (25), tissage (32), finissage (39), bonneterie (189), confection chaîne & trame et maille (1.361) et autres (342).
Les entreprises textiles employant 10 personnes et plus occupent 172.802 personnes, dont 156.680 relèvent des entreprises totalement exportatrices et 16.122 des entreprises partiellement exportatrices.


Les avantages que le CETTEX met en avant:

  1. - un salaire ouvrier de 160 euros 
  2. - un régime de travail de 48 h/semaine 
  3. - un positionnement géographique central au sein du bassin euro-méditerranéen,
  4. - des accords internationaux de protection de l’investissement étranger et de la propriété intellectuelle,
  5. - des accords de libre-échange avec l’UE, la Turquie, l’Egypte, la Jordanie et le Maroc (accord d’AGADIR),
  6. - des mécanismes et des programmes d’appui au développement industriel et à l’investissement,
  7. - un partenariat historique et développé avec les entreprises européennes,
  8. - des expertises pluridisciplinaires et reconnues,
  9. - un dispositif de formation couvrant toutes les filières ?
  10. - un environnement favorable au développement (coût logistique, technologies de l’information et de la communication, services administratifs et douaniers…),
  11. - Un Technopôle dédié aux activités innovantes: un Centre de ressource technologique, une zone dédiée à l’ennoblissement, une méga station d’épuration des eaux industrielles.
  12. - des coûts de facteurs intéressants,
  13. - des délais maîtrisés pour le circuit court (2 à 3 semaines),
  14. - une très bonne maîtrise de la qualité,
  15. - une grande flexibilité pour la production des petites et moyennes séries, le réassort et le fast-fashion,
  16. - une montée en gamme des produits et une diversification des services
  17. le respect des normes sociales et environnementales.

vendredi 26 décembre 2014

Temoignage

La technologie mobile face aux règlementations du moyen âge du secteur financier en Tunisie


Cela fut une lutte acharnée pour l’expatrié tunisien Ramzi El Fekih à son retour, pour faire démarrer son activité bancaire par téléphone mobile, Viamobile. Tout d'abord, il lui a fallu trouver une banque locale avec qui faire équipe. Conformément à la législation tunisienne actuelle, les services bancaires mobiles ne peuvent être fournis que par l'intermédiaire d'une banque.

Contrairement à l’Europe, ou encore la République Arabe d’Egypte, la Jordanie ou le Maroc, le cadre juridique tunisien en la matière est complètement dépassé par rapport aux développements technologiques étranger, nous explique El Fekih.

Viamobile permet aux clients d'ouvrir des comptes auxquels ils peuvent accéder à partir de leurs téléphones mobiles. En plus des populations urbaines très occupées, il espère attirer les personnes vivant dans les zones rurales qui ouvrent un compte bancaire pour la première fois. Partout où ils ont été mis en place les services bancaires mobiles ont été bénéfiques pour les consommateurs et les détaillants en particulier dans les régions rurales et éloignées, parmi les moins bien desservies par les systèmes bancaires traditionnels.

Idéalement son réseau de distribution ne se déploierait pas à travers une banque classique avec pignon sur rue, dit El Fekih. «Un système de paiement mobile doit être présent partout - ce qui n'est pas le modèle bancaire classique. Nos prix ne sont pas chers, et la seule façon pour être rentables est de faire du volume. ».

Après avoir sécurisé le partenariat de la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), une des principales banques du secteur privé du pays, la société d’El Fekih, Creova se prépara à démarrer le service en 2009. Le lancement prévu a attiré l'attention de Sakhr El Materi, gendre du président dictateur Zine El Abidine Ben Ali. Il se raconte dans les milieux financiers tunisiens qu’El Materi avait prévu un service de banque mobile pour sa propre Banque Zitouna. Trois semaines avant le lancement prévu de Viamobile, la BIAT a été notifiée par la Banque Centrale et c'est dirigeant qu’elle ne devait pas poursuivre le démarrage de l’activité jusqu'à nouvel ordre. Aucune raison n'a été donnée par les responsables, El Fekih dit : « Nous avions tout fait dans les règles de l’art, donc il n'y avait donc aucune raison de l'arrêter. Nous savions qu’il se tramait quelque chose. »

La Banque Centrale a promis à plusieurs reprises une clarification, qui n'a jamais été donnée. Ce n'est qu'après la révolution de 2011 qui a brusquement mis fin à l'influence des milieux d'affaires proches de la famille Ben Ali, y compris la confiscation et la vente de la Banque Zitouna, que la Banque Centrale a finalement donné le feu vert à Viamobile.

Cependant « Le canal de distribution demeure un obstacle majeur encore. C'est notre plus grande plainte des utilisateurs », explique El Fekih. En 2012, des fonctionnaires du Ministère de la Technologie et de la Banque Centrale se sont réunis pour trouver une solution pour les paiements mobiles. L’une des idées a été de mettre la distribution et la vente entre les mains de personnes approuvées qui seraient des agents certifiés, a déclaré El Fekih. Mais encore une fois, il n’y a eu aucune communication sur la réflexion des officiels, et il n'est pas sûr de savoir où en sont les choses.

La Société Monétique de Tunisie, qui est détenue par les principales banques du pays et dispose d'un monopole exclusif sur le traitement des paiements par carte de crédit, ne devrait pas voir son chiffre d'affaires miné par Viamobile, déclare El Fekih. «Je vois Viamobile comme un service complémentaire, parce que les utilisateurs ont accès à une carte de crédit émise par la BIAT. »

Il estime que les ventes de Creova, avec moins de 1 million de dinars (environ $625,000) en 2013, aurait pu être le double de cela si la question de la répartition avait été résolue. En fait, les experts du secteur financier estiment que la banque mobile a un grand potentiel en Tunisie et que dans trois à cinq ans elle pourrait atteindre plus d’un million de personnes non-bancarisées et générer plus de 1 milliard de dollars en transactions.

Les règlements n'ont pas changé depuis la révolution. La volonté de changer est absente. Les choses sont encore coincées et dépassé par des responsable qui ne comprenne rien.

dimanche 14 décembre 2014

Aperçu de la performance du secteur des télécom en Tunisie

Télécom en Tunisie

Alors que la Tunisie ambitionne de devenir un acteur compétitif dans le marché mondial, les
consommateurs et le secteur privé tunisiens font face aux coûts les plus élevés au monde pour les
communications. La référence pour les appels « Skype Out » (qui reflètent généralement les prix les
plus compétitifs pour les télécommunications internationales) montre qu'un appel international entrant en Tunisie coûte US$ 0,40/minute - presque vingt fois le prix du marché international et environ deux fois le prix payé dans les pays de la région MENA voisins (Le Maroc est de 0,25 $, l'Algérie, l’Egypte et la Libye sont entre US$ 0,15 cents et 0,20 US$, la Turquie est à US$ 0,04 ; la France est de 0,02 US$.
Par exemple, un appel de Paris à Tunis est 11 fois plus cher qu'un appel de Paris à Istanbul (la Turquie étant un modèle de réussite de la réforme). Les prix des appels internationaux sortants, sont un peu moins chers, mais restent plus de dix fois supérieurs aux prix internationaux de référence. En conséquence, les tunisiens évitent de communiquer par appels internationaux : les minutes d’appels internationaux par habitant en Tunisie n’atteignent que la moitié de la moyenne de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), ils sont 7 fois plus bas que la moyenne de la région MENA et 3 fois moins que la moyenne de l’Europe de l'Est en minutes d'appels internationaux



Statistiques comparatives sur les communications internationales


En outre, les communications internationales de et vers la Tunisie stagnent, alors qu’elles augmentent
dans d'autres pays, qui les utilisent comme un comme un outil naturel pour une meilleure intégration
de leurs économies dans le marché mondial. Encore une fois, la raison principale est le coût élevé
des appels internationaux en raison du monopole en Tunisie, alors que la région MENA et de l'UMA
ont commencé la libéralisation du secteur en 2006. De même, malgré les prix élevés facturés aux
consommateurs pour les services ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line, ADSL), la couverture reste limitée et de faible qualité, ce qui a freiné le développement de l'ADSL.
Même avec un revenu par habitant beaucoup plus faible que la Tunisie, l'Egypte et le Maroc et sont
mieux positionnés pour devenir des plateformes régionales dans le secteur, avec respectivement trois
et sept opérateurs. Ces chiffres sont encore beaucoup plus faibles par rapport aux pays plus intégrés
comme l’Europe de l'Est (10 fournisseurs par pays en moyenne)

Les prix élevés des communications découragent l’investissement direct étranger (IDE), le commerce et l'intégration régionale et sont particulièrement dommageables pour la compétitivité de technologies de l’information et des communications (TIC) et l’offshoring des services, ils portent aussi des coûts sociaux pour les tunisiens résidents en Tunisie et à l’étranger.

lundi 19 mai 2014

Certification Halal en Tunisie

Halal

Halal Tunisie




Plus de 10 ou voire 20 ans après les autres pays qui ont créé des labels dans le monde entier, la Tunisie a réussi l'exploit enfin à créer une certification Halal pour pouvoir exporté tout et n'importe quoi sous ce label. Vous ne rêver pas, alors que le monde entier a déjà pris le train en marche de la mondialisation, chez nous les incompétents et autres endormis du cerveau ont mis grosso modo 20 ans a faire de l’halal un label en Tunisie pour les exportateurs. C'est une vraie honte que des incompétents puissent gérer des dossiers pareil qui relèvent de l'économie de marché d'un pays tout entier. Ne vous étonnez pas que le pays soit complètement largué au niveau exportation sous label halal, car faudra encore 10 ans ou même 1 siècle pour mettre tout ça en marche en Tunisie comme d'habitude.
Et dire qu'il y en a qui croient au Ministere du commerce que la Tunisie peut conquérir des parts de marché après que des pays ont déjà pris une place sur ce marché. Les 10 plus grands pays exportateurs de produits halal ne sont même pas musulmans. Il s'agit des USA, du Brésil, de l'Argentine, la France, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, la Thaïlande, Singapour, l'Inde et des Philippines. Ces pays représentent près de 85% du marché halal.
La Malaisie et l'Indonésie sont les principaux pays musulmans exportateurs de produits halal et leur part est de 15% dudit marché

Les incompétents à la manœuvre


Nous devons ses retards au Ministere du commerce et de l'artisanat, et celle qui gère le dossier s'appelle Bochra Lejmi, c'est la sous-directrice de la coopération avec les organisations régionales et internationales, chargée du dossier halal. La rombière pense dans les médias tunisiens que le marché est prometteur pour la Tunisie. En tout cas, on connaît le nom de l’incompétente qui a un train de retard et qui a piloté le dossier. Ce que nous savons moins, c'est que si les incompétents qui gère le dossier au Ministere savent ou auront la volonté de demandé des explications et viré l'incompétente qui a un train de retard sur la concurrence, car ont est pas sorti de l'auberge avec des dinosaures dans la fonction publique. Et ce n'est surement pas les journalistes qui poseront les bonnes questions aux intéressés et qui eux se contente d'habitude voix des intéressés avec des congratulations.

Quand le religieux se mêle de business


Et pour clore les clowneries du ministère du Commerce, saviez-vous que pour toute demande de certification elle doit passé par un mufti de la république et que ce même mufti bosse pour le président de la République ou leurs bureaux est créé sous forme d'association caritative sous le nom de Dar El Ifta, c'est tout un programme de clown qui va donc avoir sont mot a dire .... Et le plus drôle dans ce dossier c'est que c'est un barbu de la mosquée qui pilote les autorisations, ainsi en ont décidé l'INNOPRI et le Ministere du commerce en retard d'une guerre ! Au final, un vrai parcours du combattant bureaucratique pour toutes les entreprises souhaitant bénéficier du label halal. Mêler le religieux, la religion et le business c’est une bonne façon de faire du clientélisme et de mettre des bâtons des roues chez certains concurrents en Tunisie. Bonne chance !

jeudi 10 avril 2014

Promotion de l'Investissement Extérieur TUNISIE - FIPA

Les incompétents de la FIPA


L’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur — FIPA-Tunisia — est un organisme public, qui est sous la tutelle du Ministère du Développement et de la Coopération internationale. La FIPA est chargée entre autres d’apporter le soutien nécessaire aux investisseurs étrangers et de promouvoir l’investissement extérieur en Tunisie.

Les missions de la FIPA sont la promotion et attraction des investissements directs étrangers, l’information et sensibilisation des milieux d’affaires étrangers et l’accueil et assistance pour les investisseurs étrangers.

Dans le cadre de c’est activité, la FIPA-Tunisia forme un ensemble de bureaux à l’étranger qui informent vie des brochures et la publicité les éventuels investisseurs qui serais intéressé par la place. 
La vérité est que dans la réalité ne compter pas trop sur la FIPA pour faire la promotion de l’investissement en Tunisie, ceux-ci sont des incapables que ce soit au niveau de l’information, des brochures et de leurs sites web.

Une brochure est la vitrine pour le pays

C’est ainsi qu’en lisant mon quotidien économique en ligne bien au chaud dans mon fauteuil, que je reçois une invitation à investir en Tunisie. Je clique yes par curiosité, puis une brochure au format PDF apparait sur mon bureau...

La suite...


En parcourant ladite brochure de la FIPA, je tombe sur un chapitre consacré au salaire d’un ingénieur tunisien. Et bien figurez vous qu’en Tunisie, un ingénieur gagnerait 1200 euro bruts en Tunisie, c’est une nouveauté en 2014 ! Et un technicien supérieur tenez vous bien, il reçoit comme salaire 600 euros chaque mois. Je pense que si c’était vrai, les ingénieurs et les techniciens seraient les personnes les plus heureuses en Tunisie.



FIPA TUNISIE - DES INCAPABLES DIRIGE L'AGENCE
FIPA TUNISIE - DES INCAPABLES DIRIGE L'AGENCE 


Conception graphique Alliance est une agence de graphisme et de communication en Suisse qui ramasse l'oseille grace aux singes de la FIPA qui ne savent meme pas faire une brochure en PDF. Route de Roches Hombes 53, 3967 Vercorin, Suisse


Conception graphique Alliance



Apparemment il faut conclure que les incompétents de la FIPA vivent sur une autre planete. Et le plus beau dans tout ça, c’est que la FIPA na pas de ressources humaines et ni d’employé de bureau en sont sein pour réalisé la brochure qui est pourrie avec toujours les mêmes données et les mêmes graphismes depuis 10 ans.  Pour la brochure, notre très chère FIPA fait réaliser le travail en Suisse par la société Alliance.

Chere citoyen comme vous un peuple d’idiot, d’incapable et bête, ont préfère faire appel aux étrangers pour une brochure a la con, le tout est payé en euros. Dans un pays civilisé à notre époque, n’importe quel secrétaire peut faire une brochure à partir de son bureau. Sauf en Tunisie apparemment.
Alors de deux choses l’une, soit ceux qui dirigent l’organisme public sont des incompétents et des incapables ou alors il y a corruption et bakchich pour réaliser une brochure pourrie en Europe...

Conclusion
Inutile de vous dire que nous sommes dirigé par des anes et de singes en Tunisie, tous plus incompétents les uns que les autres au sommet de la hiérarchie. Un pays qui reçois des milliards de dollars de l'etrangé et des euros du monde entier depuis la révolution et qui n’est même pas capable de réalisé une brochure 12 pages en PDF, est un pays de singe tout simplement...
Si au final vous pensez que les singes ont des comptes a rendre , je vous dirais que vous vous trompez. La Tunisie est devenu un pays de singe ou personnes a de compte a rendre a qui que ce soit.


Un petit benchmark entre le Maroc au niveau brochure et site web laisse sans voix. Les marocains font leurs brochure eux même, avec des données claire et plus complete. Tandis que les singes en Tunisie vous parle de route et d’electricité en 2014, ca laisse pantois ...

Les brochures marocaine et leurs site web, plus professionnel, plus complet a tous les niveaux : http://www.invest.gov.ma/




Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur — FIPA-Tunisia

Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur — FIPA-Tunisia

Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur — FIPA-Tunisia

Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur — FIPA-Tunisia

Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur — FIPA-Tunisia

Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur — FIPA-Tunisia

Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur — FIPA-Tunisia

Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur — FIPA-Tunisia


FIPA TUNISIE

FIPA TUNISIE

FIPA TUNISIE


Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur — FIPA-Tunisia


vendredi 28 février 2014

Finance Islamique

Finance Islamique au maghreb



La finance islamique connaît un grand succès mondial depuis une décennie. Standard & Poor’s estime le total de ses actifs à 1,4 trillion de $ environ, soit moins de 1% du total des actifs financiers, à travers le monde.

Standard & Poor’s, agence de notation, qui suit les évolutions dans les pays d'Afrique du Nord, où elle note des banques, singulièrement en Égypte, en Tunisie et au Maroc, trouve que ces États ont récemment pris des mesures visant à soutenir le développement de la finance islamique, en constitueront un bon terreau. L'agence soutient qu’après le «Printemps arabe», l'importance des déficits courants et la baisse des sources de financement conventionnelles, du fait d’un accès plus difficile aux marchés financiers, ont incité les gouvernements des pays concernés à examiner les possibilités offertes par la finance islamique. En effet, de nouvelles perspectives s’ouvrent aujourd’hui dans cette sous-région, assurent les analystes. C’est d'autant plus plausible que des évolutions réglementaires y créent un environnement favorable à la croissance de la finance islamique. Toutefois, S&P défend que le développement de cette classe d’actifs reste limité.

Déterminants du succès


Gage du succès de la finance islamique, l'Afrique du Nord doit encore faire la preuve de sa valeur ajoutée économique. Aussi, la compétitivité des produits bancaires islamiques, par rapport à leurs homologues conventionnels, sera l'un des principaux déterminants du succès de ces produits en Afrique du Nord.

Relatant les dernières évolutions, les analystes de S&P ont rappelé que la Tunisie et l’Égypte ont mis en place de nouveaux cadres réglementaires pour l'émission de Sukuk en 2013. En effet, la Tunisie prévoit d’émettre un Sukuk en 2014 destiné à attirer une nouvelle catégorie d'investisseurs. Au Maroc, le Conseil des ministres marocains a validé le cadre juridique des opérations des banques islamiques, en janvier 2014, posant ainsi les fondations du développement des activités de banque islamique. 
«Néanmoins, au-delà de permettre l'accès aux produits respectueux de la loi islamique, nous pensons que la finance islamique doit démontrer sa valeur ajoutée économique dans cette région», assure-t-on au niveau de S&P L’agence poursuit sa nuance soutenant que le niveau de richesse des pays du Maghreb est très inférieur à celui d'autres régions où la finance islamique a connu une croissance importante. Elle renchérit que la concurrence sur les marges reste importante dans certains marchés d’Afrique du Nord et cela indique que les clients dans cette région sont relativement plus sensibles aux coûts des produits bancaires. 
Toutefois, la panacée viendrait du fait que la valeur ajoutée nord-africaine pourrait se concrétiser par un accès à une nouvelle classe d’investisseurs ou de clients, ou encore par l'offre de produits alternatifs à des coûts comparables à ceux de leurs homologues classiques. Enfin, l'agence de notation croit que le succès des banques islamiques en Afrique du Nord sera étroitement lié à leur capacité à offrir des produits compétitifs avec les produits bancaires conventionnels.

Traduit du rapport original en anglais