dimanche 6 septembre 2015

Les entreprises étrangères vous parlent monsieur le ministre

Résumé de la 17 édition de Tunisia investment forum

Investment Forum (TIF 2015) s’est tenue les 11 et 12 juin 2015 à l’hôtel El Mouradi-Gammarth, autour du thème «Investir en Tunisie, Rejoignez le Succès Croissant». (un succes croissant qui n'existe que dans la tete des organisateur ). Cette rencontre annuelle internationale rehaussée par la présence du président du Gouvernement, M. Habib Essid, a été un lieu de débat de plusieurs panels thématiques et sectoriels ainsi que 
de workshops. M. Yassine Brahim, (Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale) a été le conférencier d’honneur du workshop sur les nouveaux partenariats avec les investisseurs en Tunisie ainsi que les motivations et la satisfaction de ces derniers. Le workshop a aussi fait intervenir Khalil Laabidi, PDG de
la FIPA, les présidents de chambres de commerce mixtes et des chefs d’entreprises étrangères. Compte rendu.

Dans sa présentation, Yassine Brahim a mis en avant la baisse des IDE depuis 5 ans en soulignant à l’occasion que le
 taux d’investissement est passé de 24% en 2010 à 19% en 2014. Il a rappelé que ce sont les investisseurs européens qui investissent le plus en Tunisie. Les investisseurs italiens, français et allemands totalisent 75% des investissements. Il a également noté qu’il y a eu au cours des années 90 une montée en gamme de la compétitivité des entreprises industrielles relativement au code
 de 1972 qu’il a qualifié de «low cost». Aujourd’hui, la Tunisie est l’un des dix premiers fournisseurs de l’Europe de système de cablage. Néanmoins, l’étude qu’il a présentée a révélé que les insuffisances du site se situent d’abord au niveau du manque d’infrastructures dont le retard au niveau de la logistique qui en n'est l’illustration. Ensuite, le climat des affaires est en déclin et, last but not least, les tensions qui ne s’arrangent pas au niveau social.


Le ministre a précisé que cinq conditions clés sont nécessaires pour doper la compétitivité des entreprises tunisiennes, à savoir la stabilité politique et la sécurité, la performance économique et sociale, l’amélioration de l’infrastructure, du capital humain et la mise en place d’un cadre légal, institutionnel et procédural adéquat. A vrai dire, le nouveau code doit illustrer le cadre et préciser où on va?

Comment cette économie va-t-elle s’ouvrir ? Il devrait être du genre tout est permis sauf....
Khalil Labidi, PDG de la FIPA est revenu sur la nécessité de promulguer rapidement un code d’investissement, sur l’importance d’augmenter les dépenses d’infrastructure, de digitaliser et
 de simplifier les procédures. Il a également recommandé la mise en place de KPI dans le monitoring des politiques publiques.

Vient ensuite le tour des présidents de chambres de commerce mixtes d’exprimer les sentiments et les doléances
de leurs investisseurs. Foued Lakhoua, président de la chambre de commerce tuniso française, a été le premier à intervenir. Il a souligné que le baromètre de sa chambre a indiqué une amélioration dans l’environnement des affaires. Il a mentionné que 85% des entreprises françaises membres ont investi dans le site tunisien.

Martin Henkelman, président de la chambre de commerce tuniso- allemande,
a précisé la présence de 250 entreprises allemandes en Tunisie qui emploient 53 000 employés. La chambre établit chaque année une enquête pour sonder les attentes des entreprises allemandes; l’étude a révélé que les perspectives de ces dernières sont très positives en 2015. Il n’en reste pas moins que soit perçu comme handicap l’incertitude politique et tout ce qui concerne la paix et le dialogue social. Les entreprises allemandes se plaignent aussi de la bureaucratie surtout pour celles qui sont non exportatrices. Ces entreprises réclament aussi
 plus d’incitations pour soutenir la formation professionnelle permettant de fournir une main-d’œuvre qualifiée.

Mourad Fradi, président de la chambre de commerce tuniso-italienne a souligné que les entreprises italiennes trouvent des problèmes dans l’harmonisation
des process entre les différentes administrations. A titre d’exemple, la procédure en termes de délais n’est pas la même entre la douane de Ben Arous et celle de sidi Bouzid, a-t-il cité.

Au niveau de la fiscalité, ces entreprises contestent l’imposition
de 10% et plus encore peut être de 15% sur les entreprises off shore.
 A ce rythme, la notion d’offshoring va mourir a-t-il déclaré ; il a aussi soulevé la question de mauvaise médiatisation du système tunisien. Mouard Fradi a insisté sur la nécessité d’aller vers les régions pour expliquer le système tunisien. il faut repenser l’approche, aujourd’hui on ne parle plus de délocalisation mais colocalisation.


C’est sur les problèmes sociaux et quant à l’impératif de trouver des solutions qui de Etienne Roumier, DG de Crawin Maghreb Can, membre de la chambre tuniso- américaine a mis l’accent. Racontant son expérience personnelle, il a précisé que lorsqu’ils ont eu des problèmes de ce genre, ils se sont mis autour de la table, ils ont signé un pacte social pour 3 ans et ainsi,
le problème a été réglé en 4 jours. A ce titre, il a mentionné qu’il est vrai que le site Tunisie est idéalement situé, toutefois le problème est que tout rentre par le port de Radès qui est lent et dépassé.

Il a suggéré le renforcement du PPP qui se fait à travers la chambre consulaire qui crée la passerelle entre la FIPA et les ministères. Il a également appelé à faire participer les entreprises aux réflexions sur le code des incitations des investissements qu’il espérerait clair et lisible.

Wassim Berraies, directeur
 général de Stelia, le N°3 mondial 
et le numéro 1 européen de l’aérostructure n’a pas hésité à
 louer les compétences tunisiennes, au-delà de la main d’œuvre et du
bon taux d’encadrement. «Nous sommes à 30% de col blancs» a-t-il déclaré. Toutefois, il a rejoint ses prédécesseurs pour critiquer l’administration, notamment la durée de traitement des dossiers. «Nous avons beaucoup de répondants mais ça manque d’efficacité»,
 a t-il rajouté.
 En somme, les investisseurs étrangers seraient unanimes sur une mise à niveau de l’Administration et de
 ses process et la mise en place d’un cadre réglementaire, notamment le code d’investissement tant attendu, qui serait en phase avec les exigences du moment dans un monde de plus en plus concurrentiel. Toutes ces questions, interrogations, craintes
 et appréhensions qui interpellent le ministre de l’investissement et de 
la coopération méritent réponse et montre à quel point il était à l’écoute et combien il prêtait attention à ces doléances. Le ministre a conclu
 en rassurant les participants que beaucoup de choses ont été faites mais la marge de progression
 reste considérable. Il a mentionné l’importance de mettre en place des cellules de veille des économies partenaires dans le dispositif.






mardi 21 juillet 2015

Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur

FIPA


À la Fipa ont trouvé de tout, sauf des compétences de nos jours. Pour que j'arrive à écrire un billet sur eux, c'est qu'il a fallu que je m'intéresse a eux et aux business de la FIPA .... Voici l'histoire véridique, mais au combien vrai qui vous m'outrera l'incompétence dans tout ça splendeur des costumards qui bombe le torse devant les camera TV en affirmant tout et n'importe quoi, pourvu que les journalistes ne creusent pas trop l'affaire pour découvrir la vérité.

Ayant été contacté par la FIPA pour assister à un séminaire de bourrage de crâne j'ai décliné la proposition. Puis ayant été encore contacté par un certain XXX pour venir être invité a une soirée ou fête tunisienne ou l'ont peut rencontré des investisseurs en contact avec la FIPA, j'ai décliné encore une fois l'invitation. Mais un soir en surfant sur les réseaux sociaux, je découvre des photos de l'événement auquel j'aurais dû assister, mais aucun investisseur blanc pour la Tunisie. Que des Tunisiens et des pics assiette était présents a l'événement, ce qui ma bien fait rire sur le niveau zéro des touristes qui peuple la FIPA ...

Quelque mois sont passé et la je suis contacté par un mailing de Deloitte, un cabinet "conseil" qui m'invite a répondre au questionnaire. Plusieurs fois je suis invité a répondre aux questionnaires et au bout de je ne sais plus combien de fois j'accepte de perdre 30 minutes maximum pour répondre a leurs questions. Accroché vous bien a la chaise, car il est question de répondre à des questions pour réaliser des stats et des réponses sur ce qui marche et ce qui ne marcherait pas pour les futurs investisseurs.

Ce joli questionnaire a été payer rubis sur ongle pour la somme +- de 46 000 dinars, ou plutôt 23.000 euros au profit de Deloitte.

Récapitulons: La FIPA demande à un cabinet de conseil sans marché public de questionner les potentiels investisseurs qui l'ont contacté par email, et ses emails sont communiqué pour la somme de 18 000 euros. La FIPA ne sachant pas réalisé un site web et ni faire de mailing en arrive a demandé de l'aide a une boite privée quelque chose que toute administration n'importe ou dans le monde devrait être en mesure de réalisé, sauf chez nous. Au vu des faits énoncés, j'en suis arrivé à me dire que le pays est dirigé par des incompétents et que la FIPA abrite des nains de jardin et autre chèvre avec des cerveaux de fromage blanc. En 2015 en Tunisie et des millions de chômeurs, des ingénieurs au chômage, le pays et c'est dirigeant semble incapable de réalisé un questionnaire a la con que tout étudiant en commerce devrait en être capable, voilà ce qu'est devenu la Tunisie en 2015 ...

Les mensonges de la FIPA

Les mensonges font partie des traditions tunisiennes dans tous les secteurs d'activité de l'administration publique et surtout en Tunisie et ce n'est pas sont directeur général qui perpétue la tradition du mensonge en s'accaparent le travail d'autrui. Celui-ci fort de sont poste vantera dans les médias en juin que c'est son Agence de promotion des investissements étrangers (FIPA) qui a réalisé l'enquête. Ce qui est bien sûr faut, ce que les médias ignorent c’est que c'est Mariem Ben Abid qui a réalisé l'enquête, senior consultant Deloitte Tunisie.
Ont apprendra que l'étude a été réalisée auprès de 150 investisseurs établis ( bizarre de contacté des investisseurs établis, et c'est quoi les critères d'un investisseur établi d'abord?) en Tunisie et 100 investisseurs potentiels (dont je fais partie), a montré également que 64% des investisseurs sondés se déclarent "insatisfaits du code de travail et 52% sont insatisfaits du code de l'investissement". 34% se sont déclarés aussi insatisfaits du rôle joué par l'État pour renforcer la stabilité du climat social.

En ce qui concerne les opportunités offertes par le marché tunisien, 72% des investisseurs estiment que la Tunisie offre l'opportunité de conquérir les marchés de l'Afrique subsaharienne et 71% estiment que la position géographique du pays facilite l'accès à des marchés limitrophes.


Alors, dites-moi, qui peut croire que les incompétents de la FIPA soit capable de réalisé une étude pareil avec des slides pros ? personne à part les moutons


























samedi 13 juin 2015

Tunisair

400 millions d'euros de perte fin 2015





Tunisair
tunisair, une compagnie gouvernée par des incompétents


Il faut arrêter de raconte du baratin, la compagnie Tunisair est gérée par des des cloportes. Nous sommes le 09 juin 2015, le déficit financier de Tunisaire se creuse de jour en jour et personne ne prend des mesures pour arrêté l'hémorragie qui va atteindre au moins 400 millions d'euros de perte avec une capitalisation boursière de 44 millions d'euros. Il est vrai que Tunisair est une compagnie publique, mais une compagnie publique qui reçoit des chèques en blanc pour continuer à être mal gérée. Que fait-on pour arrêté le désastre ? Rien ! Car fin décembre 2015, nous aurons la chance d'avoir la compagnie aérienne la plus plombée deficiterement du monde. Et cela risque encore de couté plus chère aux finances publiques pour la renflouer vu que le pays vie au-dessus des moyens avec des crédits signés par des bailleurs fond étranger. Car comme vous le savez, ce que l'ont paye aujourd'hui couteras bien plus cher dans le futur en taxe sur les feuilles impôts. Mais il semble que le gouvernement fasse la sourde oreille, préfèrent faire comme si de rien n'était.

Les chiffres parlent d'eux même

Les chiffres nous donnent l'idée du désastre que vas nous couté Tunisair en mauvaise gouvernance fasse a un gouvernement aveugle et incompétent, car une bombe atomique se profile a l'horizon, c'est le licenciement qui devra intervenir un jour ou l'autre d'une grosse partie du personnel qui na rien n’a faire chez Tunisair. La Compagnie est déficitaire au premier trimestre 2015 d'environs 300 millions d'euros, elle dépense en carburant pour c'est avions sur une année fiscale ce quelle dépense en frais de personnel, c'est a dire 17 millions d'euros multipliés par 2 ! Pour 27 avions (23 appartienne à la compagnie, elle en loue 4), Tunisair emploie un effectif de 3276 personnes, ce qui fait un rapide calcul 121 personnel par avions. À moins d'êtres à Abu Dhabi, ce genre de situation n'existe pas sur terre. En matière de transport de passage, tous les chiffres sont au rouge cette année par rapport à 2014. Au premier trimestre 2015, nous arrivons à transporter +- 623.000 personnes par rapport à 2014 avec 779 000 personnes.

Tunisair est une menace pour le secteur de l'aviation

En matiere de déboire ce n'est pas fini, puisque grâce a notre fantastique gouvernement, la compagnie doit une dette faramineuse a l'OACA (Office de l'aviation civile et des aéroports) de 100 millions d'euros, y compris +- 10 millions de pénalités de retard (au 1er janvier 2015).
Notre gouvernement a semblé choisir d'effacer cette dette en la payant à L'OACA d'un simple trait de bic magique, ce n’est pas merveilleux la magie des affaires en Afrique ? 
Je rappelle que l'OACA est chargé de gérer l'ensemble des aéroports du pays, dont Tunis, Djerba, Tozeur, Sfax, Tabarka et Gafsa. Les aéroports de Monastir et Enfida sont en revanche gérés par le consortium turc TAV Airports Holding, la aussi ont a touché des bakchichs en échange de la concession d'un aéroport national au Turc. Mais au pays des aveugles, les bornes sont roi ...

Exemple de mauvaise gouvernance

Comme nous avons la meilleure compagnie du monde endetté gouverné par des mas tu vu et en vu tu en voilas, Tunisair n'a signé aucune alliance avec aucune compagnie du monde vue quel gagne de l'argent sur le dos de l'état. Tunisair connait des retards presque à chaque vol dans les aéroports étrangers, elle subit des retards enregistrés au niveau de la réception des pièces de rechange et les sous traitants exigent dorénavant d'être payés avant de fournir un service ! Comme les problèmes n'arrivent jamais seuls, un autre de taille c'est manifesté et continu à faire des ravages en portant atteinte à la destination, c'est les vols de bagage qui persiste. Les manutentionnaires et autres bagagistes continuent à se servir dans les soutes et les bagages des voyageurs, la police et le ministre semblent incapables de mettre fin au fléau des vols.

L'avion du dictateur Ben ali

Il existe un Airbus A340-500 acheté au prix de 252 millions d'euros (tous frais confondus en VIP) aménagés en VIP et décorés par Louis Vitton au niveau des sièges, et qui comprend un salon, une chambre à coucher et des sièges business décorés par Louis Vuitton. Cet avion est capable de voler dix-neuf heures sans escale et de parcourir 16,600 km, l'équivalent de la moitié du tour de la terre sans aucun ravitaillement pour le roi de Tunisie et commandé spécialement pour le dictateur. Celui-ci a été payer en cash par la compagnie Tunisair au bénéfice du dictateur et qui est resté sur le tarmac de Bordeaux pendant 3 ans exactement. Entrainant des frais de maintenance, de gardiennage, de vol a vide sur Bordeaux, l'avion na jamais pu être vendu a l'étranger par ce que la compagnie ne voulait pas que lors des procédures de vente il soit versé une commission sur la vente a l'intermédiaire. Pire la compagnie NA jamais ne prit la peine de l'aménager en avions-charter pour le faire volé sous pavillon Tunisiair, la compagnie ne possède même pas un avion long-courrier !

Une compagnie aérienne au service de la mafia du pouvoir

Comme une magouille entrainant une autre au pays du jasmin, la dirigeante Sarra Rejeb de Tunisair a décidé au mois de mai cette année que l'avion A340-500 présidentiel flambant neuf du dictateur Ben ail sera mis a la disposition du président actuel de la république Béji Caid Essebsi. Tunisair prenant en charge le carburant, l'équipage, les taxes aéroportuaires a l'étranger sur son dos pour le plus grand plaisir du président de la République. Celui-ci volera dans tous le confort d'un avion de notre époque sans délier bourse comme au temps du dictateur Ben ail ! C'est ce qui s'appelle de l'affairisme et des magouilles pour le plaisir de notre chef des armées.

Plan de flotte

Deux A330 ont été livrés en juin 2015, ils ouvriront la voie à Tunisair pour le long et moyen courrier (supérieur à 4h) en Afrique et vers Dubaï. Deux A320 seront réceptionnés en 2016 et deux autres en 2017. L’enveloppe totale pour les appareils attendus avoisine les 550 millions de dollars, et sera financée par des crédits assurés par l’Etat. Tunisair souhaite dans ses revers de faire de l'aéroport de Tunis un hub de correspondance de ses gros porteurs. Tunisair entamera par ailleurs la phase de validation d’une liaison vers Montréal, qui interviendra au cours de l’été 2016.

Tunisair Express

Elle s'appelle Tunisair express et sa core business est de voler a l'intérieur de l'espace aérien pour servir les petits aéroports du pays, mais celle-ci souffre d’un déséquilibre financier structurel de puis des années. La société a terminé l’exercice 2013 avec un déficit de 13,9 MD contre un déficit de 10,3 MD en 2012. Tunis Express a subi un contrôle fiscal qui a abouti à un redressement de l’ordre de 5 MD. Aujourd’hui, Tunisair Express étudie la possibilité de reprendre des vols abandonnés par Tunisair vers le sud de la méditerranée, notamment les régions de l'est de l’Algérie.

Tunisie Catering

Encore une autre filiale de Tunisair ou la compagnie est actionnaire de 45 % au sein de Tunisie Catering. N'honorant plus les factures de sont fournisseur de janvier à avril 2011 et les années antérieures, Tunisie Catering a été obligé de mettre la clée sous la porte en 2015 à cause des difficultés récurrentes. Il faut dire que Tunisair met du personnel a disposition dans l’unité de production de Tunis au sein Tunisie Catering, ont m'expliqueras dès lors qui paye le salaire du personnel de Tunisair et combien verse Tunis Catering a celle-ci ? Comme cela ne suffisait pas, des magouilles et de la mauvaise gouvernance ont eu lieu à tous les échelons de l'administration de Tunisair et Tunisie Catering. Au sein de TUNISIE CATERING » en 2009, 2010 et 2011 des billets d’avion du personnel sont offerts à travers Tunisair via Tunisie Catering, des pertes de matériel sont signalées au sein de Tunisie Catering, les pénalités de retard sont annulées au bénéfice de Tunisaire, les charges sociales et fiscales non payer par Tunisie Catering sont habituel, des sommes s'argent qui sont en vertu de la Loi, soit en vertu du contrat, ne sont jamais remboursé bien evidemment. Je terminerais en disant que quand la tempête fait rage nous mettons un kawai ou bien une veste. Mais quand l’entreprise coule économiquement depuis des décennies, notre gouvernement remet un chèque en blanc à l'entreprise pour continuer à survivre dans la médiocrité. 

Mauritania Airways

Comme la mauvaise gouvernance est institutionnalisée dans toutes les sphères, il est devenu normal qu’elle soit appliquée aussi au sein de Tunisair. Nos maitres des cieux et de la terre ont leu l'idée de prendre le contrôle d'une compagnie étrangère en Mauritanie. Dans tout ce cafarnaiem comptable nous apprenons que à travers le jugement du tribunal de Commerce de Nouakchott - Mauritanie, en date du 08 mars 2012, sous le n° 26-2012, la société« Mauritania Airways » est déclarée en état de cessation de paiement avec effet du 1er janvier 2011 et un Syndic de la liquidation est désigné à cet effet.

Au cours de l’exercice 2012, la société Tunisair a fait opposition sur les produits de la liquidation entre les mains du syndic de la liquidation par les voies réglementaires . Pire, dans tous ce micmac de l'arnaque au sein de Tunisair et en étudiant les pinces coupable de sa filiale mauritanienne, des emplois déguisés au noir ont eu lieu. Certains membres du personnel de « TUNISAIR-S.A » sont mis à la disposition des sociétés filiales des deux côtés au sein de toutes les filiales « TUNISAIR TECHNICS », « TUNISAIR HANDLING », « TUNISIE CATERING », « TUNISAIR EXPRESS » et « MAURITANIA AIRWAYS ». Des montants facturés et comptabilisés par « TUNISAIR-S.A » ont lieu entre elles

Open Sky

Un environnement ouvert ou des compagnies low cost européennes pourraient desservir la Tunisie risquerais de mettre Tunisair dans une situation encore plus déficitaire au niveau financier, concurrentiel si elle n'est pas préparée a la concurrence sur sont propre marché. Des environnements aussi durs menacent la viabilité même de l’entreprise et appellent un style stratégique: la survie.
Comme l’indique son nom, une stratégie de survie implique qu’une entreprise se concentre sur une approche défensive - réduction des coûts, préservation du capital, élagage du portefeuille d’activités. Il s’agit d’une stratégie à court terme destinée à permettre à l’entreprise de ne pas mettre la clé sous la porte, mais elle ne conduit pas à la croissance à long terme. L'entreprise qui est en mode de survie devra donc se projeter dans le futur et se préparer à évaluer les conditions de leur nouvel environnement afin d’adopter le bon style de stratégie de croissance une fois la crise des liquidités passée.

Service aux client

Tunisair connait des retards multiples à répétition depuis des années, du personnel de bords du style je-m’en-foutisme, un service clientèle qui ne connait que le nom. Tous les voyageurs tunisien et étranger qui ont eu affaire à la compagnie vous le diront: cette compagnie ne mérite même pas de voler. Et pour cause en lisant la presse, on apprend que des voyageurs partant d'un aéroport européen ont leurs vols annulés au dernier moment sans être prévenus à l'avance ! Tanpis pour eux, et personne na de réponse au téléphone sur ce genre de cas lorsqu'ont les interroges. D'autres voyageurs attendent pendant 5 heures à Tunis une correspondance pour l'ile de DJerba. Des repas médiocres et d'une qualité zéro sont servis à bord de la compagnie. Au guichet, demander un renseignement à un agent de Tunisair à l'accueil vous demandera du sang froid pour avoir posé une question de 20 secondes. Et j'en passe des meilleurs et des pas verte ! Enfin bref, pour vous dire que le niveau de gouvernance chez tunisair est digne des républiques bananières du a la mauvaise gestion de cette entreprise d’État qui est un gouffre financier.. Pire, en lisant la presse sur les mésaventures d'un client qui voulait réservé un billet, celui nous apprend que ça carte de crédit a été bloqué à cause de l'absence de sécurité et de certificat SSL au niveau du paiement en ligne par les clients qui lui achètent des billets sur le site web. Et j’en passerais des vertes et des meilleurs, il suffit de lire la presse pour se rendre compte que la compagnie ne fonctionne pas comme elle devrait l’être. C'est un triste bilan qui s'annonce dans le futur en terme financier qui n'est pas pris aux serieux par ceux qui gouverne le pays.




jeudi 14 mai 2015

Hela Cheikhrouhou

La course contre la montre de Hela Cheikhrouhou



Hela Cheikhrouhou
◄ «Ne consacrer qu'une toute petite partie des ressources de notre structure à l'Afrique serait un échec », répète-t-elle.

Ex-membre de la Banque africaine de développement, cette Tunisienne a pris la tête du Fonds vert de l'ONU.  Une structure qui pèse 10 milliards de dollars, doit faire ses preuves avant la fin de l'année.
Mieux vaut ne pas se fier à son air discret et à sa voix délicate. Sur les épaules de cette Tunisienne de 43 ans repose l'un des projets les plus ambitieux du moment. Hela Cheikhrouhou est la directrice générale du Fonds vert pour le climat, une structure des Nations unies qui vise à financer, avec l'argent des pays riches, la lutte des plus pauvres contre le changement climatique.

Né en 2009 au sommet de Copenhague, le projet a connu un grand coup d'accélérateur l'hiver dernier lorsque les États développés se sont engagés à lui verser quelque 10 milliards de dollars (8 milliards d'euros) pour 2015 - l'objectif étant d'atteindre 100 milliards de dollars par an d'ici 2020. Depuis, Hela Cheikhrouhou est sur tous les fronts. Il lui faut à la fois concrétiser ces promesses de dons et lancer les premiers investissements. Car l'horloge tourne : une première palette de projets de « démonstration » doit être prête pour le sommet de Paris, fin novembre. « Nous travaillons à un rythme extrêmement soutenu, confirme-t-elle entre deux avions, dans un grand café parisien. Dans les dix à douze prochaines semaines, nous devons avoir une idée très précise des projets de 2015. »

IMPATIENCE


Ceux qui la côtoient louent sa compétence et son énergie. Mais, ajoute l'un d'eux, son impatience bouscule un peu les membres de l'institution, habitués aux longues négociations onusiennes : « Elle veut toujours qu'on prenne des décisions, au risque d'être parfois frustrée si ça ne va pas assez vite. Son parcours l'a amenée à être très orientée sur les résultats. »

Cette diplômée de HEC Montréal s'est formée dans l'effervescence des salles de marchés. En 1996, elle entre comme trader chez Citibank puis occupe différents postes à responsabilité au sein de cette banque internationale (« trésorière pays » pour le Maroc et vice-présidente chargée de la gestion des risques au Maghreb). Mais ces expériences ne sont pas assez humaines à son goût. À 31 ans, elle débute une deuxième carrière dans les institutions financières de développement pour « faire une différence dans la vie des plus vulnérables ». Après un passage à la Banque mondiale, à Washington, elle revient à Tunis pour intégrer la Banque africaine de développement (BAD). En 2010, elle prend la tête d'une nouvelle direction qui réunit l'énergie, l'environnement et le changement climatique et supervise des projets complexes comme le mégabarrage hydraulique du Grand Inga, en RD Congo.
« Dans ce genre de situation, elle sait fédérer les différents acteurs, raconte un ancien partenaire de négociations. Elle a un bon jugement, de l'éthique, et, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas quelqu'un d'effacé. » Elle prend alors conscience de l'enjeu de l'accès à l'énergie pour le continent, de son immense potentiel en ressources renouvelables mais aussi le défi que représente la croissance aussi rapide que chaotique des mégalopoles africaines. Si bien que, lorsqu'un cabinet de recrutement l'appelle au printemps 2013 pour lui proposer de se porter candidate à la direction du Fonds vert, sa décision est prise « en quelques secondes ». Elle sera la seule prétendante africaine, face à un Colombien et à un Néerlandais. « La sélection du directeur exécutif était très importante puisque c'est la personne qui allait insuffler de la réalité dans ce concept qu'était le Fonds vert. Donc il ne fallait pas faire de mauvais choix... j'espère qu'ils considèrent qu'ils ne se sont pas trompés ! » sourit-elle.

MOBILISER


Cette mère d'un garçon de 2 ans vit désormais à Incheon, en Corée du Sud, où le siège de la structure onusienne est implanté. Mais elle passe la plupart de son temps en déplacement. À Manille, en février, pour accompagner le président français François Hollande lors d'une visite sur le thème de la vulnérabilité des îles au changement climatique. Et à Bamako, pour mobiliser les ministres des Finances de la zone franc et les pousser à proposer au plus vite des projets.

Car si l'Afrique est au cœur des priorités du fonds, Hela Cheikhrouhou craint de voir les capitaux s'en détourner. Ces quinze dernières années, d'autres initiatives destinées à soutenir les pays en développement face au changement climatique ont principalement bénéficié aux grandes nations émergentes comme la Chine ou le Brésil.

Or le continent figure, avec les « petits » États insulaires du Pacifique et certains pays asiatiques, parmi les régions les plus vulnérables au changement climatique, qui va amplifier les phénomènes tels que les sécheresses ou les inondations. « Un Fonds vert qui consacrerait un tout petit pourcentage [de ses ressources] à l'Afrique serait un échec », juge celle qui n'a pas encore décidé si elle serait candidate à sa réélection en 2016. « À l'inverse, rien n'empêche de lui allouer 50 % des investissements, dit-elle. Mais pour cela, on ne peut pas se substituer à la proactivité des gouvernements, de la société civile et du secteur privé africains. Ils ne peuvent pas laisser passer ça, c'est l'opportunité d'une génération. »

FEUX VERTS


LE FONDS VERT ne comptera que 55 experts (dont le recrutement est en cours pour la moitié d'entre eux) qui vont s'appuyer sur un réseau de partenaires. Sept premières entités ont été accréditées fin mars, parmi lesquelles la banque allemande de développement KfW et le Centre de suivi écologique du Sénégal. Ils sont les interlocuteurs privilégiés des porteurs de projets, privés ou publics, qui souhaitent bénéficier d'un financement (en fonds propres, en dette, sous forme de garantie). Leur rôle est ensuite de sélectionner et d'instruire des dossiers pour le compte du Fonds vert, qui les valide. « Nous pouvons prendre plus de risques que les autres investisseurs et accorder des financements à des termes qui défient toute concurrence », précise Hela Cheikhrouhou, rappelant que les projets « verts » sont systématiquement plus chers. Sa priorité est double: d'une part, atténuer le changement climatique à travers les énergies ou les transports urbains propres et, d'autre part, adapter les régions à ce phénomène avec la construction de digues ou le développement d'une agriculture moins gourmande en eau.

dimanche 19 avril 2015

Marché

Le marché du textile



Athac
Les patrons du textiles a l'hotel


En 2013, la Tunisie est classée au 6e rang des pays exportateurs de textile-habillement, concurrencée par les pays asiatiques, elle a perdu 2 places en 2014  pour se retrouver à la 8e place en Europe. En Tunisie nous avons une industrie textile essentiellement tournée vers la sous-traitance, mais les patrons tunisiens n'ont ni les idées et ni l'innovation pour préparé l'avenir. Et pour cause, essentiellement 90% du secteur des entreprises tourne uniquement vers la vente de minute pour la fabrication des vêtements en tant que sous traitants pour les pays client étrangers. Leurs clients leur envoient le tissu et les accessoires, et nos patrons tunisiens ne doivent plus que couper et confectionner le tissu et les assembler comme de bon petit ouvrier. Ils sont réduits à un rôle misérable sur le marché du textile en vendant des minutes de mains d'oeuvre dérisoire. Concernant les couts de main d"oeuvre tunisienne, il est de 15% maximum sur le prix de l'article. Cet année les patrons tunisiens ont saisi les autorités contre les sit-in et l'absentéisme qui freinent la productivité des entreprises.

Valorisation de l'image du textile


Pour sa 3e édition, le 16-17 avril les plus gros patrons se donnent rendez-vous et organisent leurs festivals de la mode tunisiens dans un hôtel à Tunis. Cet événement annuel a pour principale mission de promouvoir la filière textile tunisienne et de renforcer les partenariats eurotunisiens. Mais le hic c'est que l'association de patron tunisien est subsidiée par l'état et ne communique pas sur les retombés de l'événement pour l'industrie du secteur ce qui est anormal. L'événement est financé par les pouvoirs publics grâce aux lobbyings de leurs associations, certains ne le cachent même pas. Pour le fondateur et président de l'Association Textile Habillement Club (Athac), Samir Ben Abdallah, il ne voit que des avantages et tien a mentionné que la manifestation ne peut qu’aider à promouvoir le secteur (son secteur a lui et c'est associé), le tout dans une atmosphère agréable et conviviale. Mais au final, si ont y réfléchit bien c'est l'association de nos amis les patrons, valorise les stylistes tunisiens en leurs donnant une petite place et leurs marques de leurs clients et cela dans le but de devenir un nouveau sous-traitant d'une nouvelle marque étranger et aussi devenir des associés aux cotés des stylistes et des créateurs tunisiens. Les patrons tunisiens ont donné une visibilité a Lejabi (marque balnéaire dont 80% de l'assemblage et la confection est sous traité à Sfax) et a la marque italienne Maoro grifoni dont ils sont les sous traitants. Plutôt que de se reformé et d'innové, nos patrons préfère s'enfermer dans pays grâce a leurs événements majeurs de l'année ... Au final si l'ont décrypte bien les choses, l'idée de l'association serait donc de valorisé l'image des créateurs tunisien et de leurs deux clients étrangers en faisant croire que le marché du textile est porteur et innovant en Tunisie.

Vision du secteur textile


Pour notre patron en quête de marché, la stratégie de son secteur d'activité est de trouver la main d'oeuvre qualifiée qui puisse changer les choses, de trouver des stylistes, des modélistes, des techniciens. Pour le patron, ses personnes ne sont pas disponibles sur le marché tunisien et on ne les trouverait pas facilement. On peut se demander sur quelle plane vie le patron. Si comme le prêtant le patron, qu'attends les patrons pour cherché des stylistes a l'étranger vu qu'il n'existerait pas en Tunisie ?
Parrallement aux fausses affirmations du patron, nous avons en Tunisie une dizaine d'écoles de stylisme, de techniciens. Le problème c'est que nos patrons tunisiens ne voient dans les créateurs de vêtement et dans les stylistes qu'une marchandise, et non un investissement. Car croyez-le ou pas, nos plus brillants créateurs et d'idée n'ont aucune envie de travaillé pour un bonobo de patron pour un salaire de misère. Quitte a se lancé seul dans la mode en tant que créateur, il vaut mieux fabriqué et commercialisé sa propre marque que d'être sous la coupe d'un exploitant industriel. D'ou un décalage en la demande et l'offre du marché au niveau de la vente de textile. Les commerçants, les supermarchés, toute la filière de vente importent des marchandises de l'étranger (essentiellement chinoise) à travers les petites surfaces commerciales. Et le pire c'est que les stylistes vont se fournir a l'étranger pour leurs tissus vu qu'il n’y en a pas en Tunisie. Les industriel reste dans l'état de sous traitant vendant des minutes de mains d'oeuvre aux clients étrangers, et nos plus brillants esprits faisant leurs renommé et leurs gloires sur le marché tunisien à travers leurs réseaux de boutiques et grâce aux événements organisés a leurs encontre.

Les faiblesses des entreprises du textile


Avec un cout de la main-d’œuvre tunisienne qui augmente (aujourd'hui le salaire d'un ouvrier 160 euros/mois), le secteur vit difficilement au niveau compétitivité par rapport aux concurrents. Quand ont s'intéresse a c'est patron et a leurs environnements des affaires, une chose saute à l’œil, ils n'ont pas de centre de recherche et ni de créativité. La créativité se trouve essentiellement dans la dizaine d'écoles de stylisme que compte notre pays. Mais ses esprits créatifs une fois sortis de l'école font leurs chemins seuls. Mais entre les écoles et les entreprises de sous-traitance, il n'existe aucun dialogue et aucun échange possible, car ceux-ci ne deviennent que des tuyaux qui enrichissent les industriels. Autre chose anormale, les patrons vous diront toujours qu'il manque des stylistes qui ont de la créativité, mais quand ont réfléchi en profondeur ceux-ci ne font rien du tout pour attiré les talents. Au final, les entreprises ne sont juste des entrepôts par laquelle transite la marchandise pour être re-expédié pour le client final. Quand aux autres defaillances de l'industrie du textile tunisien, elle na pas de centre de compétence en ressource humaine pour des études de marché, le secteur ne pratique pas la veille et ni des analyses de positionnement des entreprises concurrentes. De plus les patrons tunisiens n'ont pas des compétences marketing dans les entreprise et il existe un manque de competence managériales au sein des cadres et dirigeants.  En plus des carences structurelles la Tunisie, devrait passer du statut de simple atelier de sous-traitance pour les grandes marques étrangères de prêt-à-porter à celui de site d'invention et de création.

Les écoles du secteur 


Les écoles et les centres de formation professionnelle en Tunisie fonctionnent comme a l'ancien temps et avec des machines du siècle dernier qui ne sont pas adaptées a notre époque. Conscient des problèmes dans l'enseignement, le ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle avec l'aide du secteur privé ont mis une place un programme pour moderniser les équipements des centres de formation en textile-habillement et compte améliorer la formation dans ces centres, d'ont une finalité qui serait est de mieux répondre aux besoins du secteur de l'industrie ...

Recommendation pour le secteur du textile


1- Promouvoir et soutenir les stratégies de «circuit court» et de co-développement ainsi que de partenariat gagnant/gagnant euro-tunisien.
2- Accentuer une politique de valorisation de l’offre tunisienne produits/services.
3- Développer la production de pièces à manches (manteaux, vestes, …) et de vêtements de haute qualité.
4- Faire évoluer les règles européennes préférentielles de cumul de l’origine.
5- Assurer une meilleure transparence et une meilleure information des consommateurs au moyen de marquages nationaux de l’origine et non d’un marquage communautaire.
6- Développé un projet de création d’un Institut méditerranéen de la Mode à Tunis
7- Diversifier les exportations vers les marchés du Nord de l’Europe, plus porteurs que ceux du Sud-européen.
8- Accélérer l’intégration, dans les entreprises, des nouvelles technologies de création, de gestion, de communication.
9- Optimiser les performances logistiques du secteur.
10- Renforcer la coopération euro-méditerranéenne (Dialogue Euromed) et intra méditerranéenne (mise en œuvre de l’accord d’Agadir) et intra-maghrébin.
11- Repenser le fonctionnement des salons et leur organisation.
12- Développer la veille économique et stratégique.
13- Promouvoir l’image d’une Tunisie respectueuse des normes sociales et environnementales.
14- Développer la commercialisation directe des produits tunisiens au moyen des circuits Internet et des sites marchands (E-commerce).
15- Développer la production de tissus «intelligents» et de vêtements «connectés».
16- Favoriser l’épanouissement, la professionnalisation et la promotion des jeunes créateurs tunisiens au moyen de diverses mesures telles que la création d’un annuaire spécifique, l’organisation d’un pontage avec l’artisanat, l’utilisation facilitée d’outils évolués de création de collections et de modélisme, l’immersion des jeunes talents en stages professionnels dans l’UE.
17- Impliquer plus largement les ambassades tunisiennes dans la promotion et la veille économique en faveur du secteur.
18- Explorer plus activement les marchés africains (Maghreb et Afrique Noire).

Les chiffres


La Tunisie compte 1.806 entreprises textiles/habillement, dont1.517 produisent totalement pour l’exportation. Elles se répartissent comme suit: filature (25), tissage (32), finissage (39), bonneterie (189), confection chaîne & trame et maille (1.361) et autres (342).
Les entreprises textiles employant 10 personnes et plus occupent 172.802 personnes, dont 156.680 relèvent des entreprises totalement exportatrices et 16.122 des entreprises partiellement exportatrices.


Les avantages que le CETTEX met en avant:

  1. - un salaire ouvrier de 160 euros 
  2. - un régime de travail de 48 h/semaine 
  3. - un positionnement géographique central au sein du bassin euro-méditerranéen,
  4. - des accords internationaux de protection de l’investissement étranger et de la propriété intellectuelle,
  5. - des accords de libre-échange avec l’UE, la Turquie, l’Egypte, la Jordanie et le Maroc (accord d’AGADIR),
  6. - des mécanismes et des programmes d’appui au développement industriel et à l’investissement,
  7. - un partenariat historique et développé avec les entreprises européennes,
  8. - des expertises pluridisciplinaires et reconnues,
  9. - un dispositif de formation couvrant toutes les filières ?
  10. - un environnement favorable au développement (coût logistique, technologies de l’information et de la communication, services administratifs et douaniers…),
  11. - Un Technopôle dédié aux activités innovantes: un Centre de ressource technologique, une zone dédiée à l’ennoblissement, une méga station d’épuration des eaux industrielles.
  12. - des coûts de facteurs intéressants,
  13. - des délais maîtrisés pour le circuit court (2 à 3 semaines),
  14. - une très bonne maîtrise de la qualité,
  15. - une grande flexibilité pour la production des petites et moyennes séries, le réassort et le fast-fashion,
  16. - une montée en gamme des produits et une diversification des services
  17. le respect des normes sociales et environnementales.

vendredi 26 décembre 2014

Temoignage

La technologie mobile face aux règlementations du moyen âge du secteur financier en Tunisie


Cela fut une lutte acharnée pour l’expatrié tunisien Ramzi El Fekih à son retour, pour faire démarrer son activité bancaire par téléphone mobile, Viamobile. Tout d'abord, il lui a fallu trouver une banque locale avec qui faire équipe. Conformément à la législation tunisienne actuelle, les services bancaires mobiles ne peuvent être fournis que par l'intermédiaire d'une banque.

Contrairement à l’Europe, ou encore la République Arabe d’Egypte, la Jordanie ou le Maroc, le cadre juridique tunisien en la matière est complètement dépassé par rapport aux développements technologiques étranger, nous explique El Fekih.

Viamobile permet aux clients d'ouvrir des comptes auxquels ils peuvent accéder à partir de leurs téléphones mobiles. En plus des populations urbaines très occupées, il espère attirer les personnes vivant dans les zones rurales qui ouvrent un compte bancaire pour la première fois. Partout où ils ont été mis en place les services bancaires mobiles ont été bénéfiques pour les consommateurs et les détaillants en particulier dans les régions rurales et éloignées, parmi les moins bien desservies par les systèmes bancaires traditionnels.

Idéalement son réseau de distribution ne se déploierait pas à travers une banque classique avec pignon sur rue, dit El Fekih. «Un système de paiement mobile doit être présent partout - ce qui n'est pas le modèle bancaire classique. Nos prix ne sont pas chers, et la seule façon pour être rentables est de faire du volume. ».

Après avoir sécurisé le partenariat de la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), une des principales banques du secteur privé du pays, la société d’El Fekih, Creova se prépara à démarrer le service en 2009. Le lancement prévu a attiré l'attention de Sakhr El Materi, gendre du président dictateur Zine El Abidine Ben Ali. Il se raconte dans les milieux financiers tunisiens qu’El Materi avait prévu un service de banque mobile pour sa propre Banque Zitouna. Trois semaines avant le lancement prévu de Viamobile, la BIAT a été notifiée par la Banque Centrale et c'est dirigeant qu’elle ne devait pas poursuivre le démarrage de l’activité jusqu'à nouvel ordre. Aucune raison n'a été donnée par les responsables, El Fekih dit : « Nous avions tout fait dans les règles de l’art, donc il n'y avait donc aucune raison de l'arrêter. Nous savions qu’il se tramait quelque chose. »

La Banque Centrale a promis à plusieurs reprises une clarification, qui n'a jamais été donnée. Ce n'est qu'après la révolution de 2011 qui a brusquement mis fin à l'influence des milieux d'affaires proches de la famille Ben Ali, y compris la confiscation et la vente de la Banque Zitouna, que la Banque Centrale a finalement donné le feu vert à Viamobile.

Cependant « Le canal de distribution demeure un obstacle majeur encore. C'est notre plus grande plainte des utilisateurs », explique El Fekih. En 2012, des fonctionnaires du Ministère de la Technologie et de la Banque Centrale se sont réunis pour trouver une solution pour les paiements mobiles. L’une des idées a été de mettre la distribution et la vente entre les mains de personnes approuvées qui seraient des agents certifiés, a déclaré El Fekih. Mais encore une fois, il n’y a eu aucune communication sur la réflexion des officiels, et il n'est pas sûr de savoir où en sont les choses.

La Société Monétique de Tunisie, qui est détenue par les principales banques du pays et dispose d'un monopole exclusif sur le traitement des paiements par carte de crédit, ne devrait pas voir son chiffre d'affaires miné par Viamobile, déclare El Fekih. «Je vois Viamobile comme un service complémentaire, parce que les utilisateurs ont accès à une carte de crédit émise par la BIAT. »

Il estime que les ventes de Creova, avec moins de 1 million de dinars (environ $625,000) en 2013, aurait pu être le double de cela si la question de la répartition avait été résolue. En fait, les experts du secteur financier estiment que la banque mobile a un grand potentiel en Tunisie et que dans trois à cinq ans elle pourrait atteindre plus d’un million de personnes non-bancarisées et générer plus de 1 milliard de dollars en transactions.

Les règlements n'ont pas changé depuis la révolution. La volonté de changer est absente. Les choses sont encore coincées et dépassé par des responsable qui ne comprenne rien.

dimanche 14 décembre 2014

Aperçu de la performance du secteur des télécom en Tunisie

Télécom en Tunisie

Alors que la Tunisie ambitionne de devenir un acteur compétitif dans le marché mondial, les
consommateurs et le secteur privé tunisiens font face aux coûts les plus élevés au monde pour les
communications. La référence pour les appels « Skype Out » (qui reflètent généralement les prix les
plus compétitifs pour les télécommunications internationales) montre qu'un appel international entrant en Tunisie coûte US$ 0,40/minute - presque vingt fois le prix du marché international et environ deux fois le prix payé dans les pays de la région MENA voisins (Le Maroc est de 0,25 $, l'Algérie, l’Egypte et la Libye sont entre US$ 0,15 cents et 0,20 US$, la Turquie est à US$ 0,04 ; la France est de 0,02 US$.
Par exemple, un appel de Paris à Tunis est 11 fois plus cher qu'un appel de Paris à Istanbul (la Turquie étant un modèle de réussite de la réforme). Les prix des appels internationaux sortants, sont un peu moins chers, mais restent plus de dix fois supérieurs aux prix internationaux de référence. En conséquence, les tunisiens évitent de communiquer par appels internationaux : les minutes d’appels internationaux par habitant en Tunisie n’atteignent que la moitié de la moyenne de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), ils sont 7 fois plus bas que la moyenne de la région MENA et 3 fois moins que la moyenne de l’Europe de l'Est en minutes d'appels internationaux



Statistiques comparatives sur les communications internationales


En outre, les communications internationales de et vers la Tunisie stagnent, alors qu’elles augmentent
dans d'autres pays, qui les utilisent comme un comme un outil naturel pour une meilleure intégration
de leurs économies dans le marché mondial. Encore une fois, la raison principale est le coût élevé
des appels internationaux en raison du monopole en Tunisie, alors que la région MENA et de l'UMA
ont commencé la libéralisation du secteur en 2006. De même, malgré les prix élevés facturés aux
consommateurs pour les services ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line, ADSL), la couverture reste limitée et de faible qualité, ce qui a freiné le développement de l'ADSL.
Même avec un revenu par habitant beaucoup plus faible que la Tunisie, l'Egypte et le Maroc et sont
mieux positionnés pour devenir des plateformes régionales dans le secteur, avec respectivement trois
et sept opérateurs. Ces chiffres sont encore beaucoup plus faibles par rapport aux pays plus intégrés
comme l’Europe de l'Est (10 fournisseurs par pays en moyenne)

Les prix élevés des communications découragent l’investissement direct étranger (IDE), le commerce et l'intégration régionale et sont particulièrement dommageables pour la compétitivité de technologies de l’information et des communications (TIC) et l’offshoring des services, ils portent aussi des coûts sociaux pour les tunisiens résidents en Tunisie et à l’étranger.