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samedi 12 mars 2016

Analyse tourisme


LES PROBLEMES DE LA TUNISIE FONT LES AFFAIRES DE L’ESPAGNE



Tourisme Tunisie



Les amateurs de soleil sont frileux pour l’été 2016. Ils évitent la Tunisie, boudent certains coins d’Egypte et se méfient de la Turquie. Mais se ruent sur l’Espagne ou la Bulgarie.
Les tour-opérateurs s’efforcent de suivre.

L'Espagne pourrait, malgré elle, devenir la grande gagnante du climat de tension qui touche divers pays de la Méditerranée. Les réservations y affluent pour l’été prochain. «Elles sont 30 % à 40 % plus élevées qu’à la même période de l’année dernière»,.commente Peter Hahn, head of market development de la chaîne hôtelière RIU. L’Espagne risque même la saturation, malgré une infrastructure touristique dense résultant de son statut d’une des premières destinations mondiales.
Le vacancier cherche surtout à éviter les pays qui présentent des risques d’attentats. En tète figurent les pays déjà touchés par les groupes islamistes. Comme la Tunisie qui a subi l’attentat de Sousse le 26 juin dernier. Depuis lors le pays est déserté par les touristes étrangers. Le SPF Affaires étrangères déconseille toujours le voyage : « En raison delà persistance d’un niveau élevé de menace terroriste dans le pays, tous les voyages non essentiels vers la Tunisie restent déconseillés.» Il en va de même pour Charm el-Cheikh et le sud du Sinaï, en Egypte.

Jusqu'à 40% de réservations en moins pour la Turquie

«Ces avis ne sont pas juridiquement contraignants, même si nous souhaitons qu’ils soient suivis», indique Michael Mareel, porte-parole au SPF Affaires étrangères. Les touristes qui souhaitent aller dans les régions déconseillées peuvent toujours s’y rendre, mais les tour-opérateurs, eux, préfèrent généralement s’abstenir. Jetair a annoncé qu’il «gelait» son catalogue sur la Tunisie pour l’été et a proposé un remboursement ou d’autres destinations à ses clients. Thomas Cook n’a pas encore pris de décision mais pourrait suivre si le SPF Affaires étrangères ne modifie pas sa recommandation. «Un avis négatif ne nous permet pas de voyager», constate Koen van den Bosch, porte-parole de Thomas Cook Belgique. Il espère toujours un changement de la position des Affaires étrangères. «La France et le Luxembourg publient, eux, des avis favorables», observe-t-il.

D’autres pays - que les Affaires étrangères ne déconseillent pourtant pas - souffrent aussi d’une désaffection dans les réservations. C’est le cas de la Turquie, qui a connu un attentat à Istanbul en janvier, un autre à Ankara la semaine dernière, et qui souffre déjà du retrait des vacanciers russes après qu’Ankara ait abattu un avion militaire russe au-dessus de la frontière turco-syrienne en novembre dernier. Le Maroc souffre aussi, dans une moindre mesure, bien qu’il n’ait pas subi d’attentat récemment « C’est malheureux. Le Maroc, qui offre un bon niveau de sécurité, est un peu la victime collatérale des attentats tunisiens», avance Jean-Luc Hans, directeur de BT Tours à Péronnes-lez-Binche et vice-président de l’Association belge des tour-opérateurs (ABTO).
Certains voyagistes notent pour l’heure une baisse de 30 % des réservations sur Marrakech et 40 % pour la Turquie par rapport à février 2015.

La Bulgarie, alternative à la Tunisie

Le vacancier est plus sensible au climat politique et de sécurité que le voyageur d’affaires ou celui qui rend visite à sa famille. Il ne renonce pas pour autant à ses vacances, tout au plus change-t-il de destination. «Pendant des périodes comme celle qui a suivi les attentats de Paris.

LES PERDANTS ET LES GAGNANTS DE L'INSÉCURITÉ


Les attentats et les menaces influencent les choix des vacanciers. Ils ne renoncent pas à partir, mais changent de destination. Ainsi ceux qui espéraient aller en Tunisie et en Egypte vont plutôt au nord
de la Méditerranée, en Espagne (un classique) ou découvrent la Bulgarie.
La Turquie et, dans une moindre mesure, le Maroc souffrent aussi du climat anxiogène. Un gros souci pour ces pays pour qui l'industrie touristique est primordiale, et pèse souvent plus que 5% du PIB et de l'emploi local. Par comparaison, le tourisme représente directement environ 2,3% du PIB en Belgique et 2,5% des emplois. Les réservations sont suspendues, mais il y a un rattrapage par après», continue Jean-Luc Hans. Actuellement les vacanciers cherchent d’autres destinations plus tranquilles. L’Espagne y figure en bonne place avec le Portugal, l’Italie et aussi des pays plus exotiques comme la Bulgarie, qui dispose de quelques stations sur la mer Noire et des infrastructures rénovées. « La Bulgarie a pris la place de la Tunisie dans le créneau des séjours offrant un excellent rapport qualité/prix», note Florence Bruyère, porte-parole de Jetair, l’un des deux premiers voyagistes du marché avec Thomas Cook. Le pays fait partie du top 5 des réservations de Jetair, qui, dans l’ordre, présente l’Espagne, la Grèce, la Turquie, la Bulgarie et le Portugal.


La Bulgarie est aussi limitée en capacité.


 «L’offre n’est pas inépuisable et le nombre de mois commercialisables est moindre qu’en Tunisie », note Peter Hahn (RIU). « La saison va de mai à la mi-octobre. » La destination ne convient pas pour les vacances au soleil en hiver. Pour Thomas Cook, un pays comme la Macédoine suscite un intérêt supplémentaire, bien qu’elle ne soit pas en bord de mer. Elle offre une atmosphère balnéaire avec le lac d’Ohrid (358 km2). BT Tours parle même d’un intérêt pour la Roumanie.
Mais les destinations ne sont pas toutes substituables aux autres. La Turquie et la Tunisie sont très fortes sur les prix et le all inclusive (tous les repas compris). Une formule moins pratiquée au Portugal, qui est un peu plus cher. Il y a aussi une question de capacité. Même l’Espagne, bien équipée, risque d’afficher complet. Les tours-opérateurs y cherchent dès lors frénétiquement des hôtels supplémentaires. «Nous avons l’avantage de faire partie d’un groupe, TUI, qui possède des chaînes hôtelières, ce qui nous garantit un minimum de capacité», rassure Johan Lauwers, directeur des vacances en avion de Jetair. Quant à la Grèce, elle attire toujours autant de voyageurs mais ne connaît pas de hausse supplémentaire pour le moment « La Grèce avait déjà eu beaucoup de succès l’an passé », commente Florence Bruyère. D’autres destinations plus lointaines comme les Caraïbes et les îles du Cap Vert tentent aussi les voyageurs qui désertent le Maghreb et ses environs.

Pour les réservations, c’est l’industrie touristique entière qui souffre. En Turquie, l’association des hôteliers (Turob) a annoncé une baisse des investissements de 25 % dans l’infrastructure d’hébergement en 2015. Certains hôtels risquent de fermer plutôt que de tourner avec peu de touristes. En Tunisie, la situation est encore plus difficile: de nombreux hôtels ferment. La chaîne RIU, frappée en juin 2015 lors de l’attentat de Sousse, a décidé en janvier de fermer les 10 établissements qu’elle gérait et de quitter le pays.
L’Egypte traverse aussi une longue crise, qui s’est accentuée après l’attentat contre un avion russe en novembre au départ de Charm el-Cheikh. Cet épisode tragique s’inscrit dans une suite de déconvenues qui ont suivi le Printemps arabe de 2011. «Depuis 2011, les touristes ont délaissé le Caire, Louxor et Assouan, car ils ne se sentaient pas en sécurité», expliquait Amani El-Torgoman, membre du board du tourisme égyptien, à l’agence Bloomberg début février. «Le tourisme de plage continuait à bien se porter. Mais c’est aussi touché à présent. Charm el-Cheikh est devenue une ville fantôme, c’est triste.» L’Egypte espère attirer des touristes venus d’Europe centrale. Pour l’hiver, toutefois, le pays attire encore des touristes belges sur des zones balnéaires qui ne sont pas concernées par l’avis défavorable du ministère des Affaires étrangères, comme Hurghada, mais avec un succès plus modéré.

La situation est moins dramatique au Maroc, même si le secteur hôtelier est fébrile depuis l’an dernier. La fréquentation s’est érodée (-1 % environ de janvier à novembre). En 2016, le pays espère compenser la timidité des Français ou des Belges en attirant les Russes qui se détournent de la Turquie et de l’Egypte.

Jean-Luc Hans, président de l’Association belge des tour-opérateurs. Optimiste, le ministre marocain du Tourisme Lahcen Haddad prévoit même une hausse de 3,6 % du nombre de touristes, pour arriver à 10,6 millions de personnes. Il courtise les grands tour-opérateurs russes et négocie la mise en place de liaisons aériennes.

Le prix fait oublier les angoisses

La situation n’est pas désespérée. La Turquie et le Maroc peuvent espérer limiter les dégâts si aucun événement anxiogène ne survient à nouveau. Ils misent pour cela sur la recette habituelle : les promotions. Les voyagistes estiment que la situation turque peut s’améliorer car l’attentat de janvier à Istanbul n’a pas touché des touristes belges et n’a pas trop été mis en avant dans les médias. Le Maroc, lui, n’est pas un abonné aux attentats et a une forte réputation de sécurité. Un effort sur les prix pourrait dès lors estomper les angoisses des candidats au soleil. «En dessous d’un certain tarif, les gens n’ont plus peur », sourit Jean-Luc Hans, de BT Tours.

Car si le voyageur change vite de destination au moindre doute sur la sécurité d’un pays, il y revient facilement s’il est rassuré et caressé dans le sens du portefeuille. C’est la tactique de Ryanair pour les destinations temporairement boudées. La compagnie irlandaise avait ainsi enregistré une baisse des réservations fin 2015 sur le Maroc. Elle a multiplié les petits prix et commence à présent à noter une amélioration. C’est aussi la technique des hôteliers, quitte à rogner sur les marges. « Sur la Turquie, par exemple, il y a maintenant des prix attractifs, des promotions. Il se peut que ce marché fasse au bout du compte un bon résultat », espère Koen van den Bosch (Thomas Cook Belgique).
On comprend aisément ce souhait: même s’ils proposent des alternatives, les voyagistes ont tout à perdre d’une crise du tourisme en Turquie, l’une des premières destinations soleil en Europe. La seule crise tunisienne de 2015 a fait perdre des dizaines de millions d’euros aux groupes Thomas Cook et TUI (Jetair). Tous croisent les doigts pour que la Turquie retrouve la pleine faveur des vacanciers.

LES PRÉCIEUX AVIS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES


D'où viennent les avis publiés par les Affaires étrangères? «Ils sont basés sur des notes envoyées par les ambassades, qui sont les mieux placées pour informer sur la situation de la sécurité du pays, grâce à un bon réseau de contacts», explique Micheal Mareel, porte-parole du SPF Affaires étrangères. L'avis est envoyé au centre de crise du SPF, qui recueille d'autres éléments auprès des desks géographiques et aussi, si nécessaire, de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam), avant d'être publié.
Le processus est accéléré en cas de crise. Dès que l'attentat de Sousse a eu lieu le 26 juin, l'avis est devenu négatif pour les voyages «non essentiels». Ce n'est pas le niveau le plus négatif.
Le SPF déconseille tous les voyages, essentiels ou non, vers une dizaine de pays comme, la Syrie ou l'Irak, l'Afghanistan, le Pakistan, le Burundi, la Somalie ou le Yémen. Comment se fait-il que l'avis sur la Tunisie soit négatif pour les touristes alors que celui émis par la France reste positif? «Ce n'est pas une science exacte, chaque pays décide de l'avis qu'il publie et il arrive que pour une contrée comme la Tunisie, les avis varient d'un pays à l'autre», continue Michael Moreel. Les avis peuvent être mis à jour à tout moment, il n'y a pas de périodicité fixe. «Si l'ambassade estime qu'il faudrait adapter la recommandation, elle peut le proposer.» Les Affaires étrangères conseillent à tous les voyageurs belges, où qu'ils aillent, même en Europe, de s'inscrire sur le site Travelonline. Car en cas de crise ou de désastre dans le pays visité, le ministère n'est pas du tout au courant du nombre et de l'identité des Belges qui pourraient s'y trouver. «Hormis les personnes inscrites à l'ambassade, nous n'avons aucune information.»

D'où la mise en place de ce site gratuit, où le voyageur est invité à indiquer une personne' de contact en Belgique. https://travellersonline. diplomatie.be/ http: //diplomatie. belgium.be/fr/

jeudi 25 avril 2013

Crise dans les hotels en Tunisie

Les techniques des hotels en Tunisie pour survivre

Le sentiments d'insécurité en Tunisie fait fuir les touristes. Du coup, les hoteliers cassent les prix
A saisir: une semaine au Green Palm de Djerba à partir de 389 euros tout compris. Sur le site de Promovacances.com ne comporte pas de clause cachée. L'établissement existe et c'est un 4 étoiles. Le prix de l'avion represente la moitié du prix. tout comme les repas. Des prix cassé ont en trouve chez tout les voyagistes spécialisé sur la Tunisie, soit des dizaines d'hotels, du 3 au 5 étoiles chez Promovacances comme chez Marmara, Thomas Cook ou encore Fram.

14% de touristes en moins qu'à l'époque du dictateur Ben ali

Cette braderie permanente s'explique par le climat d'insécurité qui regne dans le pays de puis l'hiver arabe. La remontée de l'islamisme et les affrontements entre les forces de police et autres manifestations ont fait chuté la frequentation du pays. Les etablissements de la cote et ceux de Djerba tourne au ralenti et certains ont l'air de maison fantomes. Du coup certaine promotion paraissent spectaculaire au point de susciter la méfiance des vacanciers.

Rationalisation a tout les etages 

Les poissons et les viandes sont achetés en grande quantité quand les cours sont au plus bas explique Anouar Anane, directeur financier de l'établissement. Puis ils sont congelés et ressortis lorsque les prix grimpent. Kamel Soudani le chef qui regne dans les cuisines fait une chasse au gaspi en permanence: Fruits et legumes sont de saison et les marques locales privilégiés. Comme la pate a tartiner qui pour donner le change est servie dans de grands plats, les clients peuvent croire qu'il s'agit de Nutella. Les restes des viandes sont recuisinés le lendemain en tajine revele notre cuisinier. Les viennoiserie sont retraitées avec lait, oeufs et creme fraiche pour en faire des patisseries. En salle les serveurs ont pour consigne de servir eux memes certains plats pour éviter que les clients ne remplissent trop leurs assiette.

En basse saison, un client coute plus qu'il ne rapporte

Toujous a Djerba en furetant dans les couloirs et les cuisines, les directeurs avoue sacrifier les marges et meme vendre a perte une bonne partie de l'année.  Le directeur avoue que il doit faire du remplissage qui a perdre de l'argent pendant quelque mois explique Ezzedine Berkaoui le patron du Green Palm un 4 étoiles de bonne reputation. Le directeur avouera qu'il s'y retrouve sur l'ensemble de l'année. Pour que l'équation fonctionne encore que les couts pendant les periodes d'affluence soient tirés aux maximum du maximum sans rogné sur la qualité. Un exercice d'équilibrisme maitrisé par une poignée d'hotels seulement dont le Green Palm. Grace a la faiblesse des salaires locaux, le menage d'une chambre ne lui revient qu'a 55 centimes d'euro. Et grace a mille et une petite ruses le budget nourriture  est tombé a moins de 4,5 euros par jours et par personne. Malheureusement le decors n'est pas aussi reluisant partout.

Des hotels changent souvent de nom pour effacer les avis négatifs 

Certains hotels de Djerba n'ont meme plus de quoi réparer le filtre de la piscine ou payé un personnel au complet. Pour éviter les déconvenues il donc prudent de se référer au sites d'avis sur internet. Mais méfiance si les commentaires sur un etablissement se font rare: c'est que les hotels ont changé de nom pour essayer de jeter ses mauvaises notes aux oubliettes du web


Les chiffres

Cout de revient du ménage : 0,56 euro par jour. Les couts et les effectifs varient en fonction de la frequentation. Ici cela été calculé pour l'hotel Green Palm durant la semaine du 23 au 30 mars 2013. L'établissement rempli a 67% comptait 256 clients et 89 salariés. Les chiffres tiennent compte de 42 pour-cent d'impôts et charges patronales.

Cout de revient des repas: 4 euro par jour. Les viennoiseries non consommées le matin sont récupérées, puis préparées en patisseries pour le diner. Cout de la nourriture uniquement pour les clients en demi pension

Cout de revient du SPA : 1,07 euro par jour. Le centre de soins n'est pas géré par l'hotel Green Palm mais par une société exterieur Aquavital. Celle ci possède deux autres instituts a Djerba ce qui lui permet d'acheter en grosse quantité a des conditions tres avantageuse les produits (2500 euro par mois) de la marque espagnole Germaine de Capuccini. Ses 16 salariés sont rémunérés entre 200 et 250 euro mensuels seulement. Avec des couts aussi bas, le SPA fait payer la journée comprenant quatre soins une trentaine d'euros seulement.

Cout de revient de l'animation 0,23 euro par jour : Les 8 salariés amusent les clients de l'hotel avec des cours d'aquagym et de pétanque  Le soir les memes gerent les spectacles, cabaret ou folklore. Avec seulement 5 salarié que l'ont paye 218 euro mensuel plus les chargent, ceux ci ne coute pas chère  La piscine exterieur n'est pas chauffée non plus.



Green Palm, Djerba

Green Palm, Djerba

Green Palm, Djerba

Green Palm, Djerba

Green Palm, Djerba