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lundi 11 décembre 2017

Airbnb en Tunisie

L'informel et les propriétaires se fond du flouz



Airbnb Tunisie
Exemple parmis d'autre d'une villa à 958 euros la nuit sur Airbnb en location qui echappe totalement aux impots de l'etat



Croyez-le ou non, je suis un utilisateur chaque été d'Airbnb en Tunisie, j'utilise cette plateforme pour organiser des soirées informelles entre amies. Ce que j'y ai vu ce sont des villas de riche louer pour une poignée d'euros jusqu'au palais de milliardaires louer pour plusieurs centaines d'euros la nuité. Comment tout cela est-il possible dans un pays de crevard qui mendie de l'argent au FMI chaque année pour payer ces dette et autre emprunt ? Et bien l'état est aux abonnées absents ! Alors que les caisses du pays sont vides, l'état na jamais pris la peine de contrôler tout c'est riches propriétaires terriens et d'autres biens en location sur la plateforme ou ça pilule en mode location ... Les propriétaires tunisiens échappent à tout contrôle des autorités, comment tout cela est possible ?

Perte sèche pour les hôtels donc qui paye quand même des taxes, l’ONTT, le fisc et pour la ville où sont localisé les logements et autres appartements informels. Ce sont les conséquences économiques du fléau de l’informel en Tunsie dont les chiffres sont inconnu des pouvoirs public. Par informel, on entend les meublés (studios, appartements et villas loués à la journée), les maisons d’hôtes non classées, les appartements, villas, fermes mises en location par Airbnb ou non, les sites marchands comme expédia, booking… Cette offre que l’on compte par milliers en Tunisie et dans toutes les villes touristiques est mise sur le marché touristique en toute tranquillité et comporte un double risque: elles polluent l’offre classée et soumettent la destination à un risque sécuritaire. De toute évidence l'état ne possède même pas un cadastre des propriétaires qui mette en location leurs biens. Encore plus pire, l'état n’a même pas les compétences et le personnel pour contrôler tout ce bouha bouha sur AIRBNB ... Pourtant il suffirait de contacter Airbnb et demander l'identité des c'est propriétaires, toutes les villes pour recouvré en monnaie sonnante et trébuchante le pactole, pourquoi pas en Tunisie ?


Ces meublés opèrent en effet avec des locataires volants, sans aucune trace et dont le contrôle est quasiment impossible pour l'état et les pouvoirs publics. Et le problème est plus délicat dans la mesure où l’informel, comme le rappelle un professionnel, n’est pas que le fait de pauvres gens, mais aussi des notables et autres spéculateurs bien organisés qui gèrent leur affaire à distance: accueil des clients à l’aéroport, entretien des établissements, cuisine...

Malheureusement, alors qu’ils ont les moyens pour lutter contre le fléau Airbnb, l'Office du Tourisme Tunisien et le ministère des Finances laisse échappé toute les taxes et ce sont autant de recettes fiscales perdues pour c'est deux ministères (TVA et IS), pour les collectivités locales (taxes communales) et pour l’ONTT (Office National du Tourisme Tunisien).

Pour connaître et identifier les contrevenants, il suffit juste de faire un tour sur le site internet et les sites de réservation. La plateforme d’Airbnb offre à elle seule, quelque milliers de logements à partir de 8 euros jusqu’à plus de 800 euros pour une villa pendant une nuit !. C'est aux autorités locales, aux communes et autres ministères de faire leur travail», je ne vais pas leurs dire comment procéder pour gagner des millions aux pays.

Je n’appelle pas pour la suppression de l’hébergement en zone rurale ou l'offre d'hébergement permet à des pauvres familles de gagner quelques sous. Mais n'oublions pas aussi que dans plusieurs villes et localités il est le mode d’hébergement préféré et à la portée des nationaux, qu'il contribue de manière non négligeable à l'économie de ces localités et à améliorer quoi qu'occasionnellement la situation de familles souvent pauvres. N'oublions pas aussi qu'il est un mode d’hébergement en plein développement dans d'autres pays et qu'il est recherché par plusieurs touristes étrangers car moins cher et offre plus de possibilités d'échange avec la population locale. À mon avis, il doit y avoir un moyen pour que les deux modes d’hébergement cohabitent et se développent pour l'intérêt du pays, des régions et des villes concernés.

Je demande la régularisation des impôts de ses riches qui loue leurs villas à des sommes astronomiques sans payer 1 euro à l'état . Créer un système vertueux où tout le monde est gagnant en participant aux finances du pays. En attendant cette prise de conscience, le phénomène continue de s’amplifier chaque année en haute saison.

S’il devait y avoir une priorité pour les opérateurs touristiques, ce serait bien l’hébergement informel. Ce chantier n'occupe absolument pas les esprits et n'inquiète pas les patrons d’hôtels aux crédits non remboursés aux banques. Les maisons d’hôtes, mais aussi les autorités locales qui n'ont jamais tenté un recensement pour réduire le phénomène. C’est que celui-ci a pris de l’ampleur ....Je rappelle pour nos pseudo élites du siècle dernier que nous vivons au 21e siècle a l’heure d’internesque, que les Airbnb sur leurs plateformes de réservation prennent 17% ou 15% de commission sur les réservations de nos riches propriétaires, une manne financière qui pourrait être capté par l'état seul maître sur le territoire s'il se donne la peine de mettre de l'ordre dans ce secteur d'activité ...

samedi 12 mars 2016

Analyse tourisme


LES PROBLEMES DE LA TUNISIE FONT LES AFFAIRES DE L’ESPAGNE



Tourisme Tunisie



Les amateurs de soleil sont frileux pour l’été 2016. Ils évitent la Tunisie, boudent certains coins d’Egypte et se méfient de la Turquie. Mais se ruent sur l’Espagne ou la Bulgarie.
Les tour-opérateurs s’efforcent de suivre.

L'Espagne pourrait, malgré elle, devenir la grande gagnante du climat de tension qui touche divers pays de la Méditerranée. Les réservations y affluent pour l’été prochain. «Elles sont 30 % à 40 % plus élevées qu’à la même période de l’année dernière»,.commente Peter Hahn, head of market development de la chaîne hôtelière RIU. L’Espagne risque même la saturation, malgré une infrastructure touristique dense résultant de son statut d’une des premières destinations mondiales.
Le vacancier cherche surtout à éviter les pays qui présentent des risques d’attentats. En tète figurent les pays déjà touchés par les groupes islamistes. Comme la Tunisie qui a subi l’attentat de Sousse le 26 juin dernier. Depuis lors le pays est déserté par les touristes étrangers. Le SPF Affaires étrangères déconseille toujours le voyage : « En raison delà persistance d’un niveau élevé de menace terroriste dans le pays, tous les voyages non essentiels vers la Tunisie restent déconseillés.» Il en va de même pour Charm el-Cheikh et le sud du Sinaï, en Egypte.

Jusqu'à 40% de réservations en moins pour la Turquie

«Ces avis ne sont pas juridiquement contraignants, même si nous souhaitons qu’ils soient suivis», indique Michael Mareel, porte-parole au SPF Affaires étrangères. Les touristes qui souhaitent aller dans les régions déconseillées peuvent toujours s’y rendre, mais les tour-opérateurs, eux, préfèrent généralement s’abstenir. Jetair a annoncé qu’il «gelait» son catalogue sur la Tunisie pour l’été et a proposé un remboursement ou d’autres destinations à ses clients. Thomas Cook n’a pas encore pris de décision mais pourrait suivre si le SPF Affaires étrangères ne modifie pas sa recommandation. «Un avis négatif ne nous permet pas de voyager», constate Koen van den Bosch, porte-parole de Thomas Cook Belgique. Il espère toujours un changement de la position des Affaires étrangères. «La France et le Luxembourg publient, eux, des avis favorables», observe-t-il.

D’autres pays - que les Affaires étrangères ne déconseillent pourtant pas - souffrent aussi d’une désaffection dans les réservations. C’est le cas de la Turquie, qui a connu un attentat à Istanbul en janvier, un autre à Ankara la semaine dernière, et qui souffre déjà du retrait des vacanciers russes après qu’Ankara ait abattu un avion militaire russe au-dessus de la frontière turco-syrienne en novembre dernier. Le Maroc souffre aussi, dans une moindre mesure, bien qu’il n’ait pas subi d’attentat récemment « C’est malheureux. Le Maroc, qui offre un bon niveau de sécurité, est un peu la victime collatérale des attentats tunisiens», avance Jean-Luc Hans, directeur de BT Tours à Péronnes-lez-Binche et vice-président de l’Association belge des tour-opérateurs (ABTO).
Certains voyagistes notent pour l’heure une baisse de 30 % des réservations sur Marrakech et 40 % pour la Turquie par rapport à février 2015.

La Bulgarie, alternative à la Tunisie

Le vacancier est plus sensible au climat politique et de sécurité que le voyageur d’affaires ou celui qui rend visite à sa famille. Il ne renonce pas pour autant à ses vacances, tout au plus change-t-il de destination. «Pendant des périodes comme celle qui a suivi les attentats de Paris.

LES PERDANTS ET LES GAGNANTS DE L'INSÉCURITÉ


Les attentats et les menaces influencent les choix des vacanciers. Ils ne renoncent pas à partir, mais changent de destination. Ainsi ceux qui espéraient aller en Tunisie et en Egypte vont plutôt au nord
de la Méditerranée, en Espagne (un classique) ou découvrent la Bulgarie.
La Turquie et, dans une moindre mesure, le Maroc souffrent aussi du climat anxiogène. Un gros souci pour ces pays pour qui l'industrie touristique est primordiale, et pèse souvent plus que 5% du PIB et de l'emploi local. Par comparaison, le tourisme représente directement environ 2,3% du PIB en Belgique et 2,5% des emplois. Les réservations sont suspendues, mais il y a un rattrapage par après», continue Jean-Luc Hans. Actuellement les vacanciers cherchent d’autres destinations plus tranquilles. L’Espagne y figure en bonne place avec le Portugal, l’Italie et aussi des pays plus exotiques comme la Bulgarie, qui dispose de quelques stations sur la mer Noire et des infrastructures rénovées. « La Bulgarie a pris la place de la Tunisie dans le créneau des séjours offrant un excellent rapport qualité/prix», note Florence Bruyère, porte-parole de Jetair, l’un des deux premiers voyagistes du marché avec Thomas Cook. Le pays fait partie du top 5 des réservations de Jetair, qui, dans l’ordre, présente l’Espagne, la Grèce, la Turquie, la Bulgarie et le Portugal.


La Bulgarie est aussi limitée en capacité.


 «L’offre n’est pas inépuisable et le nombre de mois commercialisables est moindre qu’en Tunisie », note Peter Hahn (RIU). « La saison va de mai à la mi-octobre. » La destination ne convient pas pour les vacances au soleil en hiver. Pour Thomas Cook, un pays comme la Macédoine suscite un intérêt supplémentaire, bien qu’elle ne soit pas en bord de mer. Elle offre une atmosphère balnéaire avec le lac d’Ohrid (358 km2). BT Tours parle même d’un intérêt pour la Roumanie.
Mais les destinations ne sont pas toutes substituables aux autres. La Turquie et la Tunisie sont très fortes sur les prix et le all inclusive (tous les repas compris). Une formule moins pratiquée au Portugal, qui est un peu plus cher. Il y a aussi une question de capacité. Même l’Espagne, bien équipée, risque d’afficher complet. Les tours-opérateurs y cherchent dès lors frénétiquement des hôtels supplémentaires. «Nous avons l’avantage de faire partie d’un groupe, TUI, qui possède des chaînes hôtelières, ce qui nous garantit un minimum de capacité», rassure Johan Lauwers, directeur des vacances en avion de Jetair. Quant à la Grèce, elle attire toujours autant de voyageurs mais ne connaît pas de hausse supplémentaire pour le moment « La Grèce avait déjà eu beaucoup de succès l’an passé », commente Florence Bruyère. D’autres destinations plus lointaines comme les Caraïbes et les îles du Cap Vert tentent aussi les voyageurs qui désertent le Maghreb et ses environs.

Pour les réservations, c’est l’industrie touristique entière qui souffre. En Turquie, l’association des hôteliers (Turob) a annoncé une baisse des investissements de 25 % dans l’infrastructure d’hébergement en 2015. Certains hôtels risquent de fermer plutôt que de tourner avec peu de touristes. En Tunisie, la situation est encore plus difficile: de nombreux hôtels ferment. La chaîne RIU, frappée en juin 2015 lors de l’attentat de Sousse, a décidé en janvier de fermer les 10 établissements qu’elle gérait et de quitter le pays.
L’Egypte traverse aussi une longue crise, qui s’est accentuée après l’attentat contre un avion russe en novembre au départ de Charm el-Cheikh. Cet épisode tragique s’inscrit dans une suite de déconvenues qui ont suivi le Printemps arabe de 2011. «Depuis 2011, les touristes ont délaissé le Caire, Louxor et Assouan, car ils ne se sentaient pas en sécurité», expliquait Amani El-Torgoman, membre du board du tourisme égyptien, à l’agence Bloomberg début février. «Le tourisme de plage continuait à bien se porter. Mais c’est aussi touché à présent. Charm el-Cheikh est devenue une ville fantôme, c’est triste.» L’Egypte espère attirer des touristes venus d’Europe centrale. Pour l’hiver, toutefois, le pays attire encore des touristes belges sur des zones balnéaires qui ne sont pas concernées par l’avis défavorable du ministère des Affaires étrangères, comme Hurghada, mais avec un succès plus modéré.

La situation est moins dramatique au Maroc, même si le secteur hôtelier est fébrile depuis l’an dernier. La fréquentation s’est érodée (-1 % environ de janvier à novembre). En 2016, le pays espère compenser la timidité des Français ou des Belges en attirant les Russes qui se détournent de la Turquie et de l’Egypte.

Jean-Luc Hans, président de l’Association belge des tour-opérateurs. Optimiste, le ministre marocain du Tourisme Lahcen Haddad prévoit même une hausse de 3,6 % du nombre de touristes, pour arriver à 10,6 millions de personnes. Il courtise les grands tour-opérateurs russes et négocie la mise en place de liaisons aériennes.

Le prix fait oublier les angoisses

La situation n’est pas désespérée. La Turquie et le Maroc peuvent espérer limiter les dégâts si aucun événement anxiogène ne survient à nouveau. Ils misent pour cela sur la recette habituelle : les promotions. Les voyagistes estiment que la situation turque peut s’améliorer car l’attentat de janvier à Istanbul n’a pas touché des touristes belges et n’a pas trop été mis en avant dans les médias. Le Maroc, lui, n’est pas un abonné aux attentats et a une forte réputation de sécurité. Un effort sur les prix pourrait dès lors estomper les angoisses des candidats au soleil. «En dessous d’un certain tarif, les gens n’ont plus peur », sourit Jean-Luc Hans, de BT Tours.

Car si le voyageur change vite de destination au moindre doute sur la sécurité d’un pays, il y revient facilement s’il est rassuré et caressé dans le sens du portefeuille. C’est la tactique de Ryanair pour les destinations temporairement boudées. La compagnie irlandaise avait ainsi enregistré une baisse des réservations fin 2015 sur le Maroc. Elle a multiplié les petits prix et commence à présent à noter une amélioration. C’est aussi la technique des hôteliers, quitte à rogner sur les marges. « Sur la Turquie, par exemple, il y a maintenant des prix attractifs, des promotions. Il se peut que ce marché fasse au bout du compte un bon résultat », espère Koen van den Bosch (Thomas Cook Belgique).
On comprend aisément ce souhait: même s’ils proposent des alternatives, les voyagistes ont tout à perdre d’une crise du tourisme en Turquie, l’une des premières destinations soleil en Europe. La seule crise tunisienne de 2015 a fait perdre des dizaines de millions d’euros aux groupes Thomas Cook et TUI (Jetair). Tous croisent les doigts pour que la Turquie retrouve la pleine faveur des vacanciers.

LES PRÉCIEUX AVIS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES


D'où viennent les avis publiés par les Affaires étrangères? «Ils sont basés sur des notes envoyées par les ambassades, qui sont les mieux placées pour informer sur la situation de la sécurité du pays, grâce à un bon réseau de contacts», explique Micheal Mareel, porte-parole du SPF Affaires étrangères. L'avis est envoyé au centre de crise du SPF, qui recueille d'autres éléments auprès des desks géographiques et aussi, si nécessaire, de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam), avant d'être publié.
Le processus est accéléré en cas de crise. Dès que l'attentat de Sousse a eu lieu le 26 juin, l'avis est devenu négatif pour les voyages «non essentiels». Ce n'est pas le niveau le plus négatif.
Le SPF déconseille tous les voyages, essentiels ou non, vers une dizaine de pays comme, la Syrie ou l'Irak, l'Afghanistan, le Pakistan, le Burundi, la Somalie ou le Yémen. Comment se fait-il que l'avis sur la Tunisie soit négatif pour les touristes alors que celui émis par la France reste positif? «Ce n'est pas une science exacte, chaque pays décide de l'avis qu'il publie et il arrive que pour une contrée comme la Tunisie, les avis varient d'un pays à l'autre», continue Michael Moreel. Les avis peuvent être mis à jour à tout moment, il n'y a pas de périodicité fixe. «Si l'ambassade estime qu'il faudrait adapter la recommandation, elle peut le proposer.» Les Affaires étrangères conseillent à tous les voyageurs belges, où qu'ils aillent, même en Europe, de s'inscrire sur le site Travelonline. Car en cas de crise ou de désastre dans le pays visité, le ministère n'est pas du tout au courant du nombre et de l'identité des Belges qui pourraient s'y trouver. «Hormis les personnes inscrites à l'ambassade, nous n'avons aucune information.»

D'où la mise en place de ce site gratuit, où le voyageur est invité à indiquer une personne' de contact en Belgique. https://travellersonline. diplomatie.be/ http: //diplomatie. belgium.be/fr/