samedi 11 février 2012

La Tunisie face au marché libyen


Gros plan sur le marché libyen
La course aux contrats est déjà lancée depuis longtemps, beaucoup d’investisseurs étrangers ont déjà pris contact avec les représentants du Conseil National de Transition.
Qui va profiter ? 




Les lacunes des entreprises tunisienne

Les entreprises tunisiennes sont appelées à se regrouper avec d’autres entreprises libyenne pour pouvoir obtenir une part du marché selon les déclaration des responsables du secteur. Les participants en janvier a une conférence a Tunis ont même proposé d’établir un partenariat entre les entrepreneurs tunisiens et leurs homologues libyens en vue de créer des holdings pour être en mesure de concurrencer les firmes internationales qui ont de plus grandes chances de remporter les marchés proposés. 

Puis des intervenant au fil du temps sont venu en Tunisie proposé des partenariat tuniso-libyo-turc, puis ca été un partenariat tuniso-libyo-français, pour remporter des marchés. Chaque mois des nouveau partenariat font surface, c'est un peu comme ci les autres se trouve dans la même situation que les entreprises tunisienne 

J'ai aussi noté durant les réunions que certains entrepreneurs n’ont pas une idée sur les mécanismes juridiques et de la réglementation en vigueur en Libye relative aux marchés du BTP. Ca ma fait beaucoup rigolé, ca montre le niveau de professionnalisme de certain tunisien.

Les entreprises demande aussi une veille et un suivi des nouvelles lois qui devrait être assurés par les autorités compétentes par ce que le secteur est incapable de prendre une initiative et na pas les moyens humain et ni les connaissance, alors ceux-ci compte sur l’état pour tout faire. Ce que les entreprises oublie c'est que l'etat na ni les compétences et ni la volonté de faire un travail qui reviendrais au entreprises de le faire.

Certains représentants des bureaux d’études tunisiens estiment qu’ils ne disposent pas d’informations suffisantes au sujet du marché libyen du BTP et exigent la mise en place d’une base de données comportant au moins les coordonnées de tous les donneurs d’ordre libyens dans le secteur en vue de les contacter et de discuter avec eux en vue d’obtenir éventuellement une part des marchés proposés. Contrairement aux entreprises occidental qui elles ont les connaissances et les moyens humains, chez nous sommes encore l’ère de la préhistoire dans nos entreprises tunisienne. Certain homme d'affaire sont pret a payer 500000 euro pour une villa, mais investir dans le capital humain il ne sont pas encore pret a franchir le pas.

Certaine entreprise tunisienne pense aussi qu'elle vont  pouvoir obtenir des contrats par ce que les libyens préfèrent employer des travailleurs tunisiens qui peuvent entrer dans le pays sans visa contrairement à d’autres nationalités. Bref beaucoup croie au pere noel en Libye.

Un intervenant a fait remarqué que le secteur du bâtiment et des travaux publics devrais se mettre à niveau avant qu'il ne soit trop tard. Cette mise à niveau doit concerner toutes les composantes humaines, matérielles et immatérielles du secteur et vise notamment, à augmenter l’efficacité et la productivité d’un  secteur. 

La libye d'aujourd'hui n'est plus celle d'hier

La Tunisie qui a soutenu la Libye durant toute la période de la révolution est censée être la première à participer à l'effort de reconstruction du pays, mais dans les faits il n'en n'ai rien. Mais sera t'elle l'exploité pour faire du business, rien n'est moins sur ... Ont voit bien qu'il y a deux culture et deux mentalité différente et qu'elle ne se mélange pas dans les affaires !

Parmi les lacunes dans les entreprises tunisienne, il a le manque de flexibilité des procédures administratives, notamment au niveau des structures financières et douanières, ainsi que le problème du cadre législatif libyen conçu par l'ancien régime. En effet ce cadre permet au partenaire étranger de détenir un quota du capital allant jusqu'au 65% en cas de réalisation d'un projet sur le territoire libyen. Cela est inadmissible pour les libyens d'aujourd'hui.

Les projets qui se mettront en place doivent s'adapter aux politiques de la nouvelle Libye et s'inscrire dans le cadre du développement durable, tout en favorisant la création d'emplois au profit des libyens et non plus a la main d’œuvre étrangère tunisienne. De plus il devra y avoir un transfert de savoir pour la Libye.

Le gouvernement libyen cherche actuellement à développer sa propre industrie, à renforcer son économie et à booster le savoir-faire de ses compétences humaines et veut faire participé tous les libyens dans la restructuration de leur pays. Il n'est plus question d’être un pays d'assisté comme sous Kadahfi.

Les libyen ne veulent plus rester être des consommateur passif des produits étranger qui rentre dans le pays. Par contre les responsables libyens veulent de fonder de véritables relations de collaboration en offrant des potentialités énormes d'investissement à condition d'un transfert de savoir et savoir-faire pour l'aider à se reconstruire et à créer la nouvelle Libye. Et cela est légitime pour un pays.

Et puis au nombre des facteurs institutionnels, figure en bonne place dans la décision en Libye de séparer l’économique du politique, d’ouvrir son marché et de le soumettre à la loi de l’offre et de la demande.

En conséquence les libyens ont évoluer, sont devenu plus intelligent et ne laisseront pas leurs pays en déclin en acceptant le premier venu avec leurs banane.


Strategie tunisienne en Libye 

En Libye les hommes d’affaires tunisiens sont mal encadré et présentent leurs savoir-faire, services et produits en rangs dispersés en courant a gauche a droite comme des fourmis. La centrale patronale, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) manœuvre à Tripoli tandis que les riveaux, la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), multiplie ses missions vers la future capitale économique a Benghazi. 

La nouvelle administration libyenne qui est peu expérimentée et fort gênée par cet guerre patronal, essaie de satisfaire tout le monde en faisant le grand écart entre l’est et l’ouest libyens.

Il est a relevé que les deux organisations patronales tout autant que les structures d’appui (CEPEX entre autres) et le nouveau gouvernement sont parfaitement conscients de cette compétition et ne s’emploient pas a y remédier a l'heure actuel. 

La CONECT via son président, Tarek Chérif, recommande aux entreprises tunisiennes de valoriser au plus vite le capital sympathie dont jouissent les Tunisiens en Libye et d’être les premiers sur le terrain. Il s’agit d’exploiter le timing de sympathie pendant qu'il en n'est encore temps. En clair le temps joue contre les entreprises tunisienne.


Tarek Cherif, president de la Conect


Habib Hammami, responsable du Centre de promotion des exportations (CEPEX) à Benghazi (Libye), suggère aux hommes d’affaires tunisiens d’explorer le marché de l’Est de la Libye qui a été marginalisé par l’ancien régime de Kadhafi. Selon le CEPEX c'est un débouché porteur pour les produits et services tunisiens. Dans cette perspective, il recommande la mise en place de la logistique requise pour permettre aux exportateurs tunisiens de vendre et d’opérer directement à Benghazi sans passer par Tripoli, invitant les privés tunisiens à investir dans le transport maritime entre les grandes villes tunisiennes et Benghazi et à intensifier l’exportation des services à haute valeur (services de santé, ingénierie…). Au final c'est un peu comme si il existait une région indépendante en Libye, et que les responsables de Benghazi prenne des décisions en invitant les entreprises a utilisé la voie maritime plutot que la route.

Les cadres des entreprises tunisiennes et des bureaux d’études ont intérêt également à perfectionner leur anglais, car a l'heure actuel les responsable sont ignorant dans la langue anglaise tant écrit que oral. Des sessions de formation pourrait être organisées si quelqu’un le juge utile en Tunisie ?

A l'heure actuel ont remarque que certains entrepreneurs tunisien qui compte obtenir des marchés ne se déplace meme pas sur les lieux en vue de sonder le terrain et d’effectuer les contacts d’usage leurs permettant d’être près des donneurs d’ordre s'il veut obtenir un morceau du gâteau. Beaucoup de visiteur ont aussi remarqué qu'il y avais plus de Turc en Libye que de tunisien, ca laisse plus d'un pantois ! 

Conclusion

Il est temps pour les Tunisiens de dépasser le stade des échanges commerciaux et la perception de la Libye comme un filon d’emplois pour eux. La conquête du marché libyen ne sera pas hélas à portée de main du premier venu. Cela s’annonce même comme une rude besogne ou seul le meilleur gagne. Moi meme j'avais des préjugé sur les dirigeant libyen, je pensais que tout étais acquis au premier venu qui prendrais contact, mais apparemment les libyen d'aujourd'hui ont bien changé et plus instruit que les anciens. Contrairement aux tunisiens, les libyens sont réalistes. 
Pourquoi les tunisiens demandent-ils un traitement special ? Pour avoir exporté de la la farine, de l'eau, des oeufs ? Les libyens ont raison de dire: la Libye d'abord