lundi 13 février 2012

Le Gouvernement n'a aucune vision du web en Tunisie

Apres le TechDays tunisien qui vient de se terminé, s’articulant autour du thème du Cloud Computing qui sait déroulé au Palais des congrès, la Tunisie ne se tourne pas plus vers les nouvelles technologies. L'évolution concerne seulement une minorité dans le domaine des entreprises, des acteurs privé.

Le techdays est supposé être la preuve irréfutable d’une Tunisie 2.0 dans une  approche d’innovation technologique. Mais en parallèle a cet évènement, plusieurs questions restent sans réponses. Par exemple en ce qui concerne la securité juridique des informations sur des serveurs tunisien, quand ont sait que le pays est corrompus et que la justice fonctionne avec des billets de banque ont n'est en droit de se posé des questions. Cela est un des sujet qui n'a pas été abordé, puisque le but est de commercialisé une offre sans une analyse des risques.

Vidéo Tech Days

video



Les promesses virtuel du gouvernement tunisien

Le site officiel du gouvernement Tunisien a mis en ligne il y a quelques temps la charte de l’Administration électronique.
Retraçant l’historique de l’internet gouvernemental, cette charte expose le plan d’action du gouvernement afin de faciliter l’accès virtuel des services de l’Etat, et promet entre autre :

Le développement de nouveaux services en ligne

L'objectif est d'aboutir progressivement pour chaque secteur à un catalogue de services à mettre en ligne en prenant compte lors de conception de ces services les éléments suivants :
·         Ré-ingénierie de la procédure.
·         Analyse de la valeur et détermination du retour sur investissement.
·         Répondre aux besoins des utilisateurs. « 

Les politiques nous ont habitué aux belles paroles, mais pas encore aux gestes qui vont avec, et malgré cette charte truffée de promesses, il suffit de surfer un peu sur la toile gouvernementale pour comprendre que le geste n’a pas encore joint la parole.

Disparition mystérieuse de sites tunisiens

Beaucoup de sites appartenant au gouvernement tunisien disparaissent, sans explication apparente, de la toile tunisienne. En voici quelques exemples :

 - La disparition la plus ironique est, sans nul doute, celle du portail:
www.tunisie.com
Longtemps reconnu comme un site officiel, où se concentraient tous types d’informations (sport/tourisme/politique, etc.)
Aujourd’hui, le site a été délaissé au profit d’un entrepreneur français qui offre les services d’une agence de voyage française.
A l’image de la politique, tunisie.com est dirigé par un individu en France.

- www.Tunisiaonline.com était la source officielle d’informations en anglais concernant la Tunisie.
Ce site a également disparu de la toile. Le rapprochement de notre gouvernement avec certains pays à tendances anglophones et la fermeture de ce site représentent un paradoxe inconcevable.

- www.sicad.gov.tn fut le site d’Administration à distance du gouvernement tunisien. Ce site supposé renseigner les internautes sur les procédures des démarches administratives a aussi fermé ses portes.
Serait ce une autre preuve, cette fois-ci virtuelle, du fameux laisser-aller des administrations tunisiennes ?
La liste des sites portés disparus est longue. Nous nous en tiendrons à ces exemples.

Les pages d’accueil manquent d’hospitalité

La charte graphique des sites gouvernementaux, nous rappellera les sites web étrangers du début des années 2000 avec un design pour le moins pourri, et des liens corrompus digne du moyen age. Les sites web gouvernementaux manquent cruellement de créativité et attirent très peu les citoyens tunisiens, qui préfèrent aller se renseigner auprès des sites privés.
Les actualités relatées sont souvent périmées et ne sont d’aucune pertinence pour l’internaute. De quoi se demander si les fonctionnaires qui remplissent les cafés durant la semaine font réellement leur boulot.

Ce qu’il faut rappeler, c’est que la révolution tunisienne s’est faite à travers les technologies 2.0. Le gouvernement n’a pas pu faire face à une révolte qui a d’abord eu lieu sur le net. Car un internaute tunisien maitrise les bases d’internet, et sait même comment installer un Proxy, le gouvernement a été pris au dépourvu et dépassé par les évènements du 14 janvier.

Le schéma n’a pas encore changé après la révolution. Le gouvernement est toujours connecté à internet par un modem 56K quand les internautes tunisiens sont déjà à plusieurs Mégas. A cet vitesse, dans 100 ans ont aura evolué sur le net quand d'autre surferont sur la galaxie du web a vitesse de la fibre optique.

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